‹ Brune et BlondeChapitre 33 sur 35 · L'ARRIVÉE AU TORT · texte numérisé non relu

L'ARRIVÉE AU TORT

mari, ne pouvant rentrer autrement dans ses fonds.

Quant à M. et madame d'Argentières , vous vous souvenez qu'ils étaient partis pour Smyrne dans l'espoir de recueillir la succession d'un parent qui s'y était établi autrefois, et qui devait être mort sans héritiers.

La première nouvelle qu'ils apprirent en arrivant, fut que le parent n'était pas mort, mais que cela ne tarderait guère. Us se décidèrent à attendre, et employèrent le temps à gagner les bonnes grâces du vieillard ; mais ce dernier, ayant deviné sans peine le motif intéressé de ses collatéraux , leur joua le tour de les déshériter... en faveur d'une négresse de sa maison.

M. et madame d'Argentières en furent quittes pour leurs frais de passage, et ils

s'en rétournèrent comme ils étaient venus, * avec leur petite fille. — Du reste , la grosse dame eut la consolation d'être faite à la plume, sur le navire qui la remporta, par un amateur très-distingué, et beaucoup plus galant que d'Harcourt.

Bergerac séjourna un mois à Smyrne avec sa femme; puis il la ramena en France, en lui faisant visiter successivement les îles de l'Archipel, la Grèce, la Sicile, les côtes d'Italie et d'Espagne : en un mot, un voyage admirable!

— Et Albert Thorign y? m 'allez-vous dire. Ma réponse sera la dernière partie de cette histoire.

rousse.

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