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CHAPITRE X

pour leur porter secours, et enfin à recueillir et à examiner les titres des citoyens qui avaient droit, soit à des récompenses honorifiques ou pécuniaires, soit à la pension.

PELSENEER (Guillaume), membre de la commission des hôpitaux et ambulances, à Bruxelles. Contribua à organiser et surveiller les ambulances, à recevoir les dons patriotiques en nature et en espèces, à les répartir aux familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans les combats soutenus pour la cause de l'indépendance, à pourvoir aux besoins des blessés, à faire des enquêtes sur leur position ou sur celle de leurs parents pour leur porter secours, et enfin à recueillir et à examiner les titres des citoyens qui avaient droit, soit à des récompenses honorifiques ou pécuniaires, soit à la pension.

PELSENER (Julien-Adolphe), employé au ministère de l'intérieur, à Bruxelles. Un des promoteurs du mouvement national à Bruxelles, il lut sur la Grand'Place, le 19 septembre i83o, une proclamation appelant la population aux armes; pendant les combats livrés aux abords du Parc, le 25, il s'avança à plusieurs reprises, le drapeau national à la main, jusqu'à la grille, en face de l'hôtel de Galles, et coopéra à recruter un des premiers corps de volontaires formés après les quatre journées.

PERLAU (Charles), employé aux archives, à Bruxelles. Premier combattant de la rue du Marais, il releva, sous le feu des Hollandais, un volontaire blessé mortellement, s'élança au delà de la barricade et attaqua l'ennemi à découvert sur les boulevards.

PERRIN, négociant, à Bruxelles. Employé près de la commission administrative et du gouvernement provisoire, dès leur installation; s'acquitta avec le dévouement le plus absolu des diverses missions qui lui furent confiées.

PESEZ (Pierre-Michel), négociant, à Paris. Un des promoteurs du mouvement qui éclata, dans la nuit du 25 au 26 août i83o, à Bruxelles. Il prit part, à la tête d'une compagnie, à l'affaire de Dieghem, où il fut atteint d'un coup de feu à la joue gauche, contribua à la défense, pendant les quatre journées, du poste du Pachéco.

PIETTE (Charles-Thérèse-Fortuné), lieutenant au 5e régiment de ligne. Se fit remarquer par sa bravoure dans les quatre journées de Bruxelles; le 26 septembre, il pénétra à diverses reprises dans le Parc.

PIETTE (Louis-Joseph), sergent au io° régiment d'infanterie. Volontaire liégeois. Un des dix volontaires qui, après avoir combattu à la porte de Schaerbeek, le 23 septembre i83o, au matin, se retirèrent à l'Observatoire et résistèrent une partie de la journée aux attaques des troupes ennemies.

PINCKERS (Charles-Joseph), brigadierde gendarmerie, à Maeseyck. Blessé par une décharge de mitraille, à la poitrine, au bras et à la jambe, le i.\ septembre i83o. il continua à combattre; les 25 et 26, il s'élança dans le Parc.

PITRAEZE (J.-B.-J.), cordonnier, à Bruxelles. Il eut son fils tué à ses côtés, en pénétrant dans le Parc, le 26 septembre i83o, au matin.

PLAET (Pierre), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à l'épaule gauche, le 23 septembre i83o, en combattant place Royale.

PLAISANT (Isidore), procureur général près la cour de cassation, à Bruxelles, Il accepta du gouvernement provisoire, sous le canon de l'ennemi, les fonctions difficiles d'administrateur général de la sûreté publique.

PLAMONT (Ferdinand), gendarme, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu au pied gauche, le 26 septembre i83o, en combattant rue Verte.

PLANCHON (Jean-Joseph), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 24 septembre i83o, en combattant place Royale.

PLASSCHAERT (Joseph-Eugène-Albert-Emmanuel), commerçant, à Soignies. Commandant des volontaires de Soignies, il se fit remarquer par sa bravoure dans les combats soutenus, les 25 et 26 septembre i83o, à Bruxelles.

PLETINCKX, colonel commandant la place de Namur. Il contribua à propager l'élan national et à organiser la résistance armée ; il fut chargé, pendant la journée du 25 septembre i83o, de diriger la défense des rues de Louvain et de l'Orangerie; à la fin de cette journée, il fut fait prisonnier et conduit à Anvers.

PLOUCHARD (Pierre-Joseph), tisserand, à Brainele-Comte. Blessé d'un coup de feu qui lui fracassa la mâchoire inférieure, le 25 septembre i83o.

POLLART (Louis), à Tournai. Signalé parmi les volontaires tournaisiens pour la bravoure qu'il déploya dans les quatre journées de Bruxelles, à la prise de Venloo et sous les murs de Maestricht. Il fit toute la campagne à ses frais et voulut rester simple volontaire.

PONCELET (Jean-Joseph), pharmacien, à Philippeville. Après avoir combattu avec distinction pendant les quatre journées de Bruxelles, il retourna à Philippeville et coopéra puissamment au mouvement national qui y éclata, le 3o septembre i83o.

PONCELET (François), lieutenant au 2e régiment d'infanterie. Fit sonner le tocsin à Binche et aux environs, et fit un appel aux habitants, dès les premiers jours de septembre i83o. Il combattit à Bruxelles, en qualité de lieutenant d'une compagnie de volontaires organisés et armés par ses soins. Il assista aux combats livrés sur la ligne de Bruxelles à Anvers.

POPELIER (Jean-Bapt.), maître serrurier, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 26 septembre i83o, en combattant dans le Parc.

POUILLON (Louis-Désiré), avoué, à Charleroi. Malgré l'arrivée inattendue d'un renfort de troupes hollandaises dans la citadelle de Charleroi, le i5 septembre i83o, il maintint le drapeau brabançon arboré au poste bourgeois dont il avait le commandement dans cette citadelle. Il se fit remarquer dans les quatre journées de Bruxelles.

POUSSET (Philippe), docteur en médecine, à Bruxelles. Il relevait et pansait les blessés, sous le feu de l'ennemi, à la barricade de l'hôtel de Belle-Vue et à la Montagne-du-Parc ; établit une ambulance Montagne de la Cour.

PROESMAN (Henri), lieutenant au 10e régiment d'infanterie Se fit remarquer dans le corps de volontaires liégeois arrivé au secours de Bruxelles, dès le 7 septembre i83o, et qui, après avoir propagé le mouvement national dans les communes qu'il traversa, contribua fortement à le soutenir

au sein de la capitale; il se distingua à Dieghem, pendant les quatre journées, et fit partie de l'expédition envoyée par le gouvernement provisoire dans le Hainaut pour y maintenir l'ordre.

PUTTAERT (Mathieu), soldat, ire compagnie sédentaire. Blessé d'un coup de feu au bras droit, le 24 septembre i83o, en combattant place Royale.

PUTTEMANS (Michel), coiffeur, à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la tête, le 25 septembre i83o, en combattant rue de Namur.

QUINTIN, horloger, à Lessines (Hainaut). Blessé d'un coup de feu à la main droite, le 25 septembre i83o, en combattant rue Royale.

RAES (Pierre-Joseph), ouvrier menuisier, à Liège. Blessé au pied gauche, le 25 septembre i83o, en servant la pièce de canon n° 2, place Royale, il s'arma d'un fusil et continua à combattre parmi les tirailleurs.

RAEYMAEKERS (Jean-Félix), à Bruxelles. Blessé d'un coup de feu à la jambe droite, le 26 août i83o, place du Sablon.

RAIKEM (Antoine), capitaine au 12e régiment d infanterie. Répondant à l'appel national, il vint se ranger sous le drapeau de l'indépendance, arbora, le 19 septembre i83o, à Sotteghem et dans plusieurs communes environnantes, les couleurs belges, et afficha à Menin des proclamations insurrectionnelles ; arriva, le 26, à Bruxelles, à la tête d'un détachement de volontaires.

RAMOUX (Nicolas-Antoine), à Liège. Porte-drapeau des volontaires liégeois; le 26 septembre i83o, au matin, il fut atteint d'un coup de feu au bras et à la jambe droite, en plantant son drapeau à la grille du Parc.

RANWET (Louis-Joseph) père, membre de la commission des récompenses honorifiques, à Bruxelles. Nommé, dès le 28 septembre i83o, membre de la commission des hôpitaux et ambulances, il contribua activement à organiser cette branche du service, et rendit encore des services nombreux en sa qualité de membre de cette commission.

RANWET (Louis), juge d instruction, à Bruxelles. L'un des hommes qui, par leur influence et leur patriotisme, contribuèrent à développer l'esprit national et à organiser la résistance aux actes oppressifs du gouvernement déchu. Dans les premiers jours de septembre i83o, il somma le comité de sûreté publique de mettre les armes aux maius du peuple, remplit, le 26, la mission de faire mettre à la disposition du gouvernement provisoire les fonds provenant des recettes des contributions.

RAYÉE (Grégoire), à Waterloo. Blessé d'un coup de feu au genou gauche, le 25 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.

RAYÉE (Philippe-Joseph), journalier, à Waterloo. Blessé d'un coup de feu au bras droit, le 25 septembre i83o, en combattant Montagne-du-Parc.

RAYEMAECKER (Henri-Joseph-Désiré), lieutenant au io° régiment d'infanterie. Il partit de Charleroi, à la tête des volontaires de Jumet, assista aux combats livrés aux abords du Parc, et y fut blessé d'un coup de feu à la jambe gauche, le 24 septembre i83o.

REABLE (Sébastien), lieutenant au Ier régiment de chasseurs à pied. Il combattit à la tête de quelques volontaires, à Zellick, le 22 septembre i83o, et, le 23, à la porte de Schaerbeek ; il s'élança, les 25 et 26, suivi de quelques hommes, dans le centre du Parc; ayant eu, le 25, plusieurs hommes blessés à ses côtés, il en chargea un sur ses épaules, le mit hors de danger et rentra dans le Parc, où il se distingua par sa bravoure.

RENARD (Thomas-Jos.), maréchal des logis trompette au Ier régiment de lanciers. Un des premiers combattants de la plate-forme du café de l'Empereur, le 23 septembre i83o, au matin; il y reçut un coup de feu à la main droite, le 25, dans la matinée.

RENARD (Amédée), ex -capitaine des partisans, à Bruxelles. Dès l'origine du mouvement national, sa maison devint le point de ralliement des patriotes de Tournai ; il fut le premier habitant qui se décora des couleurs belges ; le 21 septembre i83o, il arriva au secours de Bruxelles à la tête d'une vingtaine de jeunes gens; devant Maestricht, il prit le commandement de la compagnie tournaisienne.

RENARD (Bruno), capitaine d'état-major. Il donna sa démission au gouvernement déchu pour se joindre à ses compatriotes ; le 17 septembre i83o, décoré des couleurs nationales, il poussa une reconnaissance jusqu'au centre des cantonnements de l'ennemi à Vilvorde; un des premiers combattants de la plate-forme du café de l'Empereur, le 23 septembre i83o, au matin; commandant de la compagnie tournaisienne à la prise de Venloo.

• RENARD (Eugène), lieutenant au ier régiment de chasseurs à cheval. Volontaire tournaisien ; un des premiers combattants de la plate-forme du café de l'Empereur, le 23 septembre i83o, au matin; le 26, il pénétra à plusieurs reprises dans le Parc.

RENARD (Henri-Joseph), capitaine au Ier régiment d'infanterie. Parti de Liège pour Bruxelles avec la première expédition liégeoise, le 2 septembre i83o, il prit une part active à tous les événements de la révolution dans la capitale, se distingua par son courage à la sortie de Dieghem, deux jours avant l'entrée des Hollandais, et pendant les quatre journées.

RENAUD (Antoine), tisserand, à Fleurus. Volontaire de Fleurus, blessé d'un coup de baïonnette en désarmant la brigade de maréchaussée de Waterloo, arriva à Bruxelles, et, le 26 septembre i83o, pénétra dans le Parc où il se maintint, malgré le feu de l'ennemi.

RENOZ (Prosper-Auguste-Isidore-Benjamin-Joseph), capitaine d'état -major. Accompagné d'un seul bourgeois armé, il amena de Liège à Bruxelles, dans les premiers jours de septembre, deux pièces de canon qui servirent à la défense de la capitale.

RITTER (Henri), sous-lieutenant des partisans. Atteint d'un coup de feu à la main gauche, le 23 septembre i83o, en combattant rue de Louvain, à Bruxelles.

ROBERT (Eugène-Louis-François), employé au ministère de l'intérieur, à Bruxelles. Il fut un des premiers combattants de la plate-forme du café de l'Empereur, le 23 septembre i83o, au matin; le 25, il se précipita, seul, dans le Parc; à l'affaire de Meerbeek, le 28, il fut atteint d'un coup de feu à la poitrine.

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