‹ Brune et Blonde (volume 2)Chapitre 7 sur 36 · QUEL EST DONC CE MYSTERE? T · texte numérisé non relu

QUEL EST DONC CE MYSTERE? T

apporteriez chez iiu»i Ja ck)ii!eur et le désespoir... Mais enfin, vous n'êtes pas obligée de ressentir pour mon fils 1 amour que vous lui avez inspiré... bien involontairement, sans doute... Vous êtes entièrement libre, comme vous dites... E\, puisque cette liberté ne doit vous servir qu'à faire des malheureux de ceux qui vous chérissent...

Il s'interrompit, ne pouvant plus contenir ses pleurs, et il inclina sa tête blanche sur celle du jeune homme...

— Mon pauvre Stefano!... dit-il en Pembrassant avec effusion... Mais allons, repritil aussitôt d'une voix plus ferme, ne parlons plus décela, et lâchons d'avoir du courage; oublie que tu as aimé ta cousine, mon ami!...

— Jamais! murmura le majo, jamais, mon père!...

78 MANUELA D'AVILEZ.

— Souviens-toi seulement, ajouta le vieillard avec bonté, en voyant Manuela cacher dans ses deux mains son visage inondé de larmes; souviens-toi toujours qu'elle est ta cousine.... ta sœur.... comme je n'oublierai jamais, quoi qu'il arrive, qu'elle est ma nièce.... ma fille...

— Oui! s'écria Manuela, qui couvrit de baisers la main de son oncle, oui, votre fille, Pedro! ne craignez pas que je cesse jamais de mériter ce titre ; et ne me condamnez pas dans votre cœur comme une ingrate, avant d'avoir entendu ma justification...

— Votre justification? répéta Stefano, qui accueillit ce mot comme une lueur d'espérance.

— Que voulez-vous dire, ma nièce? reprit don Riaz : parlez, je vous écoute...

La maja regarda autour d'elle avec hé-

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