‹ Brune et Blonde (volume 2)Chapitre 17 sur 36 · LE PETIT- FILS DU CID. U · texte numérisé non relu

LE PETIT- FILS DU CID. U

Stefano s'élança dans le jardin, où il trouva enfin de l'air pour sa poitrine oppressée... Et, comme d'Hervilliers le suivait d'un œil inquiet, don Henrique lui dit, en se rapprochant avec mystère :

— Ayez confiance en ce jeune hidalgo : c'est un digne Castillan , monsieur... quoiqu'il ne partage pas... notre opinion!...

En parlant ainsi, don Henrique prit l'attitude d'un poltron qui révèle un secret mortel.

— Notre opinion ? répéta d'Hervilliers.

Est-ce que vous seriez, senor...

— Constitutionnel... comme vous, monsieur!... des pieds à la télé... mais en secret!... et intérieurement!... Chut ! ils sont tous carlistes dans ce village barbare! et, s'ils soupçonnaient jamais que je ne pense pas comme eux...

<« MANUELA D'AVILEZ.

— Pourquoi ne les quittez-vous point alors? dit le lieutenant; pourquoi ne vous joignez-vous pas à l'arme'e de Christine?

— Ah ! oui! je savais bien que vous alliez me dire cela...

— Je vous proposerai même de partir avec moi ce soir, seigneur Henrique...

— hnpossible ! voyez-vous. Mon ancêtre, le fameux Cid Campéador, était quelquefois pas souvent, mais quelquefois, très-prévoyant, très-doux...

— Et très-courageux, senor; le plus courageux des Espagnols!...

— Le ciel m'a donné sa douceur, sa prévoyance ..

-— Et son courage a passé à des collatéraux!... Enfin, que faites-vous pourvoira cause, illustre Castillan?...

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