‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 105 sur 322 · Empédocle, etc., pp · texte numérisé non relu

Empédocle, etc., pp

2. Constant et Discrète, poème en 4 chants, suivi de poésies diverses, par le comte Gaspard de Pons, Paris, 1819.

Mais son héros, seigneur, sorcier, larron, Ne fut jamais que le seul Rhadamiste * î

La grâce tomba sur lui, appelée par les vers d'Alfred de Vigny ; il abandonna Cupidon pour Eros, le plaisir pour la passion ; il s'élança sur les pas de son ami dans un monde nouveau :

Toi qui nous rends Ghénier, jeune et brillant Vigny, Les Grâces t'ont comblé de ces dons où j'aspire ; Viens m'emporter encor dans le magique empire Des pures voluptés, des profondes douleurs2...

Il chanta Byron, plus grand que Bonaparte :

Combien Missolonghi domine Sainte-Hélène !... Sainte-Hélène n'est plus qu'un triste souvenir, L'autre est un grand destin promis à l'avenir 3 !

Il aima avec la frénésie des « enfants du soleil » et des « âmes de feu 4 » qu'avait chantés son poète. « Craignez-moi, s'écrie-t-il à l'amante qui le méprise,

Je viens de m'éveiller aux lueurs de l'orage, J'étais un tigre, et je dormais s ! »

Il conçut la joie du crime, l'orgueil du damné, la volupté du remords :

1. Constant et Discrète, etc., Epître à un ami sur les difficultés de la haute littérature, p. 92.

2. Inspirations poétiques, par le comte G de Pons, Paris, 1825, La Poésie, p. 87.

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