‹ Butées Ostéoplastiques Dans Le Traitement De La Luxation Congénitale De La HancheChapitre 29 sur 43 · DO · texte numérisé non relu

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bulaire se précise peu à peu sur les clichés successifs. On est en droit de penser que le traitement orthopé-

dique peut ainsi rendre une butée inutile.

20 Incoercibilité vraie.

L'indication de la butée découle pour nous des

échecs du traitement othopédique loyalement conduit.

IL — C’est dès la troisième position (extension rotation interne) l'enfant étant dans le plâtre que la tête fémorale manifeste sa tendance à fuir le cotyle. Elle peut remonter malgré l’appareillage de 1 cm., 1 cm. 5.

La butée s'impose évidemment sans plus attendre, l’aplasie cotyloïdienne persiste. La loi de Delpech n'a pas joué ou du moins insuffisamment. L’incoercibilité est indéniable.

On peut nous objecter que la butée aurait gagné à être faite plus tôt, d'emblée, après la réduction. On aurait ainsi évité l’ennuyeuse longueur du traitement orthopédique surtout l'indéniable atrophie, la décalcification parfois importante de la région cotyloïdienne et de l’épiphyse fémorale inévitables après une longue immobilisation plâtrée.

Ces critiques sont évidemment judicieuses, elles ne suffisent pas cependant à nous faire regretter notre tentative de traitement orthopédique car l'échec de celui-ci malgré tout, n’est que partiel car, dans bien des cas, il a permis la correction d’une déviation de

l'épiphyse fémorale (coxa valga, interversion).

Le modelage de la cavité articulaire par la pression de la tête a abouti à la formation d’une cupule dont seul le bord supérieur se montre insuffisant.L’ensemble du pourtour articulaire est un élément de contention indubitable. En outre, les masses musculaires, les parties molles réadaptées n'auront plus tendance à relever notre volet iliaque rabattu comme c’est parfois le cas lorsqu'aucun traitement orthopédique précède la butée.

Enfin, pour le jeune enfant du moins, les cas d’incoercibilité redhibitoire semblent à l’orthopédiste averti, assez peu nombreux, lorsqu'on examine l’ensemble des résultats.

Dans ces cas où l’insuffisance du traitement orthopédique devient notoire au cours de la troisième position, nous enlevons le plâtre dès la constatation de l’échec et deux à trois semaines plus tard, alors que le membre en rectitude a repris une vitalité anormale, nous pratiquons une butée, la tête fémorale étant abaissée et maintenue par une traction légère devant

le cotyle.

II. — Après le traitement orthopédique complètement conduit, la tête est en place, la luxation se maintient cliniquement réduite mais l’aplasie cotyloïdienne semble persister très importante sur les clichés radiologiques, même chez des enfants de 10, 12 ans,

on ne trouve aucun développement visible du toit

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