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VOM

X toutefois les

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positions appréciées, prouve à quelle hauieiir se trouvait la musique saciée. à Bruges, surtout à l'époque de splendeur de la grande école de la polyplnonie classique.

11 y a encore, parmi les Cantores de l'église collégiale de St Sauveur: Nicaise de Brauwer, que le Magistrat chargea, en 1483, de composer des motets à exécuter par les Ménestrels de la Ville'; Antoine Busnois, décédé en 1492, théoricien consommé et compositeur appiécié; — Philippe Rogerie. qu'on suppose être l'artiste de ce nom, qui devint maître de chant de Philippe II; — Jacques de Ruel.x (i536)^; — .lean Cambier (1548); — Simon Cardon {\bbi)\ — le célèbre André Pevernage. de Harelbeke, qui ne passa à St-Sauveur que quelques mois, en i563, pour aller à N.-l). d'Anvers, où il mourut, en iDpi.

Notons encore Marc Houterman. décédé à Rome, en 1 377, et qui se Ht une grande réputation. Jean Luenis, surnommé Apollo, qui laissa un recutil d'ours de carillon *'.

Bruges était au XVI^ siècle un grand centre artistique, pour les contreponlistes. Ils y venaient consolider letir renommée et s'élançaient d'ici, vers de biil lantes carrières. Adrien Willaert, déjà célèbre en i5i8. Maître de chapelle de St-Marc. à Venise, de 1527 jusqu'à sa mort (1362), le fondateur de la célèbre Kcole de Venise, fut, de l'avis d'Eitner, le prcnini ncci l.indais à unir la douceur et l'apiiiude mélodique des voix italiennes avec la science de contiepoiiit des néerlandais. Pouvons-nous revendiquer riioiiiieur de l'avoir pour compatriote? Son contemporain Jacques Meyer l'in^iique comme oiiginaire ii>riuiiJiis) de Rouleis ^. l,es archives de St-Donalieii nous apprennent que son frère Antoine fut Choral (iSigl, puis Clerc installé (1534); son père, Denis Willaert, habitait très probablement Bruges, en iSiS^; Adrien Willaert lui-même, a-t-on dit, avait l'intention de venir finir ses jours, en notre ville. Si les deu.v frères Willaert ne sont pas nés à Biuges, ils doivent y avoir habité dès leur jeune âge. Nos recherches dans nos archives ne nous ont malheureusement rien dévoilé sur le problème de leur naissance. Nous y trouvons des Willaert, au XVI« et au XVII° siècle, dont plusieurs portent le prénom d'Adrien; mais rien sur son frère Antoine. Rien non plus sur sa femme Suzanne, ni sur son frère Georges, ses sa'urs et ses neveux, désignés dans ses testaments ".

* Toute expression artistique était en honneur à F.u.ade n.e des Piene», 25; leso. Bruges. Au XVe siècle, les ducs de Bourgogne étaient

généreu.x envers ceux qui offraient des livres de chant pour leur chapelle ?. Quand Jean Okeghern, l'initiateur de la seconde école des contrepontistes néerlandais, vint à Bruges, en 1484, le chapitre de St-Donatien le reçut à dîner et l'on s'empressa de mettre une de ses messes au répertoire de la maîtrise ". Les chorau.\ de cette église

* j AK, XX. 1)1, 1-. i5i2-5.v * 4 AVr. /hinilric. liMii %., éd.

I, AA. 1: 1484-8.S. AE limul., 8.î.*5. Pieuves, AE, !l^ 7. Mus. icieucei /lis/., i85:

K.o..* 2. Cf. AE. ) Kxvil, cg, uji-iv) * i.ki. ^8. AE. XXII, 1:4

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étaient recherchés à l'étranger et. comme ses maîtres de chant, appelés à diriger des maîtrises célèbres '. La maîtrise de St- Donatien est appelée souvent hors ville, au XVI": siècle % et Marguerite d'Autriche faisait venir à Bruxelles, tantôt les choraux de St-Donatien, tantôt ceux de St-.Iacques. pour y chanter à son dîner ■'. Le chapitre dut même établir en règle qu'on ne pouvait aller chanter ailleurs qu'à l'église, sans l'assentiment du Doyen et du Grand Chantre +. Un règlernent pour les choraux de St-Donatien, du 28 septembre 1620, stipule que le maître de chant enseignera, outre le chant grégorius, le contrepoint et le déchant '\ et l'on rappelle encore, en 1729, que le maître de chant devra être fort en contrepoint ".

Nos maîtres de chant portaient bien leur nom. et l'école « de chant i> de Bruges a conservé longtemps ses traditions. Edouard Bauwens. décédé en 1902, professeur de la classe d'ensemble vocal au Conservatoire royal de Bi u.xelles, était le dernier rejeton de cette famille, qui avait maintenu à Bruges, jusque vers le milieu du X1X<= siècle, la tradition de l'art de chanter.

.le ne sais si le chant collectif du peuple était pratiqué, dans nos églises. Mais pourquoi aurait-on fait enluminer en 1541, huit exemplaires notés du Salve, destinés à être encadrés et appendus dans la nef de St-Donatien ^?

Les anciens livres de ciiœur de St-Donatien, qui paraissent être du XV<= siècle, renferment le chant grégorien traditionnel ; mais les neumes d'ornement ont disparu. .l'ai ici un fragment d'antiphonaire de la Hn du XIV« siècle, où l'oriscus et la tristropha seuls sont encore conservés; ce fragment doit provenir d'une église de Bruges. Un manuscrit du commencemeni du W<^ siècle, appartenant au.K Sœurs Noires prouve le respect qu'on avait des cantilènes traditionnelles *'. Un livre de chant grégorien de l'année 1600, au Séminaire, renferme des chants en grégorien traditionnel, à l'usaee de l'Abbaye des Dunes. On y voit figurer encore quelques neumes d'ornement, et la forme ancienne de l'oriscus.

Quant aux instruments, autres que l'orgue, employés dans nos églises, je trouve, d après l'ordre chronologique de mes textes, un harpiste, à Oudenburg ( 1484) ; \e fagotier jouissant d'un traitement à St-Jacques, à Bruges, vers i638: le serpent employé à St-Sauveur à partir de 1678; les violonistes, à St-Jacques, depuis 1687: les IiaLitbois {de hoboy en), dans \a procession de St Jacques, en 1717-18. Un c/ai'er-.s/i/îèe/. appartenant à cette dernière église, fut raccommodé en 1738-39.

* L'enseignement de la musique a laissé des traces anciennes. En i3i8. la Ville offrit une gratification aux Ménestrels, pour l'école qu'ils tenaient derrière les Carmes, pendant le carême « ; de là sans doute le nom Speelmansstrate (i36o) '". que porte une rue reliant celle de Snaggaert à celle des Carmes. Les Ménestrels de la "Ville donnaient des leçons de trompette (1482) et de flûte (1485) à des élèves habitant quelquefois avec eux". Un école gratuite de musique fut ouverte par la société Kiinstliefde, en 1847. Elle fut réorganisée, en 1860. et plusieurs fois depuis lors. Elle est devenue l'école de musique de la Ville et prit le nom de Conservatoire {1874). Elle occupa s-jccessivement un local au Jambon, rue des Espagnols, puis à Sarepta depuis i85i, enfin l'Hôtel van Borsele. rue St-Jacques, depuis 1886. La salle d'orgue fut aménagée en 1888 et agrandie, en i8q3.

Voir Fevs el Vasde Casteslk, Hiit. d Oudenburg , i, 622; AI possession. ^5 AE. xxil. 22, ij2 ^6 //*/</.. i37. •)(• 7. AA .uoine Soenens en a extrait une prose de St. Doua lien. Bm^e

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IX. — La littérature. — Notre langue, d'origine aryenne, est issue du langage des Germains occidentaux, qui se divise en trois branches : celle de l'Anglo-Saxon, celle du Frison et celle qu'on appelle le Diiitsçh. Celte dernière brandie se divise en Haut-

et en Bas-Allemand. L.e NederditiHch comprend le langage des Saxons maritimes et le Neder-Fi aukisch, langage des Francs maritimes, dits Saliens. Le Dietsch fait partie de celui-ci. et comprend quatre dialectes : le Flamand, le Zélandais, le Brabançon et le Limbourgeois. Le Flamand se parle dans la Flandre Occidentale et dans la Flandre française

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jusqu'à l'Aa ; il se parlait anciennement jusqu'en Artois '. Il est le vrai flamand. Le langage du Quartier Occidental, Westkxfartier ou Chàtellenies de Fui nés et d'âpres ^ et celui de la Flandre française ont certains caractères spéciaux ■'. On note dans notre langage des inhlirations du Frison et de ce Saxor, mariiime qui a contiihué, de l'auire

côté du détroit, à la formation de l'Anglo-Saxon. Le langage au contraire de la Flandre Orientale et de la zone entre la Lys et l'Escaut est im langage de transition, appaienlé

I- JoHAN \\'i.NKLi^K, Oitd I\^cderla«d, :

^ .5. /*/■./„ .V?- "'So ; Hs Bo, Idioi., 2- éd., p. V.

KLER, Alg. Xciieil eu/,,

4i8 LART ET LES BELLES LETTRES.

avec le Brabançon, le Zélandais ou le West- Flamand, d'après les affinités lopographiques '.

Notre dialecte West-Flainand dérive directement de celui du XII Ii^ siècle, et sa prononciation n'a pas varié. Le savant Jehan Winkler estime que le West- Flamand, tel qu'il est aujourd'hui, surpasse de beaucoup tous les autres dialectes bas allemands en originalité, en antiquité et en beauté. Ces qualités, il les trouve dans la richesse du vocabulaire, dans la permanence, à traveis les siècles, des mêmes formes et des mêmes mots, dans l'harmonie, la gentillesse et la douceur des sons. Il fait ressortir surtout les sons purs de 1'/ et de l'/i au lieu du (/ (e/; et z//, dégénérés en ai et oi des Hollandais, Oost-Flamands et Brabançons ; conservés ici bien mieux encore qu'en Zélande et en Frise. Il signale encore la riche variété de \'e et de l'o long, aigu, dur, et bien d'autres détails que l'amateur trouvera réunis dans le Nedcrduitsch en Fiiesch Dialecticon du savant Frison -.

Le langage de Bruges oftVe, à part les caractéristiques très accentuées du West- Flamand, certains caractères spéciaux^. Lu sch se prononce x/f, à la façon ancienne. L'a long a deux intonations distinctes : l'une tournant vers l'o, l'autre pure ; et celle ci enlève au langage brugeois la lourdeur, qu'on constate dans la plupart des autres dialectes de la Belgique bas-allemande 4. Le langage de Bruges n'est pas, comme certains le disent, identique à celui d'Ostende et d'Ypres. Son intonation, je dirais son chant, est esssentiellement différent, sa vocalisation moins lourde, moins traînante. Je ne parle pas du langage du Marais et de la Coupure : nous serions entraînés à des questions ethnographiques, encore trop peu étudiées, pour trouver écho dans ce livre.

Notre langage a peu changé, au cours des siècles : les écrits du X1II« et du XI V"^ siècle le prouvent ; et, aujourd'hui encore, un Brugeois instruit ne peut s'empêcher bien souvent de sourire, quand il voit quels efforts s'imposent souvent nos voisins du Nord pour interpréter certains passages de Jacques van Maerlant.

Le langage public, plus châtié que le parler populaire, se rapproche nécessaiiement de la langue écrite. Mais la langue parlée est la source toujours vivifiante à la quelle la langue écrite doit se nourrir et se rajeunir sans cesse, sous peine de mourir. A parler la langue écrite, on finit par tuer la langue : c'est le sort que le latin a subi au moyen âge '.

Parlons de la langue écrite. Les formes carolingiennes du Bas-Allemand passèrent vers le XII<= siècle, aux formes du moyen âge, surtout dans les villes, dont le langage servit de base, avant le XI 11^ siècle à la langue écrite". Nous conservons quelque spécimens de ces premières manifestations littéraires '. La langue écrite était formée avant Jacques van Maerlant. Elle avait son vocabulaire, son orthographe, sa grammaire et ses formes de déclinaison et de conjugaison nettement établies.

Van Maerlant possédait ces connaissances préalables. Si Boendale, qui exigeait cette science chez les écrivains, vingt-cinq ans après la mort de notre poète **, qualifie celui-ci du nom de « père de tous les poètes en langue thioise », c'est que van Maerlant avait pratiqué avec une exactitude spéciale toutes les règles reçues et leur avait donné une consécration autorisée. II ne pouvait cacher sa passion de la correction, ni s'abstenir de

I- J. WiNKLBK, ibid., 3o6. 377. ^ 2. WiNKLBR, I. c, II. 353-4. ^'^ir aussi les Taalversckijitscls propres au West-Flamaiid dans Dr Iîo, WtsM. Idiot., 2' éd., 1-4. ^ 3. WlNKLER, 1. c , II. 355 : De Uo, WcsM. Idiotie, z- éd., sous les lettres A,E, Scil, etc.; An t.oorcN.s, Kindkrvbrteisbl.'î, Bruss., 1868, 67-83 ; AE, ïxix, ix. ^ 4. Winkler, 1. c, 11. 356. ^ .■;. D'. Te Winkei., Mnnlanls •ivn-keit btschùiiv.'d ats spiei^etvande XIIÏ eeit-w, Leiden, \$-jT. l^: Deschry/taal spyeken,-:t'aredcdoodvan de taat. ^ 6. Sbr- RlRB. Letlerknndige geschiedeniz van VlaaudcteH, 1872, l. i3 14; ÏE Winkel, 1. c, 385. ^ 7. Tk Winkel. 1 c . 40 sSj. ^ 8. Leekempiegel, m. i5, vs. 9-52.

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faire de sévèies leçons aux transcripteurs '. Mais ce que la langue lui doit surtout, et ce qui justifie le mot de Boendale, c'est qu'il a établi pour longtemps la langue de la P'Iandre comme base de la langue écrite, et qu"il a enrichi le vocabulaire d'une abondante

^^■^^sï >.«Xn

F:. - IJ. Tou.

(1X41,) et celui de feu L. Ijelacenserie {1S96).

moisson, cueillie dans le Brabançon et dans le Zélandais, au besoin même, dans les langues mortes -. On lui doit une foule de tournures inusitées avant lui et la création d'un langage didactique et scientifique, qu'il a légué à ses compatriotes au prix d'une

De, Je .)/„; t(/u.

Si F,ù

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grande science et d'un énorme effort '. Pour parler d'une façon précise, cette langue de van Maerlant. qu'il appelle le Dietsch, prend le langage du quartier de Bruges comme base =^. Elle est cependant plus générale que celle de son contemporain et compatriote Utenbrouke, plus west flamande, et que celle de Louis van Velthem, plus brabançonne. Sa langue s'est imposée à tout le pays, et tout le XW* siècle relève de lui. Cette langue écrite se modifia, dès la fin du XIV« siècle, par l'abus des mots bâtards ■"', qui passèrent des actes notariau.x et judiciaires, dans toute la littérature. L'influence des Chambres de rhétorique, composées pour la plupart d'artisans-amateurs, gâta la tournure. La boursoufHure et la prolixité devinrent une élégance. Lisez la chronique de Despars, pour vous en convaincre. L'orthographe même, que .Jacques van Maerlant et ses contemporains avaient établie sur des bases aussi simples que logiques, s'était surchargée d'une foule de lettres inutiles.

Entretemps, dans la seconde moitié du XV^ siècle. le centre de gravité d'influence politique se déplaça vers le Brabant. et la Flandre perdit, dans le pays, sa suprématie sur la langue écrite. La traduction de l'Ecriture Sainte, dite Staten-Ribel, est peut-être une des dernières manifestations de la prédominance de la Flandre. Editée en venu d'un décret des Etats généraux, en date du 29 juillet lôSy, la tiaduction eut surtout pour auteurs des Flamands, parmi lesquels deux Brugeois, et des Brabançons ; et c'est encore le Flamand qui est à la base de leur langage. Avant cette époque, l'influence du Brabant était devenue prépondérante dans la langue écrite, jusqu'à ce que. vers 1600, la Hollande devenant la plus riche des provinces des Pays-Bas. son dialecte prit le dessus *. La chambre de Rhétorique d'.\msterdam. appuyée d'une pléiade d'écrivains, devint la législatrice de la langue, qui, le protestantisme aidant, s'assimila des éléments variés de l'allemand du pays de Saxe.

Ici cependant l'influence brabançonne d'abord, celle de la Hollande ensuite ne se firent guère sentir : on resta fidèle à la langue écrite sortie du terroir. Au XVI I« siècle même se produisit un renouveau. On peut en juger par la lecture de nombreux ascétiques de la première moitié de ce siècle, et par des écrits du XVIII' siècle, comme sont la chronique de Wyts et des Sermonnaires, parmi lesquels celui d'Ignace de Vioo, curé de N.-D., prend une grande place. Mais après i8i5, sous l'influence des « primaires » du régime hollandais, la langue écrite de plusieurs flamands se ravala à leur niveau et devint ce qu'on appelait du stadhuis-vlaamsch, langage au vocabulaire pauvre et faux, à la tournure bizarre et illogique, qui semble être resté en grand honneur parmi le personnel des bureaux et des écoles officielles. Les efforts les plus persévérants furent tentés pour priver le langage de ses vieilles richesses phonétiques, et le ramener à une prononciation de convention. Nos écrivains, en général, n'emboîtèrent pas le pas des « primaires » ; et ce fut l'iionneur de la ville de Bruges, d'avoir vu surgir un de ses enfants, le prêtre Guido Gezelle qui, dans la magnifique préface aux étudiants, de ses Dichtoefenin^eii. soutint vaillamment en i858, le droit de notre tradition. Nous possédons encore, disaitil, (I une langue parlée riche et mélodieuse, ayant conservé toutes les flammes de la jeunesse. Nous avons donc toute raison pour vivifier notre langue écrite, à celte source abondante et pure, tarie, dirait-on. dans les autres provinces «. La langue de Gezelle, comme celle de van Maerlant, est la vraie langue écrite du pays flamand, teintée des riches tonalités antiques, conservées toujours jeunes parmi les populations West-flaman-

KBLLAEP.i. Beie. .!//«. viii. lig-tM A 5. Exemple de i56.\ SEF.m'RE. 1 c. 24. i)k

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des. On peut dire d'elle, écrivait Johan Winkler, qu'elle est intiniment plus néerlandaise que le néerlandais moderne, à marque officielle '.

L'influence de Gezelle fut considérable ; et nous aurions tort, au moment où nos (léres du Nord se sont épris de lui. de déserter les voies qu'il nous a tracées, et de jeter au vent, et notre prononciation, et l'allure de notre langue écrite, qu'il a si artistement lélormée, comme aussi de remplacer notre :>/ Vlaandren Vlaamscli, par in Vlaaudren Nedei laiidsch.

La littérature flamande. — Occupons-nous de l'histoire du mouvement littéraire

Notre poète se nomme lui-même

brugeois. Il commence avec Jacques van Maerlant

Jacob de Coster, van

Merlant '. On a induit,

à tort semble-t-il, de

cette déclaration qu il

était sacristain, il ne taut

pas en conclure non plus

qu'il était de Mailant,

prés de Ten Briel, et c est

pur simple conjectu'e

qu'on le fait habitei

pendant un certain temps

l'île de Voorne. 11 dit lui

même qu'il est Flamand

et né dans le Bru\am-

bacht 4 ou Franc de Biu-

ges. Il faut croire plutôt

qu'il appartenait à la ta

mille établie à Houtave,

qui était dite de Costei ,

de Coester, et possédait

des biens consideiables

dits Coesters land, en

cette localité et au lieu

dit Mariant, a. Zuienkci

ke '. Nous connaissons

Weitiutis de Houtave,

dictus custos, vivant au

milieu du XI lie siècle o.

C'est à Mariant qu'il écrivit son Historié van Troj-en ', et peut-être son Wapene Martin

et d'autres ouvrages encore '*. C'est à Damme qu'il écrivit Dander Martyn «, et,

semble-t-il, der natitren bloenie '". 11 était la'ic d'état ". Une tradition, que je ne trouve

pas avant le XVI 1"= siècle '^ dit qu'il fut greffier des échevins à Damme. Ni ses ouvrages,

ni les documents d'archives ne corroborent cette assertion. Jacques van Maerlant vivait

encore lors de la prise de St-Jean d'Acre par les Sarrasins, le 12 mai 1291 '^ L'inscrip-

I foiitjiiie. —

I. .-i/ff. ï\'ederdtiitsch en fiiesckdiaît 2. .\/ft Itjn.proljg., va. 37. ^ 3. Si franc . h 472. ^ .7. Spitgel hist., 1. 2, 16, vs. 25 et sui' ïS. 14. ^ 10. VoirSERRURK, Letlerk.gesch., 1

icon, .1. 355. Voir aussi, ibid., 11. 3 ; et Oiid NcJerhnd, du même lavant, 32-41 ^ «, vs. ia5. ^ 4. Alexanders jerslen, I. vs. lOqS-?. ^ 5, F, l. 46. ^ 6. Ibid., 377. ^ 8. Ctr. Te WlRKEL, 1. c, 47,; Sbrri'RB, 1. c, 3n. 322. ^ 9. Dander Martyn, 76, fi \x.Spirgilhhl.,\. I. proloe. vs. 84. * 12. Sandercs, FI. ill.,\\. 203. ^

: l'andfn lande z

• Ote

422 l'ari^ et les belles lettres.

tioii de sa dalle tumulaire indiquait l'année i3oo ou i3oi comme celle de son décès La discussion, sur le point secondaire de l'anné;;, reste ouverte. La dalle, d'ailleurs, doiii nous ne possédons pas même un dessin, était posiéi'ieure. peut-être de bien des années, au décès du poète. Mais il n'est plus contestable qu'd tut enlerré sous la tour. en l'église de N.-D., à Damme.

Van Maerlant avait eu, commepoète, des prédécesseurs et avait lies contemporains. Le roman du Renard est antérieur d'une centaine d'années à ses grandes œuvres. Mais c'est surtout comme « penseur d qu'il peut-être appelé le « père de tous les poètes en langue thioise », et que Jan de Weert, d'Ypres, l'a eu en haute estime '. Comme poète, il mérite de grands éloges. Il est sobre, méthodique ; s'il fait une digression, elle est bien indiquée ; sa phrase n'est pas compliquée ; le vers est peu déparé par des chevilles : il écrivit cependant plus de 25o mille vers. On lui doit les rimes croisées, des pièces en monorime, des poésies conçues en strophes ou Claitsiilen, comme il le dit. Ses poésies lyriques sont d'un souffle puissant. On lui, doit des romans, genre qu'il délaissa, pour porter le goiit vers les choses plus sérieuses. Il est le créateui' de ht langue didactique. Son histoire naturelle (rfe;- itaturen bloeme), ses romans historiques, ses œuvres d'histoiie. comme le Spie^el liistoriael, qui est plus qu'une traduction et où il se montre critique sérieux et souvent avisé, ses ouvrages de politique, de controverse morale et de théologie {Derde Martyn) prouvent l'étendue de ses connaissances. Nous trouvons en lui un esprit encyclopédique, au courant de toute la science de son époque, double d'un satyrique, qui attaquait, avec une verve bien flamande, tous les vices et tous les travers de son temps. Dans le seconde moitié du XI V^ siècle, on trouve ses ouvrages dans les bibliothèques, non seulement des gens de quelque position, mais même chez des artisans =. L'influence de van Maerlant et sa célébrité se constate encore en 1496-' et même au XVI^ siècle ■•. De tous Sfes contemporains, un seul le dépasse, c'est le Dante \

Philippe Utenbrouke, de Damme, qui compléta \e Spiegel liistoriael ^ en traduisant la seconde partie de Vincent de Beauvais, omise par van Maerlant, produisit uneœiivie bien écrite, d'un vocabulaire plus vvest-flamand que celui de Maerlant ; mais celte œuvie n'est qu'une pure traduction. Un autre contemporain de van Maerlant, en nos parages, qui pratiqua le genre didactique, est Martin de Torhout, qui fut moine à Eename. Plus lard, en i366, Gilles de Wevel termina à Bruges sa vie de St-Amand. Après celui-ci, je ne connais plus persoiine, à Bruges, avant le milieu du XV'' siècle.

La vogue, à partir du milieu du XIII« siècle s'était portée vers les fabliaux, .spro- Icen, appelés aussi boerde ?, et bientôt vers les dialogues dits wenscheii. \ partir du XIV« siècle elle va vers les pièces théâtrales sérieuses ou comiques, en langue vulgaire. Bruges nous laisse peu de littérature du XIV« siècle. Est-ce parce que ce siècle, commencé par les grandes luttes, a été aussi le siècle de l'apogée commerciale et industrielle de Bruges? Des archives, encore cachées, nous réservent-elles des surprises? Les mystères (\\i'\\ ne faut pas confondre avec le drame liturgique*, mais qu'on jouait à St-Donalien. en i363, et qu'on jouait en l'église, à D.imme ". en 1399 et années suivan tes '°, étaient sans doute écrits en langue vulgaire. Les représentations dramatisées ne furent introduites dans la procession du St Sang, qu'en 1396 ", et ce n'est que veis 1440 que je trouve, dans nos textes, à Bruges et à Damme, mention A'esbattenients. de morali-

I. Tb WlNKKL, 1. c, 421-4. ^ 2. Voir le ti.'ivail de M. Xapoli-;on he I*au\v, <iniisle tXetii't htitisch Museiitiiy il (1879). 141*i5S. 161. 164-74. * 3- Tu WiNKiiL, 1. c, 424, ^ 4, Srrkuke, 1. c, ÔJo-03. ^ .S. Te Winkel, 1. c, 427. ^ 6. Spicgcl hisl.. iv. ,^ 41, V5. 47-5o. ^ 7. Voir V„d„l. Miisnim. I. 41-Q9. * 8. D, I. 168. ^ 0. tfi. AA F.v.Vlié. c, fabr. ,S. Doiiut., i3(i5 *"io. I, v, 5i8-5i9 ; lî Van hbr Sikakihn, Lr r/,M/>e vil/agrois c, Flandre, i. 2S. ^ 11. I, iv. 468.

LART ET LES BELLES LETTRES

tés (spelen van :{inije). de wagenspelen et de pantomimes {in stoinme personagen). Ce tliéàire déclina vîie, au point de vue des mœurs, et déjà en 1496 le magistrat doit stipuler que le jeu devra être dépourvu de vilenie et de propos malhonnêtes '.

A partir du milieu du XV« siècle, le mouvement littéraire, à Bruges comme ailleurs, est intimement lié aux chambres de Rhétorique, dont nous parlerons plus loin. Nous avons alois l'orfèvre Jacques Vilt. qui tut un prosateur de diction élégante ^ Jan Barloen et son ami Antoine de Roover, maçon de son métier, poète dramatique dont la réputation s'était répandue par tout le pays flamand et brabançon. Plusieurs de nos écrivains, même au XVh siècle, restent tributaires du moyen-âge, tout comme le fuient nos maîtres maçons ; mais la littérature, en général, à cette époque, balance entre la banalité et la boursouflure. Nous pourrions dresser ici une longue liste de compatriotes du XVIe siècle, dont les œuvres versifiées sont connues '\ Un des plus réputés est le foulon Corneille Everaert, écrivain fécond, souvent primesautier, qui travailla de iSog à i556, année de sa mort. Son style abondant ne va pas jusqu'au.v défauts ordi- ' .<' y ti naires de ses contem-

porains ; mais il est trop cru, même licencieu.\ dans ses plaisanteries, et a buse des mots bâtards. Vient ensuite Edward de Dene, décédé en 1577, qui fut clerc assermenté de la Vieischare, dont les œuvres sont très intéressantes.

Le renouveau du XVI-XVII'' siècle se manifesta ici. surtout dans la prose. Nous voyons .loos de Damhouder, François Rapaert, .Jean Pelsers, Nicolas Despars, Anselme de Boodt, et plusieurs autres de nos savants, écrire en flamand, soit en prose soit en vers. Parmi les versificateurs notons .lan Lambrecht, qui réagit contre la gallomanie croissante, par ses pièces satiriques; le médecin Pierre Smidts. auteur de tragédies; Olivier de Wree, dont les poésies, d'un mérite relatif, ont été republiées sous le nom de Lambrecht Vossius, en 1679, après la mort de l'un et de l'autre. Il y aurait cependant des œuvres authentiques de ce dernier écrivain. A la fin du siècle, on peut signalei encore .lan Droomers, .lan van den Kerckhove et Philippe Jongherycks. ancien curé de Coolkeike. Au siècle suivant nous avons le chroniqueur-poète Jean Pierre van Maie, décédé curé à Vladsloo, en 1735, écrivain de bonne langue, abondant de vocabulaire, dont les poésies rappellent la facilité et les finesses de Cats ; Jean-Antoine Labare, poète et dramaturge ; le cordonnier Jean Quicke, auteur d'une biographie de Vondel, écrite en vers alexandrins, publiée en 1789.

Mentionnons au X1X"= siècle le pharmacien Thomas van Loo, d'Ostende, mais qui

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passa toute sa vie à Biuges, poète abondant, décédé en i85i, un des premiers piomoteuis du mouvemeni de résistance à Bru^'es, contre le courant français '. Mentionnons surtout Guido Gezcile ^ né a Biuges le i'' mai i83o, et y décédé le 27 novembre 1899, auquel la population de Biuges fit, le i' décembre suivant, des fiiiiérailles royales. Son monument au ciineiieie. lut iiuuiguie le 23 avril 1906. Erigé d"après le projet de leu le Baron J. B. de Bethune, et les Uessms de M. Joseph Coucke. il a été élevé avec les subsides de l'Ktat, de la Province et de la Vdle, par souscription populaire organisée par la section brugeoise du David sfuiids.

'■■ L on a dit qLie nos premières gazettes hebdomadaires datent de i658': mais, vériticaiion laiie, il ne s'agit que d'almanachs *. Notre première teuille périodique naquit le 12 déceinbie 1792, sous le nom de Vaderlandsch Nieiiwsblad. Elle s'appela Hiugsclie Gillette, ii partir du 23 juin 1795, paraissait trois fois par semaine et devint ^lus laid \d Ga:^etle van Bruggd en dcr Frovincie West-Vlaanderen. Les fondateurs lurent Joseph- Emmanuel- Robert Bogaert et son fils Jean François, qui était mon grand-père maieinei.

* Nous avons a parler ici de nos Chambres de Rhétorique. Je n'en trouve les premiers éléments qu'à la tin du XI Vi^ siècle. Leur origine reste très discutée. 11 est de fait que, dès le principe, ces sociétés portaient le titre dt gliesehcip '\ Ce mot ne s'emploie pas pour designer nos corporations industrielles, et les membres de celles-ci ne sont jamais appelés giiesellcn. Nous trouvons ces noms de gheselien et gheselscip appliqués au.v membres de la Gilde des Ménestrels °, au.K ghesellen van glienouchten qui jouaient avec l'épée, jongleurs ou escrimeurs de rue, acrobates, tuinielaers, etc. au.\ compagnons d'église qui jouaient des mystères ; au.\ compagnons qui jouaient des esbattements, des wagenspelen, des camei spelen, des scènes mimées, des momeries, des bourdes ou sotternien, des tafelspelen ou entremets amusants pendant les banquets. Nous le voyons également attribuer au.x membres des confréries leligieuses ; mais nous le trouvons aussi appliqué à nos sociétés de tir à l'arbalète ou à l'arc. Cette appellation spéciale de gesellen, mentionnée en dernier lieu, a fait dire que certains membres de ces Gildes de tir, qui avaient la spécialité d'amuser leurs confrères, se sont détaches ue celles-ci, pour coiismuer les sociétés de littérature et d'art dramatique ■». Snellacri, au contraire, croit que les ge\ellen étaient indépendants des Gildes de tir, mais appelés par elles a égayer leurs fêtes '. Après avoir compulsé nos documents, je crois que, dans nos parages, les ge^^ellen d'église '* et les gesellen van den spele " la'ics, qui jouaient des ebattements, des scènes mimées etc., renforcés par les éléments spéciaux, détaches de la Gilde des Musiciens et des gildes de tir, ont constitué, au commencement du KV<^ siècle, les ghesehcepen ou compagnies nouvelles qui sont à la base de nos chambres Je ilietoiique. Nous voyons cette jonction d<:s gheselle?i van der kercke se produire a iJamine, en 1422, où d'autres ^/iei-eZ/e/j se joignent à eux pour jouer le mystère de la Resurreciion '". Nous trouvons des ^e;jc//e/i qui donnent des représentations, dès 1403 6, 1412-13, 1421-22 ". Mais, nous avons « Jan van Hulst ende ^inen glu's<;liL'n ■> qii\ jouaient des divertissements a Bruges, dès 1394", qui allaient chanter la me>se «.liez les Frères Mineurs '•'et s'occupaient des représentations drama-

I. Lie. flr/x- J/in . I I ^ j \mii . i-desiis, p. 4:0-21. ^ 3. tl li, 08- jq. ^ 2. Dialiiim çiioit n/mniiac/iiirmocttiil : l)K .\IKYKK. Aim/iUles m,.i . 1; i A : \ nir rcf. ;lux AA. ^ 5. Von ci-dessus, p. 406. ^ 6. VanDBU StkAETBN, T/léàlie

villa^,„is ,11 fian,i,,.\ , , .1. , , , , m 1 , //»7. ,;■,• /,. //to . //ri<«.. ij.iit Jaljiar, 72-73. ^ 8. .\ St-JJoii!Uien, les c.fauls .le

,1.- r..,u.,leie, Btig. mu>.. 1*. iv.i. ^ 10. I, v. JiS ; Va.n ubr SlKABlK.v, 1 f., 1. 29, * U.I, iv. 4S0. ^ w. I. 111. 2fc.' et 3oo, oi. il

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tiques introduites dans la procession du St Sang, à panir de iSgô '. Bientôt après, nous avons Joons van den Moortele et ses compagnons, qui vont jouer au concours d'Ypres, en 1405, et qui jouèrent à Bruges, en 1421-22^. Ces compagnons n'étaientils pas de ces ménestrels, diseurs et chanteurs, s'occupant de danse, de chant et de jeu scènique, comme l'indique van Maerlant ^, qui tenaient école de musique ^, dont on connaît les betlwogriiglie van historien in stomme personagien et qui voisnuueiit avec les acrobates ou saltimbanques, taisant des jeux d'apertise = ? C'est le ,lan van Hulst, dont nous venons de parler, qui, d'après la tradition actée au Kegistre delà Gilde °, consiiiua détiniiivemeiit, chez lui, inthoi'e/xen, le Jeudi- Saint de l'année 14^8, avec douze compagnons, le Glieselicep du St-Espnt, noiie première chambre de Rhétorique. Des textes de 1441 et 1442 établissent l'existence de cette t'.hambre en ces années '. Elle avait son autel chez les Fières de N. D. ou Carmes Chaussés. Ses membres s'y réunissaient et jouaient au Grand réfectoire de ce couvent *. Plus taid, ils eurent leur autel chez les Dominicains ', et leur lieu de réunion à la Poortei s Loge '°, oii ils restèrent jusqu'à la Révolution. Cette chambre dépérit vers

Une seconde Chambre, celle des diie sanctinnen (Stes Marie Madelaine, Catherine et Barbej est déjà nommée dans un acte de 1474" comme étant fondée récemment (onUvigs) par les frères Colard et Pierre de la Bye, qui dotèrent l'autel de la société, placé à N.-D., contre le mur oriental de l'ambulaloire méridional "'. Un acte du lô juillet i486 '^ dit formellement que Pierre de la Bye, aidé de son frère Colard, fut le fondateur de la Gilde, comme l'appellent d'autres Ma.son ,/^ iiVw^r. rue su.i du s.,bion, d. iS. 1700. documents. Elle eut son local au Lantshuus

du Franc jusqu'à la Révolution. On la trouve, en 181 i, au Meiboom, rue Traversière; en 1820, au Romej-n ; plus tard à la Keyserlijke Kroon, rue des Dommicaurj. Elle ne fut dissoute qu'en 1841. Faut-il admettre que cette Gilde ne fut que la continuaiion à Bruges, d'une chambre existant à Zuienkerke. avant tlb-, comme le dit le cuié van Male'-t? La conjecture me semble faiblement appuyée.

Une troisième Gilde, celle de la Ste Croix, avec devise Slaet d'oog op Clvisii Kriiis,

* fi.

avait pris origine à St-Michel lez Bruges. Elle avait son siège, le plus souvent en

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