TORRENTS
ii teint hâlé par le soleil d’Espagne. Je ne sais jquelle poésie triste dans le regard. On dirait que le peintre a une secrète compassion pour les gens du peuple, pour les mendiants, les gitanas, les tondeurs de chiens qu’il place dans ses tableaux et auxquels il donne un si vigoureux relief, une si éloquente réalité. Torrents a l’âme rêveuse ; il se livre peu, a même une timidité très grande, et le doute ne cesse de l’assiéger dans son atelier. D’aucuns lui font un crime de mettre la puissance de son coloris et la magie de sa lumière au service des humbles,