‹ Budget de 1877: Questions financièresChapitre 18 sur 24 · DU PRÉCÉDENT CHAPITRE · texte numérisé non relu

DU PRÉCÉDENT CHAPITRE

5 pour -100 en rentes 3 pour 100 de préférence à celles constituées en 4 1/2.

La raison de notre éloignement pour le 4 1/2, c'est que ce fonds est déjà au-dessus du pair, et que, quel que soit rengagement qu'on pourrait prendre d'éloigner l'époque d'un remboursement nouveau, la crainte seule n'en agirait pas moins très-vivement sur l'esprit des porteurs ; la hausse de ce fpnds serait arrêtée : il serait frappé d'immobilité.

Une réduction sans compensation de demi pour cent sur le 5 pour 100 serait d'ailleurs une mesure trop brusque, quelque peu brutale, et dont la réalisation ne laisserait. pas de présenter quelque danger.

Nous nous souvenons, en effet, que l'opération de la conversion présentée par M. Bineau, en 1852, sous la forme du 4 1/2, faillit avorter au moment même de sa réalisation; elle ne fut préservée d'un échec que par l'inspiration d'un financier qu'il est ici superflu *de nommer.

On sait que la Rente 5 pour 100 n'était qu'à 103 60, quand parut le décret de cette conversion.

La marge était faible, et les adversaires en profitèrent poui battre en brèche le projet; il était alors d'autant plus facile de ramener la Rente au pair, qu'aucune mesure n'avait été prise pour s'y opposer. .

C'eût été ijne catastrophe.

La Rente commençait à baisser d'une manière inquiétante, et M. Bineau cherchait en vain des appuis, lorsque le financier en question vint mettre à la disposition du ministre aux abois cent millions pour combattre, par des achats effectifs, par des achats au comptant f les ventes de Rentes qui étaient faites à découvert sur une grande échelle.

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