‹ Brun de la Montaigne; roman d'aventureChapitre 3 sur 41 · Le Roux de Lincy, le Livre des légendes, p · texte numérisé non relu

Le Roux de Lincy, le Livre des légendes, p

4. Le roman ne dit pas que cette fontaine fût celle de Barenton.

BRUN DE LA MONTAIGNE Xlll

paroles non exemptes d^aigreur, mais éprouvant toutes pour lui un sentiment d'affection mêlé d'envie :

io5o II sembloit tout adès qu'entre elles .iij. tençoient, Mais amoureusement l'enfançon regardoient, Et li en regardant, doucement gracïoient. Et tous dis en leurs cuers parfaitement pensoient Comment si petis dons a li doner ossoient;

io55 Mais ans ou regarder l'enfant se delitoient, Et après les regars a la foys le baissoient. Ainsi avec l'enfant doucement se jouoient.

Nous n^avons aucun moyen de déterminer avec précision répoque où fut composé Brun de la Montagne. Les caractères de la langue comme le ton général du récit indiquent le xiv'^ siècle, et plutôt la seconde moitié que la première; mais je ne vois aucun trait qui permette de serrer de plus près la date cherchée. Il est évident, comme je Tai dit plus haut, que l'auteur connaissait le roman d'Ogier, sous une forme relativement très-récente, celle où la fée Morgue préside à la naissance du jeune enfant ^. Ce roman, qui est postérieur nonseulement au vieux poëme de Raimbert , mais même aux Enfances Ogier d'Adenet, a été d'abord rédigé en vers de douze syllabes, puis mis en prose. Du texte en vers , nous avons deux mss. 2^ et le texte en prose a été

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