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LKS QUARTIERS DE LEST

Lierre, le Rhinocéros Tichorinus, exhumé ;i Xaniur. les bois de cerf géants de Tào-e du Mammouth, trouvés à Duffel Anvers ; un Crâne de Morse, trouvé à Heyst. en 1897; le Miosiren de Boom, mammifère marin, comme le Haliterium découvert à Steendorp : une Tortue immense de Boom, une autre trouvée dans le Limbourg. puis les crocodiles gigantesc[ues : le Champsosaure à front déprimé, trouvé à Krf[uelinnes. le Mosasaure de 3Iaestricht. le Hainausaure. de Baudour. Dans La même exploitation de phosphates fut trouvé, à Ciply. le tronc de Taxidée, por-

\'ue prise dans le parc Léopold.

tant encore adhérentes de petites coquilles marines, contemporain des cétacés des environs d'Anvers.

31ais ce qui fait l'orgueil du musée d'Histoire Naturelle, et vraiment constitue une conquête, est l'ensemble de ses squelettes d'Iguanodon 3lantelli. mais surtout Bernissartensis. Il y a là comme un bataillon de ces monstres aux fantastiques carcasses, c^u'on dirait nés de 1 imagination d'un Jérôme Bosch ou d'un Callotl

C'est en 1877 que fut découvert, dans le charbonnage de Bernissart, entre Mons et Tournai, à 322 mètres de profondeur, tout un gisement d'Iguanodons 1 Les fouilles durèrent trois ans et produisirent vingt-neuf types, plus cinq crocodiles, cinq tortues, une salamandre, et environ deux mille poissons et quatre mille plantes fossiles. Iguanodon signifie

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animal à dents d'iguane, lézard de rAniéri.|uc lr(.])ieale. Les individus appartenant à cette rare attei^-nenl iusi|u"a dix inélres de Inn^. sur cinti inètresd(^ haut. Les lo-uanodons sont des re])liles. Leurs hras. notablement ])lus eourts que les jaml)es, se terminent pai- une main jiourvue de cimi doi<'-ts; les pieds n'en ont tpie ([uatre. dont trois servant à la. marche. Herbivores, comme le montrent leurs dents, ces monstres étaient bipèdes et. à les voir dressés, comme ils le sont au .Musée de J^ruxelles. on sono-e H quehpie immense kani^ourou.

Les Iguanodons au musée royal d'histoire naturelle.

Seulement, il \- a lieu (rol)server que si rjnuanodoii était ])ourvu d'une queue dévelop])ée. cette queue ne lui servait ])as de soutien comme chez le kangourou.

Dès longtenijjs on avait relevé, ]jrès de llastings. en Angleterre, la trace (Tun pas qui ])araissait être celui d'un oiseau gigantesque: c'était en réalité la trace de l'Iguanodon, ceci permit d'étaljlir ([ue l'animal ne marchait que sur les pieds et que sa queue ne touchait pas le sol. Bref, on a pu iirriver d'une manière assez précise à se renseigner sur les allures <lu monstre, connu des naturalistes, mais dont les découvertes de Bernissart ont fixé l'exacte ])hysi()nomie.

Au Musée de l^ruxelles. on a reconstitué rélxndement qui. chose par-

LKS QUAKTIKRS IJ K l.'KST

ticulièrement lieureuse. a préservé ])()ur nous les types de cette race disparue depuis des siècles si nomiDreux. On a ])u constater que ces Dinausoriens se rapprochent des oiseaux, chose d'ailleurs très nettement perceptible par la conformation du bassin et des membres postérieurs. Tout cela est exposé dans une étude de 31. Ed. Dupont, directeur du musée, parue en 1897.

Dans les galeries du premier étage se voient ITchtyosaure, le Platyodon, le Plésiosaure, enfin des crocodiliens. tous exhumés des terrains

L'arc monumental du parc du Cinquantenaire.

crétacés. Les cavernes 'd'Hastière et de Goyet ont fourni une abondante moissc^n de mammifères, ours, hyènes, etc.

Puis, enfin, dc.ns les vitrines du rez-de-chaussée, s'alignent des crânes de la période néolithique, des instruments de l'homme des cavernes et jusqu'à des spécimens de son talent d'artiste, sous forme d'une gravure vraiment très remarquable, sur pierre, représentant un urus. contemporain de l'âge du renne. Depuis les travaux de 31. Carthailhac, ces choses sont aujourdhui parfaitement connues.

Ajoutons c|ue les plus récents historiens de l'art ne manc^uent pas de tenir compte de ces lointaines manifestations de ce c[u'il est légitimement permis d'appeler le talent déployé par les plus anciens interprètes de la nature.

140 JÎKI'XKLLES

En sortant du l'arc Léopold. poussant dans la dirct-tio!! de l'est, nous arrivons à l'Avenue des Nerviens, limite sud du l'arc dit du « (inciuantenaire «. vSur le vaste emplacxMnent de ce magnifique square, richement lioisé aujourd'hui, eut lieu, en iS8o. la cérémonie jubilaire de l'indépendance nationale et. dans les pavillons i\u\ la limitent vers l'est, fut organisée la fameuse ex])()sitit)n de l'Art ancien, réunion exce])tionnelle de splendeurs histori<|ues. .Vu fond, s'élève un ])()rti(|uc uioinmicntal. (x^uvre de .M. Ch. (iirault. de V Inslilut, un des plus l)eau\ ensembles du o-(mre ([ui soient en Europe,

I^rioée sous les inspirations du roi Léo|)old li. cette majestueuse construction de 58 mètres de large, sur 20 d'épaisseur et 42 de liant, est divisée en trois travées pareilles et. d'une manière générale, conçue en st^■le Eouis XIV. Les baies sont séparées par de grandioses colonnes ioniciues sur lesquelles repose un puissant (Mitablement dont l'attique jiorte des statues de bronze et qu(^ couronne, sur un socle de vingt mètres de largeur, un ([uadrige triomphal de bronze, œuvre de .MM. Vinçotte et Lagaë. Sur la frise, un vaste cartouche de bronze, portant les armes de Belgique est supporté par deux génies ailés de quatre mètres. Ce beau motif est l'œuvre de 31. Julien Dillens. ].es archivoltes sont ornées des figures scul])tées dans la ])ierre bleue. iXeV Arc'lntcctiirc et de laSiit/pli/rc, par iM. Van der Stappen ; de hi Pci il ti/fc et de la Musique, par M. Rombaux ; de la Graziure et de la Poésie^ par M. Samuel ; tout ceci à la face antérieure vers la ville. .V la face opposée figurent la Scicucc et Ylîidnstrie, par M. liraecke ; V Agriculture et la Mécanique, par .M. De Rudder ; le Commerce et la Marine, par .M. De Haen. Le bas du monument porte, adossées aux piliers de l'arcade, huit statues de bronze figurant les Provinces, œuvres de 31M. Van der Stappen : Anvers et Liège ; J. Lambeaux : les Flandres ; (f . De ( jroot : Namur et Luxeml^cjurg ; Desenfants : Limbourg et Hainaut, le Bral)ant étant ])ersonnifié par la figure élevant le drapeau national, dans le quadrige surmontant l'attique.

.\lenée iivec une rapidité surprenante, la construction de l'arcade du Cinquantenaire a exigé un an à peine. Il est vrai que des centaines d'ouvriers y travaillèrent jour et nuit, et ce ne fut ])as un spectacle ordinaire que le gigantesque échafaudage dressé au bout de la rue de la Loi, illuminé du soir jusqu'à l'aube. Les équipes d'ouvriers se relayaient en chantant.

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Oliphant reliquaire. Musée des Arts décoratifs.

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