‹ Bruges et YpresChapitre 7 sur 14 · L.i Cathédrale; tombeau de l'évêque de Vischere · texte numérisé non relu

L.i Cathédrale; tombeau de l'évêque de Vischere

les tombeaux des évèques Simons (f 1605), de Visschere (f 1613) et Rithovius (t 1583), ce dernier posé en 1607, parle séminaire.

Dans le pavement, devant l'autel, une simple pierre, ainsi disposée.

marque la place où furent inhumés les restes du fameux Corneille Jansénius, septième évêciue d'Ypres, mort de la peste, le 6 mai de l'année 1638. On ignore c^uand et par c^ui fut posée cette pierre, succédant à deux autres, enlevées, successivement, par ordre de l'autorité ecclésias-

YPRI'S

tique : la première en 1655, la seconde en 1673. A peine faut-il rappeler que la doctrine de Jansénius donna naissance à la secte des Jansénistes, laquelle n"a pas cessé de compter des adhérents en Hollande.

Digne, à tous égards, de l'attention des archéologues, estle mausolée, en pierre de touche, le premier à gauche dans le chœur, érigé à Louise Delage, dame de Saillart, veuve du chancelier de Bourgogne Hugonnet,

La CathiJJr.ilc : clùtiirc Je la clupcllc du Joyen.

décapité en 1477. C'est un morceau de sculpture remarquable, mais à ce point maltraité, qu'une moitié de l'effigie tombale s'engage dans le mur.

< )n attribue à deux moines dominicains une chaire de vérité que caractérise une prodigieuse efflorescence ornementale, et où, à la base, se voit une figure, de grandeur naturelle, de saint Dominique. D'autres créations sculpturales, de qualité infiniment supérieure, réclament notre attention. En première ligne, la clôture de cuivre, aux ravissantes figurines d'albâtre, de la chapelle dite « du doj'en », un type des plus délicats de l'art du xvir siècle. Ce sont, ensuite, d'admirables portes intérieures, en bois sculpté, dans le style de la Renaissance. Le portail sud, avec ses figu-

rines superposées de saints, mérite d'être compté parmi les chefsd'œuvre du genre, en Belgique.

Non sans intérêt est l'orgue, placé au fond du transept.

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