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L'AVENUE LOUISE. — LE MUSÉE D'AR^IURES

plus tard Guillaume II. à la bataille des Quatre-Bras, où il fut blessé.

Une très belle demi-armure de reître. travail de Nuremberg, de la seconde moitié du xvi'' siècle, est magnifiquement décorée de fleurs et de palmes sur fond noir. Une cuirasse avec casque, en acier bleui, à clous dorés, passe pour avoir appartenu à Gustave-Adolphe, roi de Suède.

Une paire de gantelets à fond noir avec ornements dorés et gravés, auxquels manquent les doigts, provient de l'ancienne collection intpériale

Le musce royal d'armures (salle du premier étage'

et fit partie d'une armure de Charles-Ouint. Un gantelet non moins riche, de même provenance, appartint à l'archiduc Albert.

Épaves, aussi, de l'ancienne collection impériale, la dépouille des chevaux d'Albert et Isal3elle. Le premier de ces petits genêts d'Espagne, encore très richement bardé . servit de monture à l'Archiduc à son entrée à Bruxelles. Une longue inscription en espagnol nous apprend que nous sommes en présence de Noble, le cheval de bataille d'Albert d'Autriche au mémorable siège d'(3stende. « J'ai porté autrefois l'archiduc x-Vlbert, dit la tabelle, alors qu'auprès d'Ostende sévissaient les fureurs de Mars. Tandis qu'il combattait, je l'ai dérobé aux armes des ennemis, car lui ou moi nous devions périr. C'est moi surtout que poursui-

BRUXEI.LES

vaienl les sdlelats. parce qu'ils voyaient sur mon front, blanc comme neioe, sélever une crinière blanche commc^ la clievelure dune vierge... J'échappai, je tirai mon cavalier du danger, et il me ramena sans blessure... Mais, jour j)our jour, un an a])r('s. moi A'ohic, je péris. Contemplez ce que j'étais ! » l^ffectivement, le fier coursier ])orte à Vencolure la trace d'une balle. Xous ne saurions dire où il trouva sa fin. mais, pour sur, l'archiduc Albert eut un cheval précieux capturé à Nieuport et qui devint la jiropriété de Maurice de Nassau. On voit même son portrait au musée d'Amsterdam.

].a collection des épées, des dagaies, des miséricordes, celle, aussi, des lances et des i^ertuisanes. contient des ]:)ièces d(^ ]iremier ordre. Plus

Ancienne bouclie à teu.

de quarante-cinq épées sont de ])r()venance espagnole, portent la marque des armuriers les plus fameux du XV i'" siècle, et sont, en outre, pourvues de gardes ouvragées d'un si délicieux travail ({uà peine songe-t-on à la besogne meurtrière qu'elles eurent pour objet d'accomplir. On en montre une, sortie des mains de Lopez .Vguado. l'armurier de l'Empereur et le plus réputé des ouvriers de Tolède.

Les é])ées de ])rovenance italienne et aUemande. au noml^re d'une c(;ntaine. sont fréciuemment de valeur artisticjue sérieuse, aussi.

La salle (hi ])remier étage est pourvue d'une btdle cheminée de la Renaissance et Von y jjeut admirer aussi une porte d'un travail de sculpture exquis, ])r()venant de l'ancienne maison des Poissonniers de Bruxelles. L'encadrement de pierre est orné de poissons et de crustacés d'un travail dont la délicatesse et l'ingénieux agencement fait songer aux beaux motifs du palais d'Amsterdam où le fameux Ouellin laissa ses merv^eilles.

Au second étage sont exposés les armes d'époque moins reculée, les souvenirs personnels, uniformes, équipements militaires, décorations.

r/AVEXUE LOUISE

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