SCENE III
BRUNEHAUT, VANACAIREî
■ ■ VANACAIRE.
' ’ Ils déposent les armes!
Je le savais déjà. .. 1 , ' • ' A . ‘ / !
; .....''VANACAIRE., .
, . Renversant votre espoir, • :
Ce jour fatal.’...., > i
Ce jour affermit mon pouvoi\ ' > . > • Ils s’unissent ! Je sais que ma perte s’apprête] . •* **
Je vois l’épais nuage amassé sur ma tête !
• * Il se noircit, s’étend !...^C!est peu de le chasseo'] ^ Sur le JiB cjU»J^hais je ^ux.le repousser. ' ‘-j • , '
^ Ici, vers là fronti^e, vnjtel dessein m’attirel * .
' V ous dans mes secrets en tout tems f’gi faitUrd]
Sachez quel vaste plan je viens de méditer . . |||
Et que voÇre secours m’aide à l’exéooter. - ' . f
De l'ain^de mesllls la prompte indépendance ‘
Tprop tard me révéla'roa fatale impnrdqnce : ..
lo BRÜNEHAUT.
3 avais ouvert ses yeux sur les devoirs d’un roi ;
De mes propres leçons il s’arma contre moi.
Sur mes vrais intérêts ma chûte enfin m’éclaire ; Asservissons Thierry par un moyen contraire;
Faisons-le criminel pour mieux me l’attacher,
Et que Théodebert tremble de m’approcher.
VANACAIHE. .
Sur la perte d'un fils arrêtant sa pensée ,
Sa mère , sans effroi, pourrait....
BKUNEHAUT.
Il m'a chassée.
VANACAIRE.
Mais ce jeime Thierry....
Va fiémir, et soudain,
Tendre à ses premiers fers une servile main.
VANACAIRE. ' '
Cependant à régner il s’enhardit, madame ;
La dépendance , enfin , semble irriter son ame ;
De toutes les vertus qui forment les grands rois.
Le germe est dans son cœur (lo); s’il recouvrait ses droits, S’il osait....
Lui !...
VANACA'lRE.
Je crains quelques nouveaux orages.
£h bien! les grands périls plaisent aux grands courages. Quatre ans j’aurais lutté contre un fils odieux ,
Pour orner son triomphe et rougir à ses yeux !
Ce fils , ses vils flatteurs , cette jeune Audovère ,
Pourraient humilier une reine ! une mère t