‹ BrugesChapitre 98 sur 137 · I. I, V-469. «fc2. I, IV. 480. ^ i. C(r. HoFFMA · texte numérisé non relu

I. I, V-469. «fc2. I, IV. 480. ^ i. C(r. HoFFMA

jG, 6Ô4, V" titimelaey. ^ 6. AA, Resolntie en me . ^ 8. F, XV. 3<)9. 401. ^ 9. Sandkrus, FI. itl., 1 , fol. 5o r. * II. AA, Cartitl, des Ti

vos Fallerslbbe.s, Horae Bclg., vi 193-4. ^ 4. Voir plus haut, p. .

riehoekvanderederijke Kainer des heiligs Geesis, 1Ô40. fol. s. ^ 7

)0-4i. * 10- AA, ce. viilt, XVI- s. ; J. P. Vas Mal», ms. de M. Ai).

Saillies, fol. I. * 12. L'ancien tableau lie leur uulel a été exposé à Bruges, en i<

, cliarte oris

, 14. Ms. DB'^'otF, fol. 43 1

126 LARI ET LES BELLES LETTRES

été, à St-Micliel, mais en hiver, au Meiboom. en ville. Je n'ai aucun renseignement sur l'époque de sa fondation ; mais van Maie dit qu'elle reprit un peu de vie au commencement du XVI!i<^ siècle'. Elle faisait ses services religieu.\ dans la chapelle de St Georges accolée à la face méridionale de l'église de St Christophe ^ Elle élait ti\(e ;';; de Krinm, en 1807, et s'intitulait alors Kiinstgenootschap vaii ij'in m rcden. oitdvf tj'tel van /citiist en eendracht, voor keii-spieiih voereude slaet d'oogap Christi Kiiiys; en 1828, elle portait le titre de Koiiiuklijke maetschappij van rhetorica. et était fi.vée à la Kei^erlijhe Kroon, rue des Dominicains. Elle s'est dissoute en 1854.

* l.es chamliies de rhétorique dépendaient du magistrat local. Celui ci les réglementait , les surveillait, tranchait les différents et autorisait les représentations publiques. Le Comte, parfois, leur concédait des insignes, un costume ^. Il y avait trois Hoofdkamet s en Flandre : celle de la Fontaine, à Gand, antérieure à 1448 t, celle du St Esprit, à Bruges, et V Alpha et Oméga, d'Ypies, qui jouissait de cette prérogative avant i5i6\ Les autres chambres de la Flandre dépendaient de l'une de ces Gildes-mères. De la chambre du St Esprit dépendait la Gilde des Trois Saintes, avant 1494. d'apiès l'iute d'arbitrage de celle date ° ; ainsi que celle de la Croi.\, d'apiès des documents au.xquels se réfère van Maie ?. — Philippe le beau voulut amener toutes ces chambres sous l'autorité de la Chambre Jésus met de balsenbloem. qu'il fonda à Malines. en 1493, et qui fut transférée dans le Prf/jcfH //o/ de Gand, idod''. L'autorité très contestée de celte hoofl-camer ne survécut guère à Charles-Quint. Mais dès le XVl" siècle, on constate l'intervention du pouvoir central ; au XVII I<^ siècle le pouvoir central érige les chambres nouvelles °. Les placards en matière religieuse fuient appliqués à la scène et au.\ landjiiweeh'n.

Nous coiinaissoiis des octrois pour des landjitweelen d'arbalétriers, de Philippe le bon. 1439, et de Philippe le beau. 1496'"; nous en connaissons d'autres, de Charles- Qumt, pour les concours de Rhétorique ", dans lesquels il autorisait l'organisation du IdJidJini'ecl, et accordait un sauf-conduit à ceu.x qui allaient à la fêle '^

* Le landjtnreel est le lianap, ou tout autre objet de lu.xe, offeii en pri.\ aux gildes du pays, qui viennent au concours de tir 011 de littérature. Le mot désigne déjà au XIV<^ siècle, la Fête elle-même, à laquelle on convie les Gildes du pays et leur offre un prix. A cette époque, mais surtout au XV<; siècle, ces fêtes étaient des réunions de tir. et un second prix était donné aux compagnies d'acteurs qui venaient les rehausser. Au XVI« siècle, le nom àelandjiiu'eel ne désigne plus que le concours de rhétorique entre Gildes citadines; et le concours entre gildes rurales s'appela Haeghespel. .le crois trouver notre plus ancien Landjitn>ecl c<invoqué par la Gilde du St Esprit, en 1441 ■'. Notre LandjiiH'eel du 1 mai iSij et jours suivants fut remarquable "t. La chambre de la Fontaine, de Gand. y vint '^ ei L- cortège d'ouverture, avec chars, parcourut les rues de la ville '".

* Au cours du XIX« siècle, quelques sociétés de littérature et d'art dramatique Hamand furent instituées. Le régime hollandais fit naître, le i' décembre 1819, la Koninklijke Maatschappij van vaderlandsche taal en letterkunde. Elle publia cinq

i.SIs. deSI, DeWolf, fol.4?v, ^ 2. A,\. Ciilliéiii.. Ge^tnksliikhu van Sl-Xolvalois. ma. .-iiiéOcket, ,808, fol. .'-ji ^ 3. Fk. IJk l'oTTHR, Cr-n/, III. 276. ^ 4. JhiJ., 274. ^ .s. DuiGBRICK, Atiii. Comité flat». de Ftaticr. v. Lv). «)^ 6. AA. Ciiitiii. ciié, fol. 67-77; analyse F, XV. 390-402. ^7. ils. .le M. De Wolf, fol. 43. v. ^ |i. A A ville lie Jlaliiies, copie sur parclicniiii .le t.. t-oiifiniiation du 24 murs i5ij (11. s.)(lei'etle éieclion, dans laquelle sont rei. lises Ifs pièces de 1402 et alin^fS suivantes; n'apiés l.i copie communiquée par M. le clian. Vaii Caster. ^ o. E. Vanher Siraeie.s'. Théâtre 7>iliageois eu FI., II. 140. iq5. 3oo. 204. 298. ^ 10. De Poïier, I. c , 11. i5i. 171. ^ u.J/u,/, m 5i3. ^ 12. F», dk Potti.r. Gcn/, m. 5iô. * i3. AA, c. 1441. loi. 02. iijuiiiet. ^ 14 AA. Hallegebodeii \i\ï-io, fol. 121 v. et suivaiils, 3o avril et 2 m.ii i5.- : F. 11. ,îoo. ^ i5, Dl-; l'ol lEU, 1. c, 29.1, qui indique l5i6, par erreur.^ 16 AA, Hallegeb.A.c.

Kim.'-tiirfA

Luiisraai de

vokiines Je compic- 1 cndus. quelques discours, des disseï lalions et des poésies diverses. L;i mêint; ^iincc vu naine la suciéié d'ait dramatique Yfcr en Broedermin, qui s'éteignit :n 1842 et tint bon jusqu'en i8Si7 \a\ Gilde van Sle 4 et lint quatre grandes réuiiiuns litici ,111 es, en 1874, 1876, 1877 et 1878, auxquelles a>MsieiciiL des littérateurs en vue, de louies nos provinces Hamandes. Paimi les sociétés actuelles, il faut citer je liioederbond érigé en 1862, qui eul un temps de renom, surtout à païur de 1880, sous la dueciion de MM. Vuylsiekc-Knockaert ei AloysNelis; une division du Willemstouds, fondée en 1872, et une autre du Davidsfands. inauguiee en 1875. qui cunlinuenl à travailler. Plusieurs de nos Gildes ont des sections dramatiques flamandes.

Les liumauistes. — L humanisme a eu ses fervents à Bruges. L'institution de la chaire publique de belles lettres par l'Evèque de Cuba ■ ne contiibua pas peu à former ce goût ; surtout avec des maîtres comme Georges Cassandre, de Pitthem, qui inaugura son couis le 3 mai 1541 ^ et .lean Cruucke (Cr;/c/f/Msj de Messines, qui occupa cette chaire pendant plus de quarante ans, à partir de 154.3 ■'. D'ailleurs, à l'Ecole chapitrale de St-Donatien. les élèves s'e.verçaient à déclamer les classiques. Nous en avons des preuves à partir de 1484 *. Les frères Jean et Charles Ferdinande sont comme les initiateurs, dans la seconde moitié du XV'' siècle, de la série p/wrogr. ,ie .\/.3,>- !>,-c.,„„ck. ^g poètes latins que produisit la ville de Bruges.

''" " "pâ'isj'vers'iiRo ' ' Notie premier humanisme du XV^ siècle, issu de

l'école scolastique, désirait avant tout parvenir à une intelligence plus profonde du Chi isiianisme et à l'amélioration de la vie morale. Il se souciait des obligations sociales du savant, à une époque où tout évaluait. Il prenait égalemetii à c<iHir les intérêts de l'histoire et de la littérature nationales.'Veis i5io. les liuinanisies, à la suite d'Eiasme. lormèrent une école nouvelle, dans laquelle plusieurs ont ch. incelé dans la Foi ou l'ont perdue. Parmi ceu.v ci signalons, à la suite de Cassandre. .lean Otto, .Adolphe de Meeikerke, François Nansius. Léonard Casembroot, Adrien Lopius, Goltz, Bonaventure de Smet [Viilcanlus] et d'autres. Plusieurs de ceux-ci étaient des amis d'Erasme 5. Mais presque tous nos humanistes', même parmi les amis d'Erasme '^, ont continué les traditions de la première école, et plusieurs ont aidé, à la suite de Vives, à réformer la bienfaisance. A côté d'hommes de condition modeste, nous voyons de nombreu.v ecclésiastiques, magistrats et médecins se livrer à l'élude des lettres et s'adonner au mouvement classique. Ccu.x qui ne firent que de la critique, comme Cruckius, l'éditeur des œuvres d'Horace, sont rares. Tous ou presque tous sont du type de notre .\drien Hoye (décédé en 'i 631). réfectional de St-Donatien et pupille de l'Ecole boggarde, qui enseigna d'abord à Bruges et devint professeur de grec à l'Université de Douai. Sa vie toute d'honneur et les

Page 1