LE TROMPETTE
Le veilleur de nuit de leglise de Notre-Dame de la Chapelle. Fac-similé d'une ancienne estampe communiquée par M. Schoy.
laitage, le beurre étaient exclus de la table, et tous les mets étaient préparés à l'huile et au vinaigre. Les enfants étaient enchantés de pouvoir se régaler d'excellent sirop, résidu incristallisable de la canne à sucre.
« Pendant tout le carême la viande était proscrite les mercredis, les vendredis et les samedis, et personne ne s'avisait de manger quoi que ce fût avant le dîner qui se servait généralement de midi à une heure.
Bal masqué a Bruxelles.
Fac-similé d'une lithographie de J. Madou.
- La mi-carême était un jour de relâche ; ce jour-là les enfants recevaient les derniers jouets de l'hiver; mais, le lendemain, le jeûne recommençait de plus belle et l'on arrivait ainsi à grand'peine à la semaine sainte pendant laquelle la viande était proscrite du lundi au samedi inclusivement, outre que, le vendredi, le régime du mercredi des Cendres était ordonné.
« Pendant les jours de cette semaine, on voyait se dirigeant vers les églises des files d'hommes et de femmes, de femmes surtout revêtues de leurs failles, chacun ayant à cœur de remplir ses devoirs religieux, de se confesser et de recevoir le sacrement de la communion.
» J'oubliais le Jeudi-saint. Ce jour-là était un jour de fête pour la bonne bourgeoisie, mais une fête sut generis. Dans ces temps déjà loin de nous, pendant le carême il était interdit de faire plus d'un repas complet par jour. Donc, voulant faire la cène le soir, on se contentait, au repas de midi, de manger deux ou trois tartines de pain