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LE GENERAL

Le cabinet de travail de Bonaparte, Consul, à l'hôtel du Petit- Luxembourg.

Marct, secrétaire général du Consulat ; Lagarde, secrétaire-adjoint, et 13ourrienne, secrétaire particulier du général, sont installés chacun devant un bureau et poursuivent leur besogne, tandis que Bonaparte se promène à grands pas à travers la pièce, allant de l'un à l'autre. Bourrienne a devant lui, sur la table, un monceau de journaux, de brochures et de lettres qu'il est en train de dépouiller.

Lagarde, achevant de relire a Bonaparte la lettre que celui-ci vient de lui dicter. — «... La France veut quelque chose de grand et de durable... L'instabilité a failli la perdre, c'est la fixité qu'elle invoque... Elle ne veut pas de la royauté... elle l'a proscrite... Elle veut de l'unité dans l'action du pouvoir qui exercera les lois. Elle veut un Corps législatif indépen-

dant des factions et libre de toute entrave... Mais, elle ne le veut pas, possédé de l'esprit de jalousie et d'usurpation. Elle veut que ses représentants la protègent et non qu'ils l'agitent. Elle veut qu'ils soient conservateurs paisijles et non novateurs turbulents. Elle veut enfin, par la liberté et par la paix, recueillir le fruit de dix ans de sacrifice... Nous ferons tout ce qu'il faudra pour lui assurer cette liberté et cette paix... C'est la seule gloire que nous ambitionnions au cours de notre carrière... »

Bonaparte. — Très bien!... Vous ferez faire de cette lettre autant de copies qu'il sera nécessaire pour qu'elle soit expédiée sans retard à nos agents à l'étranger... (Venant à Bourrienne.) Que disent les gazettes, ce matin, Bourrienne?

Bourrienne. — Toujours la même chose depuis trois jours, général. Les changements qui viennent d'avoir lieu contentent tout le monde, excepté les Jacobins . Les négociants surtout y applaudissent. . . La confiance renaît... La circulation se rétablit... et la trésorerie reçoit beaucoup d'argent. . . (Lisant un journal, tout enjpEirlant.) Ah !.. . cependant, des brigands viennent encore d'arrêter une diligence... près du Mans.

Bonaparte. — On y mettra bon ordre... (Venant à Maret.) Avez-vous préparé un rapport sur la réorganisation de la Banque de France?... Gaudinm'a-til envoyé son travail sur l'état des finances de la République?... Faites-lui savoir que je l'attends... Il faudra songer aussi au projet de création de préfectures

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e1 de sous-préfectures dont je vous ai parlé... (Rêve", //,-//// à Lagarde.) A propos, Lagarde, écrivez au ministre de la guerre qu'il se préoccupe de réunir en une seule les deux armées du Rhin et du Danube... sous le commandement de Moreau... Je ne désire pas que ce général demeure à Paris... L'air de la capitale ne vaut rien à son esprit versatile... (Apercevant Bourrienne qui cherche à dissimuler un sourire,) Qu'est-ce qui vous fait rire, Bourrienne?

Bourrienne. — Excusez-moi, général; je n'ai pu m'en empêcher en me rappelant l'indignation de Gohier lorsqu'il a quitté le Luxembourg, avant-hier... Comme Moreau venait lui annoncer qu'il était libre de se retirer, le petit homme a toisé le général des pieds à la tête et fixant les yeux sur le pommeau de son épée, lui a dit : « Ce n'est pas la place d'une arme d'honneur... Désormais, c'est un trousseau de clefs qui doit être pendu à votre ceinture... » C'est le général qui n'était pas content.

Bonaparte. — Qu'a-t-il répondu?...

Bourrienne. — Il s'est redressé de toute sa hauteur, a balbutié quelques mots... et, après avoir essayé de donner à entendre à l'ex-Directeur qu'il n'avait accepté cette mission que pour mieux les protéger contre la déportation dont ils étaient menacés, lui et Moulins, il a ajouté : « Si j'ai fait une grande faute, je saurai la réparer... »

Bonaparte hausse les épaules, en riant, et se dirige vers Maret.

Bonaparte. — N'oubliez pas non plus, Maret, ce projet de lettre au roi d'Angleterre... Nous songerons aussi au moyen de détacher le tzar Paul 1er de l'alliance de cette nation... S'ils ne veulent pas accepter la paix honorable que je leur propose, après leurs défaites... et bien, nous ferons la guerre... Allons d'abord au plus pressé. . . qui est de reconquérir l'Italie... Le général Thiébaud a-t-il envoyé le plan de campagne que je lui avais demandé ?

Lagarde fait un signe affirmatif et cherche le plan au milieu d'autres papiers.

Bourrienne. — Quoi !... général, vous songeriez à vous éloigner?... Gela n'est pas prudent... Les Parisiens sont comme les malades... ils n'aiment pas à voir s'éloigner leur médecin... Ils s'effraieront pour eux-mêmes des dangers que vous allez courir.

Bonaparte. — Bah!... Il ne faut pas, dans les circonstances actuelles, envisager les risques, ni les dangers delà guerre... Elle est inévitable... Nous ne devons pas nous le dissimuler... Je devrais alors aller commander l'armée... et il faut bien se persuader qu'à la place où je me trouve, si je comptais la vie pour quelque chose, je n'y tiendrais pas longtemps ! . . . (A Lagarde, qui n'a pas cessé de chercher le plan et ne le trouve pas...) Vous ne retrouvez pas ce plan de campagne?... Nous sommes trop à l'étroit ici... Ce n'est pas en ce palais relégué sur la rive gauche de la Seine, que doit siéger le gouvernement... Paris n'est pas dans ce quartier obscur...

Sans compter que pour gagner la grande salle des délibérations, il me faut constamment traverser celte cour froide du Petit Luxembourg... en ce moment où il fait un 1res mauvais temps... Je ne veux plus habiter ici... Lagarde, vous préparerez un projet d'installation du Gouvernement au Palais des Tuileries... Nous le soumettrons aux deux commissions intermédiaires qui ne demanderont pas mieux que d'y adhérer... Qu'est-ce encore ?

On a frappé à Tune des portes du cabinet. Joséphine paraît.

Joséphine. — Peut-on entrer!... Je ne vous dérange pas au moins?... Je te rappelle, Bonaparte, que nous avons ce matin à déjeuner la citoyenne de Staël... Elle a désiré te parler..., etjen'aipu m'y refuser, de la part d'une de ses amies, la duchesse de Guiche, qui se propose de venir à Paris et de solliciter une audience du général Bonaparte.

Bonaparte. — De quoi te mêles-tu, ma bonne amie, d'attirer jusqu'ici toutes ces émigrées... Contente-toi de me les ménager... mais ne me les jette pas dans les jambes... Qu'espèrent-elles du reste? Me croient-elles disposé à jouer le rôle de Monck?... Qu'elles ne s'y fient pas !... Tant que je gouvernerai, les Bourbons ne rentreront pas en France... Ils ont brûlé leurs dernières cartouches avec Barras. . . et si, le 18, j'avais su l'affaire des lettres patentes de Barras, je les lui aurais fait placer sur la poitrine et l'aurais fait fusiller ; aujourd'hui, il est trop tard..

Joséphine. — Fusiller Barras !... Que vous a-t-il fait?... Vous montrerez-vous aussi intraitable pour mon pauvre Gohier?...

Bonaparte. — Que veux-tu, ma bonne amie, ce n'est pourtant pas ma faute... Pourquoi n'a-t-il pas voulu?... C'est un brave homme, sans doute, mais un niais qui n'a pas su me comprendre... Je devrais le faire déporter... (Geste cV indignation de Joséphine...) Certainement... Ne s'est-il pas avisé d'écrire contre moi au Conseil des Anciens... Mais, j'ai sa lettre et le Conseil n'en a rien su... Le pauvre homme !... Quand je pense qu'il m'attendait à dîner, le 18... Et cela se croit un homme d'État... N'en parlons plus... tu me feras plaisir...

Joséphine. — Vous êtes injuste, Bonaparte... Vous mériteriez que je vous tinsse rigueur.

Bonaparte. — Ne vous mêlez plus de ce qui ne vous regarde pas... Allez vous occuper du déjeuner... et surtout que la citoyenne de Staël ne me parle pas de politique... Ce n'est pas l'affaire des femmes.

Bourrienne, à Maret et à Lagarde, tandis que Bonaparte reconduit Joséphine. — Il y a des moments où il parle comme un Dieu... d'autres où il s'exprime de la façon la plus vulgaire.

Bonaparte, revenant au bureau de Maret, où il fouille parmi les papiers qui se trouvent sur la table. — Oh ! ... les femmes ! . . . et celle-là, surtout ! . . • Elles sont Famé de toutes les intrigues... On devrait les reléguer dans leurs ménages... Les salons

du Gouvernement devraient leur être fermés... On devrait leur défendre de paraître en public autrement qu'avec le Mezzaro, comme à Gênes et à Venise... Maret, il faudra expédier à Kléber un courrier, pour informer l'armée d'Orient des événements de ces jours derniers... [Riant . .!<■ serais curieux de voir la figure qu'il fera à celle nouvelle. (Tout, en parlant) il parcourt un papier qu'il a retrouvé au milieu des mitres.) Qu'est-ce que cela ?...

Maret, embarrassé. — Des papiers sans importance, général, trouvés dans le secrétaire du présidée du Directoire.

Bonaparte. — Comment cela, sans importance ?. . Un rapport de la main de Fouché... et qui tend à établir que Joubert aurait été frappé à Novi... par des assassins aux gages de la famille Bonaparte... L'imbécile!... Ah! ah! monsieur Fouché, c'est bon à savoir; nous aurons des comptes à régler... Et cet autre... Ordre de mettre le général Bonaparte en état d'arrestation... et contresigné : Fouché!...

Les trois secrétaires paraissent tous consternés, lorsque la porte s'ouvre et l'huissier introduit Sieyès et Roger- Ducos qui entrent tout en se disputant.

Roger-Dugos. — Vous me permettrez du moins, mon cher Sieyès, de faire notre jeune collègue juge du différend. (A Bonaparte.) Général, il s'agit des huit cent mille francs, trouvés dans la caisse du Directoire, — qui nous appartiennent et que vous nous avez autorisés à nous partager. Sur ces huit

cent mille francs, Sieyès prétend ne m'en remettre que deux cent mille et conserver le reste... Est-ce juste ?

Sieyès. — Vous ne savez pas ce que vous dites... N'étais-je pas au Directoire avant vous?... A qui devez-vous d'y être entré?...

Bonaparte. — Je vous répète que je ne veux rien connaître de cette affaire... Arrangez-vous entre vous... mais si le bruit devait en venir jusqu'à moi, il vous faudrait abandonner le tout et retourner la somme au trésor public.

Sieyès, à Roger-Ducos. — Vous voyez bien... Qu'y gagneriez- vous ?... Taisez-vous donc... (Plus bas...) Vous êtes d'une platitude avec votre Bonaparte... Vous ne jurez plus que par lui. Mais... patience, j'aurai ma revanche.

Bonaparte, lisant des lettres que vient de lui remettre Bourrienne. — Toujours ces chouans !... Ils ne désarmeront donc pas. Ecrivez, Bourrienne, que les communes composant l'arrondissement de l'armée d'Angleterre qui n'auront pas déposé les armes avant un mois, seront traitées sur le pied de rébellion...

Sieyès. ■ — Ah!... vous êtes heureux, vous, général, vous commandez à tous, — ordonnez tout... et nous n'avons, nous, qu'à nous croiser les bras... Tout l'honneur de cette immense journée vous sera rapporté... Je vois déjà les statues que la Nation vous élèvera, tandis que mes concitoyens seront peut-être assez injustes pour me faire un crime de la

pari que j'y ai prise, si un acte de In reconnaissance nationale De prévient leur jugemenl .

Bonaparte. — Et bien mais, rien n'esl plus facile que de vous donner cette satisfaction, citoyen

Sieyès... Je réunirai les commissions consulaires pour proclamer que vous avez bien mérite de la Patrie.

Sieyès, faisant la grimace. — Hum!... Ce n'est pas précisément ce que je voulais dire...

Bonaparte. — Cette déclaration ne vous suffit pas... Dites donc franchement alors ce que vous voulez.

Sieyès, feignant Vembarras. — Croyez-vous par exemple qu'un domaine quelconque, monument de la munificence nationale, ne serait pas plus digne d'être offert à celui qui a coopéré à vos grands desseins et qui a l'honneur d'être votre collègue ?

Bonaparte. — Je vous comprends... voulez-vous que j'en parle à Ducos ?

Sieyès. — Ducos!... Ducos !... Il en voudra tout de suite autant pour lui.

Bonaparte, riant. — C'est bien... Xous verrons cela, monsieur Sieyès... [Venant anx autres personnes, tandis que Sieyès se rapproche de Roger- Ducos.) Quel Cassandre, que ce Sieyès... Il semble qu'il ait toujours écrit sur sa figure : «Donnez-moi de l'argent. » Cela le rend facile à manier... Il abandonnera facilement ses rêves de Constitution pour une somme ronde... Le pauvre homme !...

Sieyès, à Roger-Ducos, en se frottant les mains. — Au moins, avec une bonne voiture, je ne serai plus exposé à être coudoyé et insulté par les aristocrates, — en les rencontrant dans la rue. C'est maintenant mon tour de les éclabousser.

Bonaparte, à lui-même. — Je monterai sur ses épaules pour mieux l'enfoncer dans la boue. (Voyant Sieyès qui revient à lui.) Qu'est-ce encore, monsieur Sieyès ?...

Sieyès. — Je désirerais vous entretenir, général, de la nécessité de remanier le Ministère de la police et d'y placer un autre homme que ce Fouché — qui, s'il ne nous a pas trahis le 18, était tout prêt à nous faire arrêter en cas d'échec... Vous en avez eu la preuve... Alquier me paraît tout indiqué pour ce poste.

Bonaparte. — Non, vous dis-je... Je ne veux pas plus d' Alquier à la Police... que de votre Wetsphalien de Reinhardt aux Relations extérieures. . . J'ai mon plan... Quel est le révolutionnaire qui n'aura pas confiance dans un ordre de choses où Fouché sera ministre ? Quel est le gentilhomme, s'il est resté Français, qui n'espérera pas trouver à vivre dans un pays où un Périgord, l'ancien évoque d'Autun, sera au pouvoir... L'un garde ma gauche et l'autre ma droite.

Sieyès. — Il me semble pourtant que je pourrais être consulté.

Bonaparte. — Qu'est-ce à dire, monsieur Sieyès...

Songeriez-vous ;> vous révolter?... Vous ne savez donc pas que je vous tiens. [Geste (Vétonnement <le Sieyès... Certainement!... Avez-vous oublié par hasard ce rapport au roi de Prusse, rédigé tout entier et signé de votre main... Que pensez-vous que (liraient les Français, si je le leur donnais à lire demain dans le Moniteur ?

Sieyès, stupéfait. — Comment, général, vous ne lavez pas envoyé à Berlin ?... C'est une trahison !...

Bonaparte. — De quelle trahison voulez-vous parler?... La mienne oula votre?... Allons, monsieur Sieyès, ne faites plus le méchant... Vous n'êtes pas de taille à lutter avec moi... Je ne vous retiens plus... Nous nous reverrons aux Conseils... pièces en main, si vous m'y obligez.

L'huissier, annonçant. — Le citoyen ministre de la police.

Entre Fouché... qui aborde Bonaparte, tandis que Sieyès, tout décontenancé, entraîne Roger-Ducos dans le groupe formé par les secrétaires.

Fouché. — Général, je suis heureux de pouvoir

enfin remettre entre vos mains les lettres adressées

par le général Kléber et par Tallien au Directoire.

Bonaparte regarde sévèrement Fouché, prend les lettres et les jette indifféremment sur le bureau de Maret.

Bonaparte. — Vous pouviez me les remettre plus tôt, citoyen ministre. Elles sont maintenant sans objet... Mais, dites-moi : êtes-vous sûr de vos agents ?...

Foughé. — Tout ce qu'il y a de plus sûr, Général Consul !

Bonaparte. — Gomment se fait-il alors que j'aie appris par un agent à moi... que Jourdan était caché chez Lefehvre et que Bernadotte avait trouvé un asile dans la propre maison de mon frère Joseph.. . Ce qui n'a pas empêché ces deux généraux d'assister hier soir à une réunion de Jacobins... où il a été décidé que l'on profiterait des funérailles du colonel Le Planté... retardées je ne sais pourquoi... pour transporter de force ses restes au Panthéon... Et cette manœuvre, qui ne saurait aboutir, n'a d'autre but que de faire passer le cadavre du colonel sous les fenêtres mêmes du gouvernement que des audacieux, qui se nomment des patriotes, prétendent ainsibraver.

Fouché, qui a laissé parler le général, se remettant de sa surprise. — C'est ce dont je venais précisément vous entretenir, citoyen Consul, et je comptais en même temps vous demander quelles mesures vous m'autoriseriez à prendre.

Bonaparte. — Est-ce à moi de vous indiquer ces mesures ?... C'est votre affaire et non la mienne, citoyen ministre. Faut-il que je descende encore dans les détails de la police, quand j'ai tant d'autres affaires sur les bras.

Foughé. — lime suffit que vous m'autorisiez à agir pour que j'y emploie tout mon zèle... Je désire seulement savoir si je puis au besoin requérir le concours de la force armée.

Bonaparte. — Pourquoi non '.'... (l'est surtout dans le début qu'un nouveau gouvernemenl doit montrer de la force. — Les Jacobins vous font la partie belle... ils vous offrent l'occasion de les prendre en un seul coup de fdet... Ne la laissez pas échapper.

Un maître d'hôtel, entrant. — Le général est servi . . .

Bonaparte. — Je vous quitte, messieurs, la citoyenne de Staël nous attend ! . . .

Il fait signe aux secrétaires de le suivre, et sort avec eux, tandis que Fouclié, Sieyès et Roger-Ducos se regardent stupéfaits.

Sieyès, à Roger-Ducos. — Comment!... Il ne nous retient même pas à déjeuner. Ah!... bien, si c'est pour cela que je l'ai aidé à faire le 18 brumaire. . . {Entraînant Ducos.) Allons, Ducos, décidément, c'estun ingrat... Venez... C'est moi qui vous offrirai à déjeuner chez le traiteur de la rue de Tournon. Ils sortent.

Fouché, demeuré seul. — La citoyenne de Staël!... Que vient-elle faire ici?... Serait-ce un premier pas vers le Royalisme et chercherait-il vraiment à l'amorcer ?...

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