BRUIT DE GALOP DE LA PÉRICARDITE
pen à peu son allure d'affection rénale, et les malades sont devenus de véritables cardiaques, pour ainsi parler; en effet, ce qui domine à ce moment, ce sont les signes cliniques habituels de la dilatation passive du cœur, avec son cortège d'accidents bien connus : entrave à la circulation de retour, œdème et stase veineuse périphériques, hydropisie de la plèvre et du péritoine, congestions viscérales, hémorrhagies, etc., et dans cet état ce qui domine, c'est une perturbation considérable dans les conditions générales de la tension sanguine intra-vasculaire.
Du côté du cœur dilaté et affaibli, le désordre n'est pas moindre : la résistance élastique des parois et la tonicité musculaire sont profondément modifiées et nous ne retrouvons plus ici la suprématie de la première sur la seconde, qui est une condition nécessaire, ainsi que nous l'avons vu, à la production du rythme de galop ; ces raisons diverses expliquent suffisamment, il nous semble, la disparition du triple bruit.