TROISIÈME JOURNÉE, SAMEDI 25 SEPTEMBRE
Vers quatre heures du matin, quelques coups de fusil se firent entendre. Des grenadiers sortis à la dérobée du Parc et du palais du roi essayèrent de pénétrer, par la terrasse, dans M hôtel de Belle-Vue; ils y croyaient tout le monde endormi. Mais les braves qui gardaient ce poste leur prouvèrent qu'ils veillaient, et leur feu força bientôt les soldats à la retraite en leur faisant perdre plusieurs hommes.
Au lever du soleil, on put voir que les troupes occupaient toujours les mêmes positions que la veille au soir. Pendant cette deuxième nuit, elles n'avaient tenté aucun mouvement pour reconnaitre ou pour enlever les postes de bourgeois, bien que ceux-ci fussent toujours insuffisamment gardés; elles n'avaient fait que d'insignifiants progrès dans les rues de Namur, de l'Orangerie et de Louvain.
Dès six heures, la ligne de défense s'était insensiblement regarnie de tirailleurs, et
(i) Van Halen s'attacha comme aides de camp deux officiers espagnols, ses amis, MM. Urcullo et Verloe.