HALLES ET MARCHÉS
Sans remonter plus haut que la moitié du XlX-e siècle, nous voyons à Bucarest plusieurs endroits où Ton vendait des denrées: Pia(a Ghica, PiaÇa Amzei1), Pia(a Mogoschoaiei, Pia^a Sf. Stefan, Pia{a S-ta Vineri, Pia{a Sf. Anton et Pia(a Kretzulescu. 2)
l) Le marché S-ta Vineri, fut ausi longtemps spécialement destiné à la vente du poisson.
Le marché Kretzulescu était établi derrière le han Kretzulescu et la maison de Dinicu Golesçu (l'aile gauche du Palais Royal actuel;. Kn 1866, on supprima ce marché, une partie du terrain vague devint le jardin du Palais et l'autre partie la strada Sf. lonicâ.
Les marchands y vendaient en plein vent et ces marchés ressemblaient beaucoup plus à des foires qu'à nos marchés modernes, car on n'y vendait pas seulement de la viande, des légumes, des fruits, de la vollaille, des œufs, mais aussi des étoffes, des colifichets et des comestibles.
En 1866 le marché Ghica avait 26 petites boutiques couvertes, le marché Amzei 19, le marché Mogoshoaie 40 et le marché Kretzulescu 40.
Halls aux poissons.
En 1865, le gouvernement conclut avec la maison Godillot un contrat pour la construction d'une halle sur la place Ghica, une autre sur la place Amzei et d'un jardin sur remplacement de l'Episcopie.
La Halle Centrale (Ghica) ne fut terminée qu'en octobre 1872. Les bâtiments en pierre, en brique et en fer, rappelant les marchés couverts de Paris, couvrent 2.700 m.c. et ont coûté 1.500.000 fr. La place du marché a 10.812 m. c.
On a construit à côté en 1887—1888, une Halle aux poissons, pourvue de bassins pour conserver le poisson vivant, de sous sols et de dépôts. Elle couvre 1.077 m. c. et a coûté 323.350 fr.
A proximité, on a construit, en 1899, une Halle aux volailles et en 1903 on a créé aux Halles centrales une fabrique de glace artificielle.
Tout autour des bâtiments sont installés des pavillons où l'on vend des légumes, des fruits, des fromages, etc.
La Halle aux fruits a été construite en 1883. Elle couvre 414 m. c. et a coûté 43.900 fr.
C'est à tout cet ensemble de construction que Ton donne le nom de Halles centrales.
De l'autre côté de la Dâmbovitza, en face des Halles centrales se trouve la Piata Bibescu où, depuis 1874, est installé le marché aux légumes, que l'on ne reconnaîtra plus l'année prochaine quand seront achevées les constructions (jue le Conseil municipal actuel a fait faire en cet endroit et qui donneront à ce marché d'aspect oriental que l'on voit dans nos gravures une physionomie plus Civilisée et tout à fait moderne.
La Halle Amzei, qui a remplacé l'ancien marché, date, comme la Halle centrale, de 1872. Elle couvre 1.102 m. e. et a coûté 330.876. Elle est construite en brique et en fer; mais elle présente le grand inconvénient
Marché aux fleurs.
de n'avoir pas de sous-sol et pendant les grandes chaleurs la viande et le poisson s'y détériorent assez vite.
En 1885, le place Sf. Anton (devant l'Hôtel Dacia) devint le marché aux fleurs. Derrière les quatre ou cinq petits pavillons où sont installés les fleuristes, des paysannes vendent des produits de leur fabrications: voiles, fichus, essuie mains.
En 1887, on a construit Calea Grivitza, au coin de la strada Popa- Tatu, un marché couvert en brique et en fer, avec caves pour la conservation de la viande. Il couvre 268 m. c. et a coûté 58.293 fr. Devant ce marché des marchands
vendent des légumes.
Marchand d'agneaux.
à l'intersection de la
Un autre marché couvert a été projeté, en 1 888, calea Rahova, strada 13 Septembre et de la strada Sabinelor,
Enfin, en 1896, la Halle Traian a été terminée. Elle couvre 764 mètres carrés ^t a coûté 265.000 fr. Elle comprend ^compartiments pour la viande, 12 pour le poisson, 4 pour le pain, 6 pour les denrées coloniales, et 10 pour les légumes. Ce marché sur lequel on fondait de grandes espérances, n'a pas donné les résultats qu'on en attendait, les transactions y sont très faibles et il est à désirer qu'à l'avenir l'emplacement soit mieux choisi, il y a des centres plus peuplés et où l'on ressent le manque d'un marché, tel le carrefour de Dudesli où débouche la rue Traian, le carrefour de la Calea Mosjlor, appelé piatza Topciului, etc.
La mairie transforme en ce moment le vaste terrain
Marchand de lait caillé (iaurt).
situé entre le quai de la Dambovitza, le Boulevard Maria, la rue Bibescu-Vodâ et la rue du Poète, qui servait de marché aux légumes en gros, où venaient les paysans des environs et qui offrait le plus oriental spectacle. Malheureusement l'ensemble était sale et comme l'emplacement est situé tout près des Halles centrales, au pied de la butte au sommet de laquelle s'élèvent la Cathédrale métropolitaine et la Chambre des députés, il devenait urgent de transformer ce coin original si l'on veut, mais misérable et sale, en une halle moderne et d'aspect imposant.
La nouvelle construction occupe une surface de
Ces trois corps de
bâtiment dont chacun a une longueur de près de 400 .mètres, sont divisés en 57 compartiments et en autant de caves.
Aux angles formés par les corps de bâtiment, où ont été pratiquées de très belles voies de passage, il y aura de chaque côté des locaux pour restaurants, marchands de vin, etc.
Au centre de la place intérieure, autour d'un large bassin, huit grands pavillons ouverts, en fer, seront divisés à leur tour en 140 compartiments que la mairie louera aux commersants et dont elle espère retirer 250.000 frs. de revenus, tandis qu'aujord'hui clic n'en a que 90.000. frs.
Marchands d'oies.
16.000 m. c. et est composée de trois corps de bâtiment en façade sur le quai, le boulevard et la rue Bibescu-Vodâ. La partie formée par la strada Poetului reste ouverte pour permettre, sans inconvénients, l'entrée et le sortie aux grands chariots chargés de légumes ou autres marchandises.
Les travaux coûteront au total 1.100.000 frs., dont toutefois 320.000 frs. représentent les expropriations nécessaires.
Le reste servira a la construction, î asphaltage de la cour, la canalisation, l'éclairage à l'éléctricité, les conduites d'eau et à la formation de deux squares sur la façade du boulevard Maria, vis-à-vis l'hôpital Brancovan.
De nouveaux marchés sont projetés. Il serait à désirer qu'on exécutât ces travaux le plus tôt possible car
Marché aux légumes.
certains quartiers sont encore trop éloignés des halles centrales et autres marchés existants, toutefois nos édiles ont particulièrement développé les marchés les ont considérablement améliorés et grâce aux mesures de surveillance active du service sanitaire, l'alimentation est à peu près satisfaisante.
Le service sanitaire en ce qui concèrne l'alimentation se divise en service vétérinaire et service chimique.
Le service vétérinaire est dirigé par un médecin vétérinaire, chef du service, un vétérinaire, directeur de l'abattoir, 6 vétérinaires de circonscriptions, 3 vétérinaires
pour le contrôle du lait, 1 chimiste pour l'analyse du lait, 2 réviseurs de bestiaux pour le contrôle du laitage.
Le personnel du laboratoire Chimico-bactéréologique de la commune qui compte trois sections comprend 1 chimiste administrateur, 1 bactéréologue, 2 chimistes commisaires experts (experts-jurés) 2 élèves, 1 copiste, 2 serviteurs.
La surveillance qu'exerce tout ce personnel est très active et nous en donnerons une idée beaucoup plus concrète par les tableaux suivants:
En 1906 on a tué à l'abattoir communal: 40.693 bœufs, 87 taureaux, 14.824 vaches, 447 buffles, 1.396 buffles, 20.676 veaux et 5.822 buffletins.
Tous ces animaux ont été examinés par les vétérinaires tant avant, qu'après avoir été abattus et on a confisqué 17.916 kgr. de viande et 52.330 kgr, de foies et autres organes.
Sur cette quantité 9.755 kgr.
de viande était tuberculeuse, 1 .466 kgr. représentait des poumons tuberculeux et 576 de foies étaient également tuberculeux.
Au laboratoire on a examiné en 1906 un nombre de 1.^17 échantillons alimentaires, dont 1 .249 ont été trouvés réglementaires. La plupart des échantilons étaient de vins (886) ou boissons alcooliques (185) Pour le vin 689 ont été réglementaires et 197 en défaut, de ces 197 il y avait 29 échantillons qui contenaient une quantité appréciable d'acide salicilic et 82 qui n'en contenait que des traces.
Sur les 185 échantillons de boissons alcooliques, 40 contenaient de l'alcool en plus ou en moins delà quantité réglementaire.
Parmi les autres échantillons de produits alimentaires.
Montagnard marchand de fromage.
73 n'étaient pas réglementaires, 19 contenaient de l'eau et des substances grasses, 4 du vert de gris, 3 de la dextrine, 1 de thé falsifié et d'autres enfin devenus impropres à l'alimentation à cause de leur état avancé.
Pour le lait on a examiné 1645 échantillons, dont 1228 ont été reconnus réglementaires et 302 mêlés d'eau ou de crème. Ces chiffres pour ceux qui sont au courant des procédés chimiques des pourvoyeurs d'une grande ville, sont significatifs et plaident éloquemment en faveur de notre capitale; nous devons ajouter, que le laboratoire n'est créé que depuis le mois d'Octombrie 1905, et, qu'à ses débuts, la proportion des produits non réglementaires était de 55 %>, on voit donc combien ce contrôle rend de services à la population.
Le pain.
La nourriture nationale qui forme encore actuellement la base principale, pour ne pas dire exclusive de l'alimentation du paysan est la mamaliga, composée4 de larine de maïs cuite et salée, offrant une certaine analogie avec la polenta italienne, mais f[ui constitue une nourriture insuffisante et souvent nuisible par l'emploi de maïs détérioré ou qui n'avait pas atteint une maturité complète.
Il est aisé d'ammener l'habitant des villes à l'usage du pain, mais malheureusement il n'en est pas de même pour le paysan et il faudra bien des efforts pour lui faire comprendre les avantages qu'il retirerait de l'emploi du pain et bien
des difficultés seront à vaincre pour mettre a sa portée ce pain tant préconisé.
Marchand de fflaces.
Bucarest possède deux grandes fabriaues de nain: Tune Viata — La vie — société par actions, et l'autre Sânâtatea — la santé — société collective. Il faut compter également la manutention du ministère de la guerre et celle deColentina de la commune: cette dernière est pourvue aussi d'un moulin. La mairie l'afferme, mais l'entrepreneur est obligé, à la demande de la commune, de mettre en vente le pain au prix fixé par elle. Cette manutention peut produire jusqu'à 20.000 pains par jour. A part ces grandes fabriques il y a d'importants boulangers et d'autres moindres qui produisent des pains ordinaires et des pains deluxetandisque lespetitsboulangersne produisent que le pain ordinaire.
Les grandes fabriques sont instalées à l'instar de celles de l'étranger, spécialement d'après les modèles des grandes fabriques de Vienne et de Peste, quant aux manutentions on y a introduit tous les perfectionnements mécaniques récents, afin de pouvoir produire le plus rapidement possible, le plus grand nombre de pains possible.
A part les manutentions qui ne travaillent pour le public que dans les cas de grève, ou de circonstances spéciales et ne fabriquent ordinairement que le pain d'ordonnance, bien qu'elles puissent produire toute espèce de pains; les autres- fabriquent et les grands boulangers tels que Aloïs Miïller. Gagel, Blaschek, etc., font journellement tous les pains habituellement dans le commerce, c'est à dire le pain blanc, le pain de seigle, le pain de pommede-terre, la jimblâ — pain préparé avec une farine plus blanche — le pain de luxe, les croissants au lait, au beurre, les croissants salés — que Ton consomme avec la bierre et tous les petits pains de fantaisie.
Marchand paysan.
Le pain est débité dans des boulangeries et distribué aussi à domicile par un service spéciale que possède chacun de ces boulangers.
Les boulangers moyens ont en général de 2 à 4 fours, moudent eux mêmes et emploient le travail manuel, ils fabriquent également différentes espèces de pains, mais pas le pain de luxe et partie d'entre eux font aussi la distribution à domicile.
Le petit boulanger existe plutôt dans les quartiers exentriques, il n'a qu'un four, ne fabrique que le pain habituel et le vend sur place.
Par four il faut une équipe de six hommes, qui d'après le règlement du service sanitaire ne peut travaille r plus de 14 heures par jour, s'il y a plus de travail on doit employer une autre équipe. Chaque four peut produire 1.300 pains par jour, le règlement prévoit 1.200 pains en général on force un peu, ce qui donne I.300.
Les boulangers s'approvisionnent directement aux grandes meuneries,
. . , . Marchand de noisettes.
quelques uns ont leur propre minoterie mais c'est l'exception, et presque tous ont attenant à leur établissement des magasins où ils déposent leur réserve de farine et quelque fois du blé non moulu, qu'ils combinent selon la qualité après l'avoir moulu eux mêmes.
Le prix du pain d'un kilogramme — deux livres — est d'habitude de 22 centimes, le jimbla se vend 27 centimes, le pain de luxe un peu plus cher, le pain rassis subit un rabais; les prix ne sont pas tout a fait uniformes, certains boulangers vendent un peu plus cher, mais les différences sont toujours fort petites; le gain que réalise un boulanger est minime, il n'est jamais plus fort que
5 centimes par pain et une boulangerie achalandée vend de 500—600 pains par jour; Les boulangers ne peuvent hausser le prix du pain sans avoir préalablement obtenu l'assentiment de la mairie, les agents de contrôle surveillent également le poids des pains et s'il n'est pas réglementaire le confisque en faveur des institutions de bienfaisance.
Le vin.
Bucarest a de tous temps cultivé la vigne, aujourd'hui encore certaines parties de la capitale sont plantées de vigne et ne cèdent que lentement leurs coteaux ensoleillés
Marchands de la campagne.
aux constructions et aux travaux de la voirie. Tout autour de la capitale, s'étendaient de nombreux vignobles et presque chaque propriété avait son habitation où durant les chaleurs de l'été venaient s'installer les propriétaires, y faisaient la récolte et préparaient le vin qui servait à leur usage personnel. Quelques uns en faisaient aussi le commerce et comme les besoins n'étaient pas très grands, les négociants de la ville trouvaient am plement ce qu'il leur fallait autour de la capitale même.
très rarement ils s'approvisionnaient des départements voisins Vlasca et Dâmbovitza.
Jusqu'à la construction du premier chemin de fer — la ligne de Bucarest-Giurgevo le transport du vin se faisait par chariots. Les négociants s'approvisionnaient soit directement des propriétaires, soit de quelques commerçants en gros.
Lors de la construction de la gare du Nord on ménagea vis-à-vis de la manufacture des tabacs une rampe aux vins, qui existe encore aujourd'hui sous le nom de rampe militaire et où Ton décharge les vins, à défaut d'une rampe spéciale. La rampe de la gare Filaret est employée plutôtpour les vins qui viennent de Dobrogea. Une nouvelle rampe est projetée à la gare d'Obor,
L'installation est encore incomplète et il n'existe pas de hangars spéciaux sous lesquels on puisse abriter les tonneaux : aussi les laissait-on tels qu'ils avaient été déchargés, jusqu'à ce qu'ils fussent vendus; la direction des chemins de fer percevait pour chaque tonneau, quelle que fut sa dimension, une taxe uniforme d'un franc Bragagiu. par jour.
Cet état de choses à la longue devint intolérable et il y a 16 ans, à la suite des réclamations que lui adressaient sans cesse les négociants en vin, la mairie fit construire un dépôt, deriére la fabrique Lessel, le long de la voie ferrée qui mène à Cotroceni. On y payait 0.20 c. par fût et par jour. En 18 une crue de la Dimbovitza inonde le dépôt et on dût transporter les vins aux nouveaux entrepôts de Geagoga construits par la commune tout en haut de la calea Rahova sur le plateau du dealu Spirei. L'ancien dépôt fut démoli. Quelques grands négociants en gros, juifs, sous prétexte que les fonctionnaires communaux
leur faisaient subir toutes sortes de vexations, s'associèrent et ouvrirent à leurs frais dans la calea Grivitza un dépôt, dénommé „Nectar". La commune prétendit avoir le monopole et contesta aux négociants le droit d'ouvrir ce dépôt. La cause fut portée jusqu'en Cour de Cassation qui donna gain de cause aux négociants.
Ce dépôt n'avait pas de cave, aussi plusieurs négociants s'entendirent avec un grand négociant en bois, dont
Hôtel de Mr. M. Blank.
rue Dionisie.
le dépôt était voisin de la gare du Nord et qui construisit un grand dépôt sur la calea Grivitzei, à côté de la gare. Peu de temps après quelques autres négociants formèrent un nouveau dépôt vis-à-vis de celui appelé Nectar, enfin Lin particulier possède également un dépôt rue Romulus. Tous ces dépôts sont publics et on débat à l'amiable les conditions dans lesquelles on y fait les dépôts, chaque dépôt toutefois est surveillé par un agent de contrôle du Ministère des finances, qui perçoit une taxe de 0,15c. par déca-
litre pour le vin, de 0.30 c. pour la tzuica et de 0.60 c. pour l'alcool (esprit). Le jaugeage se fait selon deux systèmes qui offrent un résultat légèrement diffèrent (2 °/0) mais qui provoque toujours des malentendus, car tous deux sont officiels et on devrait bien les mettre d'accord pour éviter ces inconvénients qui en définitive s'emploient contre les gens de bonne foi; on paie 2 frs. par tonneau pour le jaugeage.
De tous ces entrepôts, le seul qui soit vraiment digne de ce nom et qui réponde au but est celui de Geagoga, que la mairie a fait élever, mais qu'elle vendit plus tard en 1905 à l'Etat pour la somme de 1.200.000 frs.; ces entrepôts sont reliés au réseau des chemins de fer par une voie qui permet d'amener les marchandises jusque dans la cour du milieu; ils possèdent trois étages de caves et des appareils perfectionnés pour les opérations subséquentes, collage, sou tirage, ouillage, filtrage et pasteurisation.
Nous donnons un tableau des principaux aliments consommés à Bucarest en 1906:
Poisson frais 36 1 .50 1 kgr.
salé 467.590 „
Sardines en barriques . . . 13.900 „
Beurre 167.000 „
Fromage 328.890 „
Légumes secs 2.212.000 „
Pommes de terre 5.500.000 „
Sucre . 3.990.000 „
Riz 900.000 ;
Semoule 150.000 „
Huile d'olive 1.350.000 „
Olives 400.000 „
Vin 1.200.000 déc.
Vinaigre 25.000 „
Maison de Mr. l'ingénieur Ilie Radu.
Alcool 170.000 kgr.
Eau de vie 380.000 „
Bière 627.000 „
La consommation totale du pain en 1906 a été de 59.720.603 kgr. soit 209 kgr. par habitant ou 552 grammes par jour. Cette quantité semblera très minime, mais elle n'est pas exacte, car une très notable partie de la population des faubourgs, consomme, au lieu de pain, de la bouillie de maïs — la mamaliga:
Voici un tableau du prix des denrées en novembre 1906 :
Viandes
Ien gros 0.80 kgr.
en détail 0.85-0.90 „
v «mu., ^ w« m v filet
! à hachis 0.80—0.90 „
( hachée 0.80—0.90 „
Langue de bœuf . 1.20—1.60 „
Cervelle de bœuf 0.60—0 70 „
Rognons 0.40—0.50 „
Foie, spline, cœur 0.50—0.60 „
Mâchoire et restes 0.60 „
Pieds de bœuf, nettoyés 0 25 „
Pieds non nettoyés 0.20
Ventre nettoyé (lavé) 1.20— 1.40 „
Ventre non lavé 0.80—0.90 „
Suif 0.55—0.60 „
Peau de bœuf 1.20 „
Peau de buffle 1.00 „
Tr. , , | en gro ; 0.80—0.85 „
\ îandc de veau { , .. .
\ en détail 1.—
Epaule de veau 1.60—2 50 „
Antrecote de veau 2.00—2.50 „
Rognons 1.50-2.00 „
Poitrine de veau 1.50-2.00 „
Cuisse de veau avec rognons .... 8.00^—3.00 ,
Filet de veau (partie interne) 0.60 „
„ (externe) 1.40—1.60 „
Fricandeau 2.00—2.50 „
Langue de veau 0.50 „
Cervelle O.50 0 60 „
Pieds de veau 0.70 kgr.
Peau de veau 1.00 „
Peau de jeune buffle 0.80 „
Tête de veau 0 70—1.00 „
f en gros 0.80—0.85 „
Viande de porc ( en détai] 0.90-1.00 .
Filet 1.20—1.40 „
Côtelette 1.10-1.20 „
Foie 0.60
Tête de porc nettoyée 0.40 — 0.55 „
„ „ u non netto}rée 0.60
Graisse 1.10—1.20 „
Graisse fondue en gros 1 10 „
T détail ........ 1.20—1.30 „
Saucisses 1.00—1.40 „
Peau de porc 0.70 — 0.75 „
Pieds de porc 0.60 „
f en gros . . . . 0.60 — 0.65 „
Viande de mouton j en détail 0.70-0.80 „
jen gros 0.70—0.80 „
" deprès"salés\ en détail 0.80— 0.90 „
Gigot 0.80—0.90 „
Tête de mouton 0.10—0.15 la pièce
Peau de mouton . . • . • 3.00 — 3.50 „
Poissons
Poisson vivant de différentes espèces 1.60 kgr.
Alevan 0.50-0.60 „
Carpe (petite) ............ 1,00
„ (grande) 1 .40 \
Brochet (petit) 0.50
(grand) ' 0.60
Rouget 0.25—0.40 „
Perche (moyenne) 1.00 „
(grande) 1.40
Silure (grand) 2 00
(petit) ............... 0.60
Grand esturgeon fzoole) ... • . . . . 2.00 „
Tanche ........... . • . . . 0.80
Carassin 0.60—0.70 „
Sterlet . 2.00
Ombre de mér 1.20 „
Ecrevisses 3.00—8.00 le cent.
Caviars (œufs de poisson salés)
Caviar de carpe 3.50—4.00 kgr.
„ brochet 4.00-5.00 „
Poissons salés
Esturgeon 1.40
Filet de silure .... • 1.60—1.80 „
Carpe 0.80—1.20 „
Cosaque russe ..... „
Brochet 0.70
Platica1) 0.80
Menu frettin 0.30 kgr.
Tête d'ésturgeon de silure 0.60 „
Volailles
Poulet gras 2.50—3.00 la paire
Petit poulet 1.20—1.30
Canard . . . . • . 2.50—3.00
Oie 5.00—6.00
Dinde 12.00
Dindons ........ 14.00—16.00 „
Pintades 2.00—2.40
Pigeons . . . . 0.80—1.20
Gibier
Lièvre 2.00—6.00
Peau de lièvre • . . . . 0.30 „
Perdrix 2.00—4.00
Bécasse 3.00—4.00
Bécassine 1.00—1.50
Canard sauvage 2.50—3.00 „
Caille . . 0.80-1.00
Chevreuil 40.00—60.00 pièce
Lait et laitages
Lait de vache 0.40 le litre
ff „ buffle 0.40—0.50
„ „ stérilisé 0.50 „
]i Ce poisson n'a pas d'équivalent en France et se trouve dans les rouis d'eau douce do Roumanie.
Lait battu (dans les rues) 0.20—0.30 kgr.
„ (aux marchands ambulants) . 0.30
„ (chez le laitier) 0.40 „
.. aigri (au marché) 0.80
„ .. (chez les revendeurs) ... 1.00 „
Crème Chantilly 1.60—130
de lait bouilli (au paysan) .... 0.80— 1. 00 .. „ „ (au marchand ambulant) l. 20— 1.60 „ „ „ „ (chez le laitier) . . 1 .60
Beurre frais (au paysan) 2.00—2.50 „
r .. (au marchand ambulant) . 2.80 „ ^laitier et march. de fromages) 2.80 —3.50 „
fondu (au marchand ambulant) . 2.80 -3.20 „ „ (chez le laitier et marchand
de fromages) 3.60—4.60
Fromage blanc (dans la rue) .... 1.60 „
.. (chez le laitier) .... 1. 80 -2.00
de brebis (marché) 1.00—1.20
chez le marchand . . 1 .20 — 1 .40
à l'épicerie 1.20—1.60
en outre 2.20—2.60
„ grec 1.60—2.00
ordinaire 1.80-2.40
Lait caillé 0.40—0.50
.. en bol 0.20
Œufs (deux) 0.15
en gros .... 7.00 le cent.
Miel en rayons 3.00
„ en pot de V2 ^S'r- i -00
Comestibles
Côtelettes de porc, fumées I -50 kgr.
Filet de porc, fumé . 2.40
Saucisson 1.50
plat (ghiuden) 2.40—3.60 „
Lard 1.40—1.50 „
Viande séchée et pressée 2.00
Fruits
Pommes 0.30-0.60 „
Poires ordinaires 0.30 „
Poires de table 1.40
Coings , 0.20—0.60 kgr.
Raisins de choix 1.20 „
Prunes fumées 0.70 „
Nèfles 0.80
Cédrats 1.40
Citrons (treize) , 1.00 „
Grenades 0.70 „
Noix (le cent) . • . 0.40—0.50 „
Concombres aigris 0.05 — 0.10 la pièce
Légumes et semences
Choux 3.00—6.00 le cent.
Choux rouge . . 0.20—0.40 kgr.
de Bruxelles . 0.60—0.80 „
Pommes de terre 0.10 „
en gros 5.00— 10.00 les 100 k.
Oignons 0.10—0.15 kgr.
en gros 9.00— 12.00 les 100 k
Poireau, les 100 pieds 1.00 kgr.
Ail 0.50— 1.00 le collier
Céleri 2.50-4.00 le cent
Navet 10.00—12 00 „
Laitue (4 à 5 pieds) 0. 10 kgr.
Panais 1.50—2.00 le cent.
Persil 1.50-2.00les100fils
Choux-fleurs 0.20—0.40 kgr.
Betteraves . 0.05—0.10 la pièce
en gros 4.00—5.00 le cent.
Oseille 0.30 kgr.
Epinards 0.30 „
Radis . . 0.10
Raifort 0.30
Champignons 1.10—1.30 ?.
Haricots 0.25—0.40 „
Lentilles 0.40
Petits-pois ... 0.40
Farine de maïs 0.15 „
„ „ „ de luxe 0.25 „
Maïs 0.10 „
Millet 0.15
Graines de chêne vis 0.40 „
Pain
Pain bis . . . 0.20 kgr.
Jimblâ (pain) . • 0.30
Petits pains de luxe 0.10 chaque
Croissants 0.05
Farines
Farine blanche l-ère qualité 0.40 kgr.
„ 2-ème „ ..... 0.30
„ „ 3-ème „ 0.25 „
Sel
En gros 0.20 kgr.
Concassé 0.20
De luxe ...... 0.30
Délicatesses
Œufs de poisson, frais (esturgeon) . . . 32. C0 „
préssés • . . 20.00-22.00 ..
Huitres d'Ostende (la douzaine) . . . . 3.00
Homards et langoustes 10 00 pièce
Truites 12.00 kgr.
Vins et vinaigres
Vins du pa}^s, divers crus 4.50—8.00 le décal.
fuicâ 6.00—11.00
Vin d'Odobeshti et Panciu 4.20—4.60
„ de Dobrogea 5.60—6.00
„ vieux d'Odobeshti 6.00-7.00
Vinaigre de fabrique 12 o 2.80—3.00
en détail 4.00 le litre
„ vin 0.50—0.60 „
Peaux
De cheval 12.00—13.00 une
.. vache 1.20 le kgr
„ buffle 1.00 kgr.
Veau 1.00
Jeune buffle 0.80
Mouton 0.10-0.15 l'une
Porc 0.70—0.75 le kgr.
Lièvre ■ 0.30 une
Chien 0.15—0.20 „
Bestiaux (vivants)
Cheval 80.00—600.00 la paire
Bœufs 500—600 frs. „
„ pour l'alimentation avec 8o/o de
réduction du poids 0.50 le kgr.
Buffles (alimentation) . . • . . . . 200— 400 frs. la paire
Vache „ . 100—120 „ une
à lait 120 - 200 „
Buffle à lait 250—300 „
Poulains 160—200 la paire
Veau de lait . 50—60 „
Porc de marais (40 kgr.) 35 — 55 „ une
„ engraissé (80—100 kgr.) 80—100 „ „
Pourceaux 5—6 „ „
Bois
Chêne 26—27 frs. les 100 k
Bois écorcé 30—31 „ „
Bois blanc . 22—23 „
Fourrages
Foin 1-ère calité .... • 60—65 „
„ 2-ème „ 55—58 „ „
„ 3-ème „ • . . . . 45—52 „ „
Pailles de blé 16—20 „
„ d'orge et d'avoine 24—26 „ „
de millet 44—50 „
de maïs 8—12 „ le char
. . . • 32 „ les 1000 k.
Blé l-ère calité 66—68 „
, 2-ème „ 62 — 64 , „
, 3-ème „ 55—58 „
Orge 46—50 „
Seigle 56—52 „
Maïs nouveau 38—45 „