‹ Bruxelles à travers les âgesChapitre 158 sur 192 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

« Des relations avec l'étranger, nous n'avons pas cru devoir en établir, dans les circonstances où se trouvaient et ha nation et nous-mêmes. Nous savions d'ailleurs, à n'en pouvoir douter, et nous pouvons vous en donner l'assurance positive, que le principe de non-intervention serait strictement maintenu à notre égard. Nous jugeâmes donc que la libre Belgique devait fonder son indépendance par ses propres

Funérailles de Jenneval, Auteur île la brabançonne, et de ses compagnons, morts au champ d'honneur, le 24 octobre i83o. Fac-similé d'un dessin de Madou, communique par M Hippert.

forces, toujours prête à les tourner contre quiconque voudrait entraver ce droit sacré.

« Depuis que nous avions pris cette résolution, nous avons reçu des cinq grandes puissances des communications récentes et officielles dont nous sommes heureux de pouvoir vous faire part en ce jour solennel : ces communications confirment pleinement les assurances précédemment données et nous font espérer, avec la cessation prochaine des hostilités, l'évacuation, sans condition aucune, de tout le territoire de la Belgique.

- Messieurs, vous allez achever et consolider votre ouvrage : fonder l'édifice de notre prospérité future sur les principes de la liberté de tous, de l'égalité de tous devant la loi, et de l'économie la plus sévère. Que le peuple soit appelé à profiter de notre révolution : les charges de l'État diminuées dans la proportion de ses vrais

besoins, le salaire des fonctionnaires publics réduit de manière à ne plus être que la juste indemnité du temps et des talents qu'ils consacrent à la patrie, enfin la suppression des emplois inutiles et de ces nombreuses pensions, trop souvent accordées à la servilité, vous mettront à même de consommer l'œuvre de notre régénération nationale.

- Et nous, messieurs, en quelque position que nous soyons placés, nous soutiendrons de tous nos vœux, de tous nos moyens, de tous nos efforts cette œuvre patriotique, trop heureux, après son entier succès, de nous confondre dans les rangs de ce peuple, qui aura tout à la fois vaincu et assuré les bienfaits de la victoire.

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