‹ Butées Ostéoplastiques Dans Le Traitement De La Luxation Congénitale De La HancheChapitre 35 sur 43 · SOINS POST-OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

SOINS POST-OPÉRATOIRES

L’immobilisation correcte de nos opérés nous semble très importante. Un grand plâtre prenant le bassin et tout le membre inférieur y compris le pied nous paraît le mode d’immobilisation le plus sûr et le imieux supporté.

En effet, si les extensions par adhésifs employées par certains orthopédistes s'opposent en principe à l'ascension du fémur — ascension qui serait nuisible pour certaines butées exécutées pour des luxations hautes non appuyées, elles ne préviennent pas suffisamment les déplacements et surtout la rotation externe du membre qui a toujours une fâcheuse tendance à se produire. Or c’est la rotation externe qui éloigne la tête fémorale de l’acétabulum et tend ainsi à dérégler l’ajustage précis de la butée. Il est en outre certain que les malades immobilisés ainsi en rotation externe ont ultérieurement une période d'adaptation fonctionnelle, au moment de la reprise de la marche particulièrement pénible.

Nous faisons le plâtre en imprimant une trés légère

rotation interne et une abduction de 20 à 309 avan-

PA re

tageuse surtout pour les luxations hautes puisqu'elle aboutit à un léger allongement fonctionnel.

La durée de l’immobilisation plâtrée varie avec l’âge des opérés mais surtout avec la variété de la luxation. Il est bien évident que l’immobilisation doit être notablement plus longue pour un adulte que pour un enfant dont les possibilités d’ossification sont plus considérables et il est logique de penser qu'une butée faite pour une luxation haute non appuyée dont le volet de rabattement est seul à s'opposer à la poussée de la tête fémorale doit être plus strictement et plus longtemps protégée par le plâtre qu’une simple horizontalisation du toit cotyloïdien faite pour une luxation marginale.

Alors que pour une subluxation, une luxation marsinale, chez un sujet jeune, 5 à 6 semaines d’immobilisation nous paraissent très suffisantes — pour une luxation haute non appuyée 8 à 10 semaines, surtout s’il s’agit d’un adulte, sont nécessaires.

Ainsi pour gagner du temps, en cas de luxation double, nous avons l'habitude, d’opérer les deux côtés à 8 à 15 jours d'intervalle.

Dix jours après l’intervention, nous coupons le plâtre en bivalve ce qui nous permet d’enlever les fils et de surveiller la cicatrisation de la plaie.

1. En cas de luxations doubles, nous faisons un plâtre double,

dès la première intervention que nous coupons en bivalve et retirons pour la deuxième hanche.

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