UNE MAUVAISE PENSÉE. ^5S
Don Stefano rougit à cette question, car une mauvaise pensée venait de lui traverser l'esprit!...
Cependant il recueillait ses forces pour répondre au Français, lorsqu'il en fut dispensé pour le moment par l'arrivée d'un nouveau personnage.
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Ce personnage, que nous avons déjà vu à la Fête des Épis, n'était autre que don Henrique Baldicas, y Malacas, y Malticas, y Salpicas , descendant du Cid Canjpéador,
— Ne craignez rien, c'est un ami ! dit
438 MANDELA D'AVILEZ.
Stefano au lieutenant, qui voulait déjà disparaître.
Et d'Herviîliers, en se retournant vers le nouveau venu, reconnut, à ses habits extravagants, le guide qui lui avait indiqué, une heure auparavant, le chemin du village.
— Ah ! c'est vous, sefior ?
— C'est vous, monsieur?
Et don Henrique, ayant aperçu l'uniforme du volontaire constitutionnel, malgré le soin de celui-ci à refermer son manteau, lui dit à demi-voix : — Ne vou^ cachez point, vous n'avez rien à redouter de moi.
— Je n'en doute pas, sefior ! répondit le lieutenant avec un sourire.
Don Henrique, sous son attirail de soie