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de septembre et d'octobre, et d'avril jusqu'à la fin d'août, quand le Collège se réunissait devant la Halle, comme aussi d'aller jouer à St-Donatien après la prière du soir '. Déjà au XV« siècle, en temps de foire, les Ménestrels de la Ville allaient jouer à St-Donatien, après le Salve, et donnaient l'aubade à la Vierge des Halles ^ Une tribune pour Ménestrels existait dans la grande salle de l'Hôtel de Ville ^. L'on connaît celle des Halles, désignée déjà dans un texte de 1467 4.

Les Ménestrels de la Ville étaient souvent appelés au dehors, à l'occasion de processions et autres festivités. Nous en avons des exemples pour Oudenburg (fin XV« siècle), pour Middelburg (1483) etc ^ On les conviait à St-Sauveur, à l'occasion de la fête de St Eloi ^

Les trompes du chef-homme de la bourgeoisie étaient en argent ' ; les trompettes de la Ville étaient faites du même métal '. Ces instruments étaient ornés de pennons, souvent en soie, blasonnés aux armes de la Ville '. En 1544, le métier des fabricants de chandelles vendait, à cause de l'insuffisance des revenus de la corporation, deux trompettes en argent, et deux clairons dont nous aurons à dire un mot plus loin. En i56o. la même corporation décide d'acquérir trois nouvelles trompettes en argent '°.

* Nos princes et les grands seigneurs avaient des ménestrels attachés à leur service : notamment Louis de Maie ", les Ducs et les Duchesses de Bourgogne ". Charles le Téméraire avait un harpiste, Maximilien avait des joueurs de luth (luteslares). Dès la fin du XIV'^ siècle, nous voyons signaler les trompettes du Comte de St-Poi, les pipers des sires de Ghistelles et de Halevvyn '•'.

Il existait une tribune pour Ménestrels tout en haut de la grosse tour de la Cour du Prince '". L'une des tourelles de Gruuthuse semble aménagée pour y placer des pipers. On y joue encore, de temps en temps des sonneries de trompettes. La tourelle de l'Hôtel Bladelin, et d'autres encore '-^ pouvaient offrir une place aux Ménestrels, dans leur galerie (vooie) au pied de la toiture.

* L'organographie ancienne a réalisé de grands progrès depuis une trentaine d'années 'ô. Des savants, comme M. Victor Mahillon, conservateur du Musée instrumental du Conservatoire royal de Bruxelles, se sont appliqués à faire sonner les vieux instruments ; et, les lois de l'acoustique étant immuables, les données vagues ou fausses des musicologues d'autrefois sont remplacées de nos jours, par des notions claires et exactes '<. C'est en faisant usage de ces découvertes que nous essayerons d'identifier les instruments dont parlent nos documents brugeois.

I. Commençons par la fanfare. L'on conserve au Musée de Gruuthuse deux custodes des trompettes de la Ville '*, recouvertes en cuir gravé, portant les armes de la ville tenues par l'ours et le millésime ib'rî. L'intérieur est divisé en quatre cases

I. A.-V, Risohttiib.^ 8 sept. i583 : « Dat ai ^ït£stichfeiii:k met lydeliens van liancksegghyHghe ettde aiidcrt godiielicke ende sîichhliche muzycke.-^ ■— Des concerts de tioiupettes tliébaines, du haut du Betïioi avec accompagnement du carillon et du Bourdon ont été inaugurés, eu T906, sous la direction de M. Aug. Reyiis. ^ 2. Ceci rectifie ce qui est dit, p. 288, ligne 5; clr. AE, xi. 64. ^ 3. I, vi. 483-, AE. xx. 58. ^ 4. I. v. 628. ^ i. Fkvs et van DE Casibhlh, Hist. d'Oiideub., i. 621 ; AE. xx. 64. ^ 6. A A Sl-Sauveur, c. 140g. ^ 7. Textes ijçS-qç, 1421-22 : I, iv. 460. 466. ^8. Texte de ij3j 34,1,11.4^6; 1436, AA. Groencnb.k, fol. 25?. *q. Texte de 1010, AE, xx. 62. ^ 10. AE. xx. 5q 60.* 11. Beigisch Muséum, vil. 439 ; AE, xxui. 2i5. ^ 12. I, II. 173 ; m. 118. jfc i3. I. m 401 ; iv. 464-65. ^ 14. Voir grav., p. 63. ^ i5. Voir la carte de Marc Ulieeiaerts. ^ 16. Nos meilleurs auteurs ne se gènenl pas de confondre les instruments les plus disparates. Wlot.LZT'LE-Duc ( Dt'et. raisoHttt du »iobt7ify /'raturais, li, 266)dit, par exemple, que la douzaine (discant-scaimrij est, d'apiês les uns, une espèce de FKite; d'après d'autres une vielle ou viole. 11 en dit d'autres I Ailleurs on voit interpréter /«««/«jpar trompettes et /ï^eis par nacaire (I, IV. 464). Celui qui prend l'iiarmoiiie pour les timbales n'est assurément pas né clief d'orchestre. ^17. Voir surtout: Victor IIahillon, Catalogue du Musée instiujnental du Consetvaiuire toyal de Bruxelles (3 vol. parus, un 4"* est sous presse); œuvre réellement savante, donnant des notions dûiuent contrôlées sur les anciens agents sonores. ^ 18. Des custodes furent aclietéei en 1481 et 1484, AE. xx, 58.

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coniques, apparentes aussi à l'extéiieur. Chaque case a une profondeur de 0.60 à 0.62. Le diamètre supérieur de la grande case est deo.i25; celui des deux autres. o.oyS;

La dentelliè.e tlamnnHe Cliché de VOfficc Ht, r.wai7(SUiiistère du ri

idilslr.e et du Travail).

celui de la petite, o.o35. Chacune de ces custodes contenait autrefois une trompette droite, séparée en plusieurs parties. Le petit compartiment était destiné à recevoir

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l'embouchuie; le grand, au pavillon; les deux moyens, aux parties cylindriques. Ces deiniéies parties étaient réunies au moyen de deux boules ; de là la forme renflée vers le haut, des cases correspondantes. C'est à l'obligeance de M. Victor Mahillon que nous devons ridentiticdiion des instruments que les custodes de Gruutluise ont un jour renk-rmées: nous tenons à l'en remercier. La longueur totale de ces trompettes droites pourrait donc être o.Oo m. X 4 =-^ 2.40 m. — La longueur pratique de la trompette en fa^ étant 1.871, celle de la trompette en rc^ sera 1.871 X (V2 ) " = 2.225; et

la trompette en ut ^ aura 1.871 "^ (V2 ) "^ "^ 2.497. Tenant compte des variations provoquées par la perce et le diapason, on voit qu'il s'agit de la trompette en ré ou en ut, liiistrument de grande envergure, que Jean-Sébastien Bach l'ait monter jusqu'au son 18 et Fraetorius ■ jusqu'au son 21. Evidemment, les trompettes droites de la Ville de Bruges pouvaient être plus anciennes que, leurs étuis. Nous voyons ce noble insiiument paraître dans nos documents vers i333 ^ On en construisit même en argent '.

Ce qui est plus curieux, c'est l'ancienneté de la trompette, telle que nous la connaissons aujourd'hui, ployée en trois branches parallèles. M. MahiUon ■• combat l'opinion courante, qui attribue cette invention au français Maurin, vivant sous le règne de Louis XII (i4q8-i5i5). 11 cite à l'appui de son opinion les bas-reliefs de Lucca délia Robbia, mort en 1482 (Musée du Bargello, a Florence). Nous ajouterons qu'a côté de trompettes droites, nous rencontrons la forme actuelle dans le triptyque de Najeia (Musée d'Anvers) attribué à Memlinc, qui mourut en 1494; qu'à côié de trompettes droites et d'autres, recourbées de diverses façons, nous trouvons également la lorme usitée de nos jours, dans les Cronicques et conqueste^ de Charhmaine, enluminées par Jean le Tavernier d'Audenarde, en 1460 '.

Un signal de trompette s'appelait trompetslag, au X1V'= et au XN'"" siècle"; tandis que, au XV1= siècle on dit: uachtsche trompetstekers der Haile '.

En Flandre, la trompe est plus ancienne que la trompette. La trompe est plus conique que celle-ci et elle est beaucoup moins longue. Les planches insérées dans notre ouvrage On^e Helden van i3o2 * nous la montrent telle qu'elle était à Gand, dans le second quart du XIV"^ siècle. On y voit tantôt le trompere, marchant à la tête de la corporation des bouchers (pi. V) ; tantôt, avec deux trompers, un troisième musicien qui semble un trompette (pi. IV) ou un piper {pi. V, n» 4, ce dernier fruste). Ces trompes ne peuvent mesurer qu'une cinquantaine de centimètres. Si l'on songe que la longueur théorique de nos clairons d'ordonnance est 1.475 m., on conçoit que des tubes aussi courts que ceux des trompes du moyen âge ne pouvaient guère émettre que deux ou trois sons. La faible résonnance harmonique de la trompe était plus que suffisante pour l'otlice qu'elle avait à remplir. Les comptes de la Ville nous apprennent, dès le commencement du XIV siècle, que la trompe servait à donner le signal, du haut du Beffroi, pour l'ouverture du Marché et de la Foire, pour l'annonce des fêtes. Nos bandes militaires et les cortèges, même solennels, étaient conduits au son de la trompe. Loin d'être des instruments d'artiste, ils ne servent généralement qu à produire un seul son, soit en

I. Dtorganogtathia. ■Wolftciibuttel, iûi8. ^ 2. AA, r. i333-34. fol. 88 v. ^ .î. Voir plus haut p. 40K. ^ 4. /.„ tiompttte: son lihMrt, sa Illicite, sn consiriiclion, fp. 23-24. ^ 5. Bibl. loy. île Hclg., sect. des Mss. 11" po66-68 ; édité en 1009. par le R. P. J. Van den Glieyn, S. J., Unix., Vromnnt; voir pi. 36, 3?, ib, yi, 76, 9S. ^ 6 Tyoniftls!arr(tln. i382); trompel Uaen i.iiiiy.Jacoli va» deitZande... iifrom/'ets/ngtf keiùifug^nciiac/iler tltslec^e{Jl,^(,]■^ T. V,Hi.^ 8. Edit. 1902. pl.nnrlics, el pp. 546-0. Sur les Fresque» de la l.eiigenneU, voir Ylf. VlCNB, Recherches sur tes métiers gniiioit . et Hrrman van Dlïsii, dans les Annales de Ai Soc. d Hisl. el d'archèol de Gand, III (1808) 41-132.

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noies répétées, soit en tenues, dans le but de donner un signal. De nos jours encore le verbe trompen s'emploie dans le même sens. Combien de t'ois, dans mon enfance, n'ai-je pas entendu les veilleurs annoncer du Beffroi, à coup de trompe, les incendies : et les boulangers nous avertir par la trompe que les Itecibi oodjes sortaient du tour '. J'ai ici une de ces trompes de boulanger. Elle est conique, recourbée et mesure o.5o m.

Vers iiSo les trompettes commencent a figurer, à côté des tiompes, dans nos e.vpédiiions guerrières. Celles-ci apparaissent encore jusque vers 1436. En 1404, quatre trompers, s\\ pipei s tl àtux trompetten se trouvent à la porte de Ste-f>roi.\, lois de l'entrée du Duc. D'après le compte de 1434 55, trompers etide claroenen saluent la Duchesse du haut du Beffroi ; et trompetten ende claretieu, vont à la porte de la ville, saluer le Duc -; en 1544, les fabricants de chandelles vendaient leur deux trompettes en argent pesant ensemble 8 marcs, 2 onces et 2 engelschen et leurs deux clairons en argent, pesant ensemble 4 marcs, .•> onces ■'. Le poids des claroenen dépasse légèrement la moitié de celui des trompettes. Ceci ferait supposer que la longueur du claïuen se rapprochait davantage de celle de nos claiions u'ordonnance, tandis que le tube de la trompette était beaucoup plus long.

2. Souvent, au XIV"^ et au X.\/<^ siècle, deux tiompers sont accompagnés ^i'unpipej- ■», nommé aussi blaser, dans nos te.vtes, vers 1840 ■\ Four exprimer leur action, on dit irumpeii eiide pipen, trompten enae pepen. Douze aussi des premiers sont accompagnés de six ou de trois des derniers. Au compte de 1404-5, je vois six pipers s'adjoindre aux deux trompetten et quatre trompers, qui vont recevoir Jean sans peur, lors de sa joyeuse entrée. Lts pipers constituent les bandes d'harmonie de l'époque; mais, tandis que le groupe principal de nos corps d'harmonie actuels est formé par les clarinettes, instruments à anche battante et perce cylindrique, une bande de f^ipers comptait comme élément premier, la famille des Scalmeien. La Scalemej'de était connue à Bruges avant i35o, car le maître d'école brugeois dont le glossaire a été publié par Michelant ", la nomme et la traduit en roman par le mot Chalemie. A la joute de l'Epinette, tenue à Lille (1482-3), les Ménestrels delà ville de Bruges formaient un corps de deux trompettes, trois scalmeien, quatre clairons et deux tambourins ". Afin d'éviter la confusion, nous nous abstenons de traduire le mot. Bien que les noms scalmei et chalumeau dérivent tous les deux du latin calamus (roseau), ils ne désignent pas les mêmes instruments. Le chalumeau français associait l'anche battante à un tube cylindrique. L'invention de la clé quintoyante l'a transforme en clarinette. La scalmei est à perce conique et anche double, comme notre hautbois, dont elle est la devancière. Elle peut donc octavier. On la construisait dans toutes les dimensions. Les iiuuvidus graves de la famille portaient le nom de bombardes *. En Français la Scalmei soprano s'appelait douçaine'^: l'on en acheta quatre à Bruges, en 1426, pour les envoyer au marquis de Ferrare "".

Outre les scalmeien, les anciennes bandes d'harmonie comprenaient encore d'autres instruments à vent, comme la dùte, le cromorne, le cornet à bouquin, etc. La flùie, connue

I. Herb,oodl,o,nfe„ ou tuiltii ; ]JB Uo, (C; Y.. iJiolicon, voc. tkelbrood. * 2. 1, v. .i;5. .vo. * 3

. AE, .X, .^0. s

joueur de pel.le flûle, a uu sens plus ,est,ei„t que ///>«-.* 5. AA. ce. .3.i6 à i.î^o, /«^«m. * 6. /,,

■/hne ilfsmtst

gués français-flamands composés uu XIV siècle par un maître d école de k ville ue Biuges, t>.iris

, Iross, i»75. N

nons une' édition plus correcte de cet impoitunt ouvrage. Cfr. aussi le Roman .iu Keiiai.l. ^ 7-

AA-, c. I^82-3,

^ S. Je ne trouve Bombai e lians nos comptes que pour désigner une pièce liailillene; mais l'instruui

leiit de musique

aBtuges, avant i35o. Voir SIICKKUNT.I. c. ^ o. Doucheiuru = Douclmiiies. ll.cilELANT. 1. c ,J(. lo

., .t/e-sas- !C. Il

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à Biiiges avant i35o ', apparaît dans nos documents à partir de 1426: quatre /7e«/ei, achetées à Bruges, en 1^26, Jleutes d'ivoire, fabriquées à Gand, en 1467; spelen vp de /leute, leçons données à Bruges, en 1485 '. Parfois un même exécutant faisait résonner deux tuyaux à la fois: un gantois aveugle vient jouer à notre foire, en 1457, sur les doubles fleiites '. En ce cas, l'instrument était formé d'une seule pièce, dans laquelle étaient forés parallèlement deux conduits, munis chacun d'une bouche biseautée et de trous latéraux, et les deux tubes étaient alimentés par un tuyau d'insufflation unique. Mais que faut-il entendre par riethoonieii ? On parle déjà des pennons qui les ornaient, au compte de 1341-42 t. En 1379, à côté de deux trompers, je \.ro\x\e. j . persoon metj. 1 iedhoorne ; en 1406-7, avec douze trompers, l'on voit marcher trois compagnons pipers metten > ietlworue ; en 1414-15, deux trompers metten riethoorne conduisent la Gilde du jeune serment, dans la procession du St Sang '\ Le mot se compose de tiet (anche) et hoorji, qui fait supposer un tuyau recourbé. Tout porte donc à croire qu'il s'agit du Kromhoorn. Le cromorne ou tournebout était à perce cylindrique et anche double recouverte par une capsule. Il ne pouvait faire qu'un nombre de sons égal à celui des trous dont le tuyau était percé latéralement, plus un, soit en moyenne huit ou neuf.

Les cornetten ou cornets à bouquin, en Allemand Zinkeii, bien que construits en bois et munis d'ouvertures latérales, se jouaient au moyen d'une embouchure. On sait que la sonorité des instruments à vent est indépendante de la matière qui entre dans la construction du tube. Le cornet à bouquin apparaît pour la dernière fois à l'orchestre dans VOrfeo de Gluck (Vienne, 1762). En 1476-77, nos six cornetten vaii de poorterye marchent avec quatre trompettes et deux clairons ^.

3. Van Maerlant, en ses diverses œuvres (fin XII1'= siècle), nous révèle l'usage de plusieurs instruments à cordes. D'abord, ceux à archet : vedel, la vielle à archet ; gliighe, ainsi appelée, par dérision, à cause de la forme de sa caisse de résonnance, en gigot ; rebien, rebecs. Ensuite ceux à cordes, soit princées, soit percutées au moyen d'un plectre : herpen, harpes ; litten, lullis ; gtiiterueii. guitares ; salterieii ou soutetien, psaliérions ; monocorden, monocordes. Enfin, à roue : la sinfonie, que nous appelons encore liere (la vielle à roue). 11 mentionne, comme instruments à percussion : acaren, nacaires ou timbales, et lympanon, tambour. Tous ces organes musicaux sont parfaitement connus aujourd'hui. 11 cite encore trois instruments difficiles à identifier : clioren, pleien, et sumbees. Le premier est-il le chorus représenté par Praetorius ' ?

Le Livre des mestiers, écrit par un maître d'école brugeois, antérieur à i35o * cite les instruments suivants ° : Rebeben (rebèbes), herpen (herpès), ghitteernen (ghisternes), salterien [saherions], chiphonien (chiphonies), nacairen (nacaires).

Il parle du vedelare (viellerres) et du ghitlernere (giiisterneur). Il mentionne aussi les cornemusen, qu'il traduit par muses.

Nous avons les tambourinen, au compte de 1482-83 '°.

XVf siècle. (Cliché du Bulletin de!

.Miliirs dnitj.

« 8. Ml,

I. 220 : AE, xr. 5o. ^ 3. Cl. Messager, I. ( V. ^ 7. Theahu?n itishiimentonirtt, pi.

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Nos sculptures 'du XIV^ et du XV« siècle nous fournissent des représentations de beaucoup de ces instruments.

* Nous avions en \iq<:) un orghelmalcere du nom de Walter, qui plaça des orgues {pro organis) aux Halles '. La facture d'orgue était un petit métier bourgeois, vers 1435. Nous connaissons une saltennakighe, en iSoy''. Parmi nos batteurs de cuivre, il y avait, au XV« siècle, des fabricants de trompettes ^. Louis Willay fournit, en 1426, quatre grands instruments de ménestrels, quatre douchaines et quatre fleutes, avec leurs étuis en cuir et leurs coffres. Il s'agit d'un présent que le duc de Bouigogne voulait envoyer au Marquis de Ferrare =.

* Nos Maîtres de ciiant (Sitccentor, à St- Donatien, appelés Phouasciis depuis la première moitié du XVI 1« siècle), furent souvent des artisies de valeur". Nous signalons ceu.»: dont les compositions sont le plus connues, dans le monde musical. Un grand nombre de ces artistes étaient prêtres. La date que nous mettons entre parenthèse apiés les no'ns. sans rien ajouter, est celle de la nominaiion de Maître de chant, à Si- Donatien, à Bruges ; nous ajoutons un mot quind il s'agit d'une autre église. Citons : Thomjs Fabri (141 1) ; Pierre Basin(i465); Alain de Giooie. le vieux (1475) ; l'illustre maître Jacques Obrecht (1485), auteur d'un nombre considérable d'œuvres remarquables, que le chapitre tenait en si haute estime qu'il lui donna place dans les hautes stalles ; originaire, croit-on, d'Utrecht, il visita l'Italie, fut maître de chapelle de N.-D. d'Anvers et mourut à Ferrare, en i5o5 ; — Jérôme de Clibano (1491), de Bois-le-Duc, qui partit pour Anvers et de là pour l'Espagne, comme chantre de la Chapelle de Philippe le beau ; — Jean Cordier (1497), de Bruges, ténoriste de la chapelle papale, que Maximilien appela dans sa Maîtrise, qui passa comme chantre chez le Duc de Milan, et mourut chanoine de Si- Donatien, où il fut enterré sous une dalle incrustée de cuivre ^ ; — Antoine de Rycke {le Riche, Dii'itis, Daviti^ et Davil^ (i5oi), qui figure plus tard dans les maîtrises de plusieurs cours, et qui fut un des conirapontistes distingués de son époque, apprécié même à la Chapelle Sixtine ; — Pierre de Raedt (1414 17, à N.-D.; i 520- (323, à St-Donatien etc.) ; — Wu]{ard {Lttptis) Hellynck, fils de Jean >*, clerc du diocèse d'Utrecht, arrivé à Bruges comme Choral de St-Donatien, en i5o6, devenu virgifer du chœur, en i5i3 ; ordonné prêtre, il devint clerc installé, en i5ig; Phnnascus à N.-D, en iSai, et Succentor à St-Donatien (i523j jusqu'à sa mort, le 4 janvier 1 540 (n. s.), date à laquelle le secrétaire du chapitre l'appelle princeps musicorum. On peut lui attribuer avec certitude les nombreuses compositions connues sous le nom complet de ce maître si habile ou sous celui de Lupus, Lupi tout court ; — Jean de Hollande, maître de chant à St-Sauveur, en i33o, puis à St-Donatien 11541), compositeur réputé; — Jacques Clément (1344), <3"' ^*' peut-être le célèbre Clemeus non papa, lequel portait aussi le prénom de Jacques ; — Antoine Ga\\\. phonascus. à N.-D., à ce que l'on croit, de i532à 34, maître de chant à St-Sauveur, en 1 542 (?) et à St- Donatien {1 545-1550), qui jouissait de réputation, de son vivant, même en Allemagne ; — Florent Villain (i55o), qui devint maître de chant à la Cathédrale de Tournai, en i555; — Nicolas Conradi (i556) etc. Cette énumération de maîtres, qui ont tous laissé des com-

I. Voir au Musée arcliéoluiïiqiie. ^ 2. IJ, *3. IJ, 293.^4. I, VI. 491: AE, «X. S?.* 5. .1; chant Jt St-Donaiien, par M. Is diaii. De Schkkvei p/tisches Quetlen-Lexikon, 10 vol., Leipzig, 1900-: La Musique aux Pays-Bas. ^ 7. Cfr. Gaill , Jii rectifications de M. le chan. Dk Schkevsl, AE, x:

faut pas traduiri

! organis pdr ca

■yiHon.

Voir

■plus

haut, p. 407.

s kist.. :858, ;

lia.

Voir AE, X

iivir. Les maîtres de

i7-l42; IXII. I

3, etc.

Robert Ei

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