‹ Bucarest en 1906Chapitre 41 sur 75 · kgr · texte numérisé non relu

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Animaux tués en ville

Porcs

Moutons

Agneaux

Il résulte de l'examen des tableaux qui précèdent qu'il y a une baisse sensible dans la consommation de la viande depuis 1898. L'écart est aujourd'hui très notable. On consomme actuellement par an quatre millions de kilogrammes de viande de* 'moins qu'en 1898.

A quoi faut-il attribuer cette diminution? A la crise de 1900, à la rarité du i^ros bétail réclamé par un travail agricole plus intense et détruit par l'épizootie, à l'augmentation du prix de la viande qui a été la suite natu-

Marchand de primeurs.

relie de sa rareté? Nous ne voulons pas nous prononcer. Mais nous constatons que la diminution est comparativement la même pour moutons, agneaux et porcs. Il est donc certain que, pour une cause ou pour une autre, — et il serait bon de rechercher laquelle — bien que la population ait augmenté et que les effets de la crise aient disparu, on consomme aujourd'hui moins de viande à Bucarest qu'avant

Malgré cela la moyenne de la consommation est encore assez élevée: A Paris elle est de 45 kgr par an et par habitant, à Munich de 61 kgr., à Dresde de 77, à Rome de 42; elle est à Bucarest, en 1906, de 54 kgr.

Le prix de la viande de boeuf, en 1906, a été de 0.80 c. à 1 fr. 20 le kgr., le veau s'est vendu de I fr. 40 le kgr., le porc de 1 fr. à 1 tr. 20.

Les agneaux sont mis en vente et dans les marchés et par des marchands ambulants, qui les portent suspendus par les pâtes de derrière à une balance et aux quels la mairie a imposé d'envelopper leur marchandise d'un linge blanc, car autrefois ils promenaient à travers la ville, exposés à la poussière et aux mouches, les agneaux tout frais écorchés, le ventre ouvert et la tête sanguinolente, ce qui était fort peu ragoûtant et encore moins hygiénique. L'agneau très jeune est vendu comme primeur des la fin de

Marchand d'oignons et piments.

décembre au prix de 20 fr., puis 15 et 12 fr. en janvier, 10 et 8 fr. en février, 7, 6 et 5 fr. en mars et avril.

Les agneaux sont ammenés vivants aux halles et renfermés dans les sous sols du pavillon des bestiaux, où on les égorge et dépouille avant de les livrer à la consommation.

Un coin des Halles centrales.

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