‹ Butées Ostéoplastiques Dans Le Traitement De La Luxation Congénitale De La HancheChapitre 30 sur 43 · ROUTES · texte numérisé non relu

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acétabulaire. Malgré les inquiétantes radiographies, nous ne pensons pas qu'une aplasie cotyloïdienne réelle’ rende indispensable une butée. Ce toit de l’acétabulum est en fait suffisant mais il n’est pas visible car cartilagineux. Nous croyons en donner la preuve avec l’observation du petit Vinc. observation N° IV

dont la butée nous paraît superflue.

III. Les luxations récidivées. — Cependant un tel cotyle non ossifié, est un cotyle fragile dont la surveillance doit être particulièrement stricte.

Chez ces enfants, la reprise de la marche sera prudente, les exercices violents seront bannis, surtout on exigera des contrôles radiologiques répétés.

Il n’est pas rare de voir chez ces enfants correctement traités, dans les mois qui suivent le traitement orthopédique, une légère remontée de la tête fémorale. Les tests discrets demandent à être recherchés avec soin en les comparant avec le côté opposé : |

— une élévation de 1 cm., 1 cm. 5 du bord supérieur de la tête au-dessus du plan de la branche horizontale bien visible du cartilage en Y ;

— un écartement léger de la tête de la région acétabulaire ;

— une petite rupture du centre cervico-obturateur, sont généralement les signes attestant la récidive. : Leur constatation nous paraît indiquer la nécessité

formelle d’une butée.

— Mais parfois, devant une luxation récidivée, l'indication opératoire est délicate à préciser. Il s’agit souvent d'enfants qui ont été traités très tôt vers deux ans et dont les résultats du traitement orthopédique ont pu paraître satisfaisants pendant une période plus ou moins longue.

Nous établissons l'indication de la butée en fonction :

1° de la qualité du traitement orthopédique qui a été suivi; les délais d’immobilisation ont-ils été suffisants ? la rotation interne du membre luxé permettant la rétraction de la partie antérieure de la capsule et la correction de l’antéversion a-t-elle été suffisante ?

20 de l’âge de l’enfant ou plutôt comme pour la luxation paraissant incoercible du pouvoir d’'ostéogènèse qu’on peut encore espérer.

S'il s’agit d’une récidive assez précoce, chez un jeune enfant, surtout s’il existe une nette antéversion de l’épiphyse fémorale, il nous paraît préférable de reprendre le traitement orthopédique en surveillant particulièrement le stade de la mise en rectitude, prêt à faire une butée à la première menace de remontée de la tête.

Si au contraire, la récidive se produit tardivement chez un enfant déjà grand, on peut craindre l’inefficacité ou l'insuffisance de l’immobilisation plâtrée, on proposera l'intervention après réduction correcte

de cette luxation récidivée.

videmment on rencontre en pratique entre ces deux types assez tranchés de récidives, de nombreux cas où le choix entre une reprise du traitement orthopédique et une intervention sanglante s'avère délicat.

C’est en particulier le cas d’enfants de 7 à 10 ans où la luxation récidivée donne des signes cliniques et radiologiques si réduits qu'ils incitent à penser qu'un traitement orthopédique même court serait suffisant. [l faut tenir compte cependant de la difficulté d’une surveillance efficace des malades, des fatigues excessives enfin de leurs conditions sociales. La butée véritablement prophylactique dans ces cas,

se présente alors comme la méthode de sécurité. II. Les luxations irréductibles

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