‹ Butées Ostéoplastiques Dans Le Traitement De La Luxation Congénitale De La HancheChapitre 33 sur 43 · RS · texte numérisé non relu

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L'horizontalisation du toit du cotyle. — Chaque fois d’ailleurs, qu'il s’agit d’une luxation basse, que la tête est en face du cotyle, il y a toujours intérét, à notre avis, à faire une horizontalisation du toit cotyloïdien. Cette horizontalisation doit compléter l’action du volet, mais ü est indispensable qu'il n'existe aucune solution de continuité entre le toit cotyloïidien horizontalisé et le volet abaissé. On obtient ce résultat en dirigeant très obliquement en dedans le large ciseau qui était précédemment presque vertial pour cliver l’aile iliaque. L'ostéotomie doit être suffisamment profonde pour permettre une bonne horizontalisation. Cette manœuvre est possible du fait de l’épaisseur de la base de l’aïle

iliaque.

Ajustage de la butée :

1° Rotation interne. — Pour bien adapter la butée, 1l est indispensable de porter la tête fémorale en rotation interne. En effet, si jusqu'à présent la rotation externe était avantageuse car elle dégageait le plus possible l’angle dièdre iléo-fémoral, elle deviendrait un obstacle très sérieux à une butée bien placée, la rotation interne fait s'engager profondément la tête sous la butée qu'elle doit très largement soulever.

20 Fixation du volet. — Ce n’est que lorsque l’engasement de la tête sous notre nouveau toit est très

satisfaisante qu’on peut fixer le volet. Un gros catgut

passé près de son extrêmité le solidarise fort bien avec la capsule articulaire!. Ce temps de fixation qui a toujours paru important au Dr. R. Ducroquet est assez délicat, car la petite pointe carrée qui perfore le volet risque de la briser si on ne prend pas soin de le soutenir convenablement par l'extrémité large d'une

sonde cannelée.

Maintien de l’horizontalisation du toit cotyloïdien. — C'est dans l’angle d’horizontalisation seulement que nous entassons nos greffons. Pour diviser notre greffe tibiale nous trouvons commode de la sectionner à la pince coupante entre plusieurs pinces de Kocher. Nous évitons ainsi de toucher aux greffons et de les éparpiller sur la table aux instruments et leur maniement, rendu ainsi facile, permet de les pousser fortement dans l’angle de l’ostéotomie et horizontalisation.

— Chaque fois que nous le pouvons, nous reconstituons le tendon réfléchi du droit antérieur en dehors des greffons en-dessus du volet rabattu. Il contribue

à sa contention.

Fermeture. — La rotation interne qui permet de bien

engager la tête fémorale sous la butée à en outre le

1. Le Professeur Rocher de Bordeaux a pour la première fois décrit dans son rapport au XIIe Congrès français de chirurgie, ce procédé de fixation du volet par un gros catgut qu’il avait vu exécuter par R. Ducroquet pendant le Congrès d’orthopédie de 1932.

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précieux avantage de rapprocher les masses musculaires divisées et de rendre facile la fermeture qui est très laborieuse lorsque le membre reste en rotation

externe ou indifférente.

Les points en X1, en utilisant un catgut assez fort, nous semblent faciliter considérablement la suture des fessiers et de la lame iléo-trochantérienne parfois rétractée. car ils ne coupent pas comme le font trop souvent les points simples. Depuis que nous les employons, notre fermeture est tellement sûre et rapide que nous ne trouvons aucun avantage au procédé de la

barette iliaque.

Pour les luxations hautes, lorsque les muscles fessiers sont atoniques, parce que distendus, déréglés, nous faisons volontiers nos points de fermeture très larges. Nous croyons réaliser ainsi une véritable plicature de l’aponévrose, un raccourcissement du petit et du moyen fessier. De fait, quelques-uns de nos opérés qui présentaient, avant l'intervention, un signe de Tredelenbourg important par atonie du moyen fessier nous ont surpris, lorsqu'ils ont recommencé à marcher, par une grosse amélioration de leur déhanchement que la butée réalisée n’expliquait pas entièrement.

1. C’est le Docteur J. Soubrane qui nous a montré les avantages

réels des points en X. pour cette fermeture parfois délicate, nous lui en sommes très reconnaissants.

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Nous pensons que cette plicature arrive à retendre le moyen fessier et lui donner ainsi une certaine activité. Ce résultat semble comparable à celui cherché par l'opération de Veau et Damy, l’abaissement du grand

trochanter.

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