‹ Brunes et blondesChapitre 15 sur 42 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les Précédents, Joseph, encombré d’hortensias.

JOSEPH, sans les voir il pose les fleurs sur la table. — Ollf ! ail! tll

n’aimes pas les hortensias, eh bien ! en voilà un peu.

horace, riant. — Ah! ça, Joseph, quelle moisson nous apportes-tu là ? (a Georges.) Connais-tu des fleurs plus ridicules que ça, toi ?

Georges. — C'est le camélia du Directoire, les boiteuses s’en servaient pour rétablir l’équilibre...

Joseph, balbutiant. — Dam ! Monsieur, c’était pour mettre dans ces vases que Madame...

horace. — Oh ! si c’est ma femme, va, va, mets-cn partout, je n’ai rien à dire.

Georges, ému. — Ah! c’est madame de Vaudrey?

Joseph, ahuri. — Oui, Monsieur, c’est-à-dire... (a part.)

Eh bien ! qu’est-ce qu’ils ont donc, qu’est-ce qu’ils ont ? Georges, à part. — C’est trop fleuri pour un sarcasme.

BnUNES ET BLONDES.

(Haut.) Dis donc, tu étais content de ton jeu, n’est-ce pas ?

horace. — Très-content.

Georges. — Eh bien ! c’est singulier, je suis enchanté du mien.

horace. — Ah ! ce cher Georges, vraiment? Alors nous gagnerons tous les deux.

Georges, sortant. — Oui, mais gagnera bien qui gagnera le premier.

horace. — Mais, je vais avec toi, chez ta tante. (a Joseph.) Attends-moi là, Joseph, je reviens à l’instant,

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