‹ Butées Ostéoplastiques Dans Le Traitement De La Luxation Congénitale De La HancheChapitre 39 sur 43 · II. L'ADOLESCENT — L’'ADULTE · texte numérisé non relu

II. L'ADOLESCENT — L’'ADULTE

Observation XV. — Mme Delar..…., vue le première fois le 5 novembre 1936. 27 ans.

Présentait une arthrite chronique de la hanche gauche,

crises douloureuses violentes, limitation des mouvements en particulier de l’abduction et de la rotation. ébauche d’attitude vicieuse en flexion et adduction.

Examen radiographique : importante subluxation gauche. importante aplasie cotyloïdienne avec forte obliquité du toit acétabulaire. Irrégularité et flou de l’interligne articulaire surtout dans son tiers inférieur.

La tête fémorale est aplatie en galette, ascension de

Après trois semaines de repos avec extension continue

Intervention le 28 février 1935.

Le 12 mars 1935, radio de contrôle, butée très visible.

Le 12 avril 1935, oblation du plâtre.

Immédiatement, les mouvements de la hanche opérée sont faciles, après un mois de massage et de mécanothérapie, notre opérée marche très aisément avec une canne. Ne souffre pas ni de la hanche ni du genou.

Le 15 octobre 1935. Récupération fonctionnelle presque complète. Une radiographie montre la butée déjà très opaque, solide. L’interligne articulaire est plus net. Toute la région est mieux calcifiée.

En janvier 1936. Marche normalement, ne souffre pas, Grossesse en 1937. Examen radiologique en mai 1937. Légère décalcification de la butée et de la tête fémorale : repos.

Accouchement normal. Ne souffre pas de sa hanche dans les suites de couches.

Revue le 15 octobre 1937. Résultat fonctionnel parfait.

Observation XVI. — Melle AB..., 28 ans.

Luxation marginale antérieure droite. Vue la première fois Le 15 octobre 1935. Marche presque insupportable du fait de Ja fréquence et de l'intensité des crises douloureuses.

Intervention le 23 octobre 1935. Il existe une profonde gouttière de glissement sus cotyloïdienne où la fi-

brose est très importante. Excision complète de celle-ci. Section du tenton du Dr. Ant. — Abaissement d’un large volet iliaque et horizontalisation de la portion d’aile iliaque où s’était constituée la gouttière de glissement.

Le 25 janvier 1936, reprise de la marche. Massages et mécanothérapie très surveillée, prolongée régulièrement pendant plusieurs semaines. La marche devient vite assez facile. La malade ne se plaint pas de sa hanche mais de son genou.

Marche avec une canne pendant un an. Ne souffre pas de sa hanche. Seul le genou siège de petites hydarthroses répétées, reste sensible.

Le 1er juin 1937. Vie très active. marche sans canne.

Radiographie le 31 mai 1937. montre une butée très régulière prolongeant harmonieusement la cavité cotyloïde et épousant la convexité de la tête fémorale.

Observation XVEI. — Mme Dam...

Vient consulter le 26 novembre 1935. à l’âge de 40 ans pour des douleurs de la hanche gauche, extrêmement vives, très augmentées par la fatigue, interdisant toute vie active.

— Antécédents : aurait été laissée tombée de haut par sa nourrice à l’âge de 18 mois, sur sa hanche gauche et aurait été soignée vers cette époque par un rebouteux

— À toujours présenté une légère boiterie gauche. Depuis trois ans, très nette augmentation de la boiterie et apparition des douleurs. Cette malade avait à cette époque énormément grossie à atteint 98 kgr. en 1932. depuis cette date a maigri de 23 kgr.

Examen : grosse limitation de l’amplitude des mouvements de la hanche gauche. Rotation externe et interne très limitée. Abduction nulle, flexion ne dépassant pas 500.

Radiographie, subluxation gauche ascension delmm.5

grosses ostéophytes au-dessus du cotyle en bec d'oiseau.

Interligne articulaire irrégulier. Tête fémorale déformée, surtout à sa partie inférieure légère coxa valga.

Le 11 décembre 1935, intervention. Butée.

Prise d’un greffon tibial droit.

Excision de la fibrose et résection des ostéophytes sus cotyloïdiennes. Abaissement d’un volet iliaque et horizontalisation du toit. Immobilisation plâtrée deux mois, puis massages et mécanothérapie très active pendant huit semaines.

13 mars 1936. Marché avec une canne. La hanche raide, est encore douloureuse, on prolonge la mécanothérapie. Amélioration considérable de l’amplitude de tous les mouvements. Arrive à se chausser seule. Cependant la hanche reste assez douloureuse.

Après une crure à Bourbonne-les-Bains, revient très améliorée. La marche n’est plus douloureuse.

Revue le 20 janvier 1938. La hanche opérée présente une mobilité à peu près normale. elle n’est pas douloureuse.

Radiographie : Interligne articulaire plus net.

Observation XVIII. — Mile Ging.…, vient consulter le 22 décembre 1937 à l’âge de 35 ans pour des crises douloureuses de la hanche droite.

— Antécédents : aurait été traitée en 1909 à Nancy, pour une double luxation congénitale.

En 1932 a été plâtrée pendant six semaines à Nancy, par le même praticien, pour une arthrite douloureuse de ia hanche droite.

— Examen : légère claudication, mouvement de la’ hanche droite limités dans leur amplitude surtout quant à la flexion et la rotation.

— Radiographie : subluxation marginale droite. pas d'appui osseux. Absence complète de cavité cotyloïde l'interligne articulaire est vertical. flou. ostéophytes.

la tête fémorale est très aplatie. le col n’est pas visible. L'extrémité fémorale ressemble dans son aspect d’ensemble à un gland.

— Butée le 26 janvier 1938. Effectivement la tête n'est pas appuyée. Large volet et horizontalisation. Immobilisation huit semaines. puis massages mécanothérapie très active.

Très rapidement la marche est aisée avec une canne.

Revue le 22 mai 1938, ne souffre pas. très bon résultat fonctionnel.

Observation XIX. — Mme Aud.., vue le première fois le 7 juillet 1934. 38 ans.

— Antécédents : a été soignée orthopédiquement pour une luxation congénitale droite vers 7 à 8 ans. Le traitement a été court et paraît incomplet. À toujours eu une légère boiterie droite.

— Actuellement, très vives douleurs de la hanche droite très grosse limitation de tous les mouvements. Présente une attitude en flexion et adduction qui paraît invincible.

Ne peut plus travailler.

— Examen radiographique : grosse coxarthrie droite ayant profondément modifié la morphologie de l’articulation. cotyle très aplati, sans aucun toit, surfaces articulaire très irrégulières avec ostéophytes. La tête fémorale est déformée, crenelée, aplatie en tampon de wagon. décalfification légère, par rapport au côté sain.

— Intervention le 4 décembre 1934. Butée. La tête est très mal appuyée. Très grosse fibrose. volet et horizotalisation.

Immobilisation 2 mois. Puis nombreuses séances de mécanothérapie.

Continue à souffrir pendant un an. Cependant grâce à la mécanothérapie, la récupération de l’amplitude des

mouvements se fait peu à peu. La flexion et l’adduction disparaissent. Pas d’ostéotomie.

Bien que la hanche soit encore un peu raide, la marche n’est pas douloureuse et la boiterie est très peu

marquée.

Observation XX. -— Mme Lav.…, Vue la première fois le 2 mars 1936. 56 ans.

— Présente une arthrite chronique des deux hanches avec en outre un rhumatisme vertébral.

Examen radiologique : subluxation congénitale bilatérale avec oxarthrie.

Traitement médical : infections de lipiodol etc... double forage et appareillage : est améliorée cependant recommence à souffrir avec la reprise de la marche.

Novembre 1936. Double butée (à 15 jours d’intervalle) puis mécanothérapie, physiothérapie très active est trés améliorée. Cependant conserve à droite une attitude vicieuse en flexion et adduction. Ostéotomie sous trochantérienne à droite le 14 mais 1937.

Revue le 13 janvier 1938. Très grosse amélioration fonctionnelle, la marche n’est pas douloureuse.

Observation XXI. — Mile Gon..…., 32 ans.

— Examen le 27 janvier 1938. double luxation postérieure haute. n’a jamais été traitée.

Importante boiterie avec larges oscillations des épaules. Grosse fatigabilité. Névralgie sciatique.

— Butée droite le 17 février 1938.

Incision de Smith Petersen élargie. La tète est très haute, postérieure mais en franche antéversion. La taille un premier volet postérieur mais assez grèle dans la partie postérieure de la fosse iliaque externe. Puis un autre antérieur, tordu sur son axe peut être rabattu en arrière au-dessus du premier. Pose des greffons.

Fermeture habituelle avec plicature de l’aponévrose fessière.

— Butée gauche le 2 mars 1938. Egalement incision de Smith Petersen élargie. La tête fémorale postérieure est complètement coiffée par la masse des fessiers. très grosse fibrose capsulaire.

Dégagement large de la partie moyenne et postérieure de la fosse iliaque.

On taille d’abord un premier volet très postérieur, coiffant la tête surtout en arrière, puis un deuxième volet plus antérieur est juxtaposé au précédent. La butée ainsi réalisée coiffe complètement la tête fémorale.

Fermeture avec plicature de l’aponévrose fessière.

La malade est encore plâtrée.

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