LE DERNIER BOUQUET
Elle le considéra quelque leinps avec une sorte de complaisance.
Elle fit un mouvement pour le jeter à terre.
Elle s'arréla brusquement pour le regarder encore.
Enfin elle le laissa tomber en détournant la tête.
ttuU ai îronc et mjjsthe?
— Et lui aussi, Santa Maria! s'écria tout le monde avec un étonnement douloureux.
La musique cessa brusquemment de se faire entendre; un bruit de voix confuses lui succéda dans la salle; des mouvements
76 MANUEL A D'AVILEZ.
divers agitèrent la foule des moissonneurs, et Stefano se jeta, éploré, dans les bras de don Riaz.
— Quand je vous disais, mon père, s'écrial-il, quand je vous disais que j'aimais sans espoir!...
— Mon enfant! mon pauvre enfant! balbutia d'une voix étouffée le vieillard frappé au cœur.
Puis se tournant vers la maja, sans cesser de presser son fils contre sa poitrine :
— Manuela! lui dit-il avec une poignante amertume, vous n'êtes pas seulement sévère, vous êtes impitoyable ! Quand vous êtes venue, il y a huit mois, du fond de la JNavarre, orpheline abandonnée; quand je vous ai reçue ici avec joie et traitée .comme la fille de la maison, j'étais loin de penser que vous