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CHAPITRE VII

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du premier bourgmestre et du conseiller pensionnaire de Bruxelles, du premier bourgmestre et d'un conseiller pensionnaire d'Anvers.

Le greffier des États, qui était en même temps leur conseiller pensionnaire, intervenait aux assemblées générales ainsi qu'aux réunions des députés; il proposait les affaires et rédigeait les procès-verbaux, mais il n'avait pas voix consultative.

Enfin les États désignaient un receveur principal dans chacune des villes de Louvain, de Bruxelles et d'Anvers, et c'est à lui que les receveurs communaux payaient leurs impositions.

On a vu plus haut que les États siégeaient à l'hôtel de ville. Le conseil de Brabant tenait tout d'abord ses séances dans l'hôtel Van den Bisdomme (hôtel de l'Évêché?), au bas de la Montagne du Parc, rebâti par ordre du magistrat au xviie siècle. Pour se rendre un compte exact de l'emplacement de la chancellerie au xvic siècle, il faut consulter le plan de 1672 (t. Ier, p. 56). La Montagne du Parc n'existait pas à cette époque. Il y avait là un cimetière (le cimetière Saint- Martin) contigu au refuge de l'abbaye de Parcq, qui émigra plus tard vers la rue Ducale, et d'où la rue du Cimetière Saint-Martin, plus tard la rue du Parchemin, descendait au Marché-au-Bois. Puis du côté de Sainte-Gudulc, en quelque sorte adossé aux remparts de la première enceinte, s'élevait le vaste hôtel du chancelier. Sur le plan de 171 1 nous voyons l'hôtel du conseil de Brabant, reconstruit en 1684, à l'angle de la rue du Parchemin, à l'endroit où se trouve aujourd'hui l'hôtel du prince de Chimai. Enfin, en 1779, lors de la transformation du quartier du Parc, le prince

5ERENISSIMVS PRINCEPS BELCARVM ET BVRGVN

IOANNES AVSTRIACVS IONVM CVBERNATOR

Don Juan i/Autrichh, gouverneur propriétaire des Pays-Bas, en 1670. Ce Don Juan était un (ils naturel de Philippe IV, roi d'Espagne.

de Stahremberg posa, dans la rue de la Loi, alors la rue de Brabant, la. première pierre de l'édifice qui devait s'appeler un jour le Palais de la Nation. Les terrains affectés à cette construction étaient en partie des dépendances de l'ancien Parc et de la maison de Charles-Quint, en partie la propriété du sieur de l'Escaille (i). Dans la première pierre de l'édifice on scella une boîte en plomb contenant des médailles à l'effigie de Marie-Thérèse, et sur une lame de cuivre on grava l'inscription suivante :

Le Palais des états généraux, sous le roi Guillaume. — Fac-similé d'une estampe du Voyage pittoresque dans les Pays-Bas-

Impcrante Maria Theresia Aug. Duce Loth. Brab. Lnnb. Marchione S. Imp. Carolc- Alexandro Lotharingo Equit. Teut. sup. Mag. Belgii prœfecto Senatus Popuhisque Bruxellensis Jianc Legum Basilicam, Brabantis consociatisque populis juridicando sacram, quum pristina, quœ in antiquo urbis ambitu sita erat, vetustate collaberetur, in hoc pomerio pecunicc publico a fundamentis extrui curavit, Georgius Adanius S. R. I. princeps a Stahrembergh filen. cum potest. Belgicar. prov. administr. primum lapident posait in Kal. sept. MDCCLXXIX. Josepho de Crumpipen Brabantiœ canccllario (2). La construction,

(1) Henné et Wauters, III, p. 342. Ce sieur de l'Escaille (Charles-Louis-François-Michel), décédé en 1794, qui rit bâtir l'hôtel actuel du ministère de la guerre, appelé primitivement ïhdtel de Galles, était le père du colonel de l'Escaille, mort en 1842, gouverneur militaire de la Flandre occidentale.

(2) Ibid., p. 343.

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