LES Q U A R T I !•: R S D V. 1/ F. S T
des foules par des exhibitions ])rivées dans des loraux obligeamment mis à sa disposition et assez vastes ])our lui servir d'atelier.
Styliste brillant, il exposa ses idées dans ]>lus d"un érrit où se révèle un penseur. Ce fut, pourrait-on dire, un autre Chenavard. que la grandeur des aspirations emporta dans l'incommensurable, et dont les excentricités mêmes n'étaient ])as sans ncjblesse. Son a]:)préciation du rôle de l'artiste, fort élevée sans doute, tenait du ]Kiradoxe. De tout cela ses œuvres témoio-nent abondammcmt
Ptiotu Neurdein.
Le musée Wiertz.
Ce fut en 1850 que. sur l'initiative du ministre Rogier. l'État crut devoir donner à cet inassimilable et une habitati(m et un atelier aux confins du quartier Léopold. alors en voie de création. A la mort de l'artiste, ses œuvres resteraient à l'Etat. Telle est l'origine de ce musée où se confondent en un même tout des pages empreintes d'une vraie grandeur de conception et des bizarreries cj^ui amoindrissent quelque peu leur auteur et tendent à prouver c|u'il fut. jusqu'à sa mort, arrivée en 1865, un romantique attardé.
On trouve dans son atelier, des ]3eintures fi l'huile et d'autres produites par un procédé de peinture mate dc^nt l'artiste était l'inventeur. Il rêvait de les voir se substituer à la fresque. ])our la décoration monumentale, genre dont il était un partisan convaincu. On y voit également, un petit
136 lîRUXKI.LKS
nombre de sculptures, enfin cjuelques souvenirs personnels, mallieureusement mal présentés.
il V a là le nias(|ue de Tarlisle, moulé après sa mort, sa ])alette. ses pinceaux, des essais de gravure sur bois, etc.
Une visite à cet atelier gardant si profondément lemprcintL' de celui qui y passa les plus fécondes années de son existence, où naquirent des pages comme celle ([u'il intitulait l^ii grûinl de la terre et d'autres encore, laisse rarement de donner au visiteur une impression ])rotonde. A noter que le .Musée Wiertz est, j)armi ceux de Bruxelles, c(dui où affluent le plus d'étrangers.
C'est dans l'ancienne habitation de Wiertz que finit ses jours, en 1883. le pojjvdaire romancier flamand Henri Conscience, à qui llùat en avait concédé l'occupation avec le titre de conservateur du musée.
].a rue Wiertz s'amorce à la rue lielliard. Suivant le trottoir, vers l'est, on se trouve bientôt à l'entrée du Parc l.éopold, précédemment un jardin zoologique. Dans le parc s'élèvent diverses constructions élégantes, annexes de l'Université de Bruxelles, laboratoires dus à la libéralité de quelques généreux amis de la science. Il y a là, notamment, des instituts de biologie, d'anatomie et d'histologie, de sociologie, l'Ecole des sciences commerciales. Les pavillons cjui les abritent, extrêmement remarquables, sluirmonisent à merveille avec le milieu verdoyant oîi ils s'élèvent et eur distribution est parfaite.
Sur le i)lateau, d'où la vue s'étend sur de lointains horizons, est situé le Musée royal d'histoire naturelle. Érigé de 1898 à 1905 sur les plans de l'architecte Janlet, la galerie à laquelle donne accès le porche de l'aile droite, est un modèle de bon goût et d'ingénieuse disposition. La lumière largement répandue et l'accès facile des galeries, contribuent au grand agrément de la visite des collections.
Celles-ci où, naturellement, figurent des spécimens nombreux de la faune historique, tirent néanmoins leur exceptionnel intérêt des collections de la période préhistorique formées par le produit des fouilles opérées sur le territoire national et qui, nul ne l'ignore, firent apparaître au jour des spécimens rivalisant avec les plus beaux qui soient en Europe, sans en excepter même le Dinothérium et le Mégathérium. Aussi bien le visiteur survenant dans cette galerie, n'a besoin d'aucun avertissement pour être frappé de l'extraordinaire importance des restes fossiles recueillis dans les couches géologiques, dans les terrains d'alluvion des environs d'Anvers, comme dans les charbonnaees du Ilainaut. Voici le Mammouth de