‹ Bruxelles à travers les âgesChapitre 13 sur 192 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

appartements couverts de ces tapis de haute-lice de Bruxelles et des cuirs dorés d'Ypres et de Malines, si célèbres et si recherchés aux xve et xvie siècles. Une simple couche de badigeon, parfois une boiserie, constituait l'unique décoration des murailles. Les cheminées mêmes paraissent avoir été d'un usage peu commun dans les maisons ordinaires avant le xve siècle. On réservait le luxe pour les édifices publics, les maisons des grands seigneurs et des gildes ou corporations de métiers (i).

L'usage si commode de numéroter les demeures était inconnu jadis. Chacune avait son nom particulier : celui d'un saint, d'une fleur ou d'un animal, et à défaut d'une dénomination particulière, se désignait d'après le voisinage d'une habitation connue. On disait « un tel, vis-à-vis de la Grue - tel autre, à coté de l'Agneau -. Toutes les maisons de la Grand'Place à l'époque de la construction de l'hôtel de ville et assez longtemps après, eurent ainsi leurs noms de baptême. Le tableau ci-dessous les représente, sauf correction, dans leur ordre primitif:

fi

L'Henni

Le Meynuert Steen.

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