ACTE I, SCENE III.' ii
i« La voilà, diraient-ils, nous l’avons fait tomber. »
Et moi, sous tant d’affronts il faudrait me courber ! Vanacaire , U faudrait, dans un honteux silence.
Du plus juste courroux cacher la violence.
Ah! de sanglans mépris lâchement s’abreuver.
C’est mériter la mort!... souvent c’est la trouver. Thierry, s’il ne craint plus, sera bientôt à craindre;
Ne lui révélons pas que son bras peut m’atteindre.
Si sa mère, une fois, recule devant lui,
D’un pouvoir emprunté le vain fantôme a fui.
Mais si, par un grand coup , ma puissance l’étonne, . L’esclave à ma puissance , en tremblant , s’abandonne. , L’audace est un rempart, et rarement le sort A qui ne la craint point fait rencontrer la mort.
Que dis-je? et quel moment pour braver ma colère!
En quel tems à TJiierry fus-je autant nécessaire ? ;
A peine il reparaît au sein de ses états,
Qu’un soin nouveau l’appelle à de nouveaux combats.
Un puissant ennemi menace sa couronne ;
Des plaines de finissons aux rives de l’Yonne,
La vengeance à la main, contre lui, contre nous, Marche à grands pas Clotaire.
VANACAIRE.
O ciel ! que dites-vous?
Ce fils de Frédégonde, astucieux, barbare !
Oui; la seule frontière à présent nous sépare ;
Ces murs sont menacés; j’ai des avis certains. Maintenant, jusqu'au bout, comiaissez mes desseins : Dans ses chaînes Thierry ne peut plus se débattre,
Ou s’il l’osait, je tiens un moyen de l’abattre,
De l’effrayer du moins, et de me soutenir.
là • BRUNEH
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Lequel? - ' ' ‘