‹ Bustes & masquesChapitre 77 sur 84 · FORTUNÉ VIGUIER · texte numérisé non relu

FORTUNÉ VIGUIER

n’est pas dejeune peintre pour qui cette divinité, que les anciens représentaient sous les traits d’un vieillard ailé, ait été plus cruelle. La tête, en effet, est déjà entièrement grise ; le masque est fatigué et le regard que voilent parfois les verres d’un lorgnon, exprime une sorte de douce et mélancolique lassitude. Et pourtant nous ne connaissons pas d’artiste plus infatigable, plus actif et qui se rende sur nature avec une aussi folle pétulance. Ce peintre qui disparaît là-bas, sous les arbres du boulevard Chave, portant allègrement sa boîte à couleurs

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