Empédocle, etc., pp
2. Constant et Discrète, poème en 4 chants, suivi de poésies diverses, par le comte Gaspard de Pons, Paris, 1819.
Mais son héros, seigneur, sorcier, larron, Ne fut jamais que le seul Rhadamiste * î
La grâce tomba sur lui, appelée par les vers d'Alfred de Vigny ; il abandonna Cupidon pour Eros, le plaisir pour la passion ; il s'élança sur les pas de son ami dans un monde nouveau :
Toi qui nous rends Ghénier, jeune et brillant Vigny, Les Grâces t'ont comblé de ces dons où j'aspire ; Viens m'emporter encor dans le magique empire Des pures voluptés, des profondes douleurs2...
Il chanta Byron, plus grand que Bonaparte :
Combien Missolonghi domine Sainte-Hélène !... Sainte-Hélène n'est plus qu'un triste souvenir, L'autre est un grand destin promis à l'avenir 3 !
Il aima avec la frénésie des « enfants du soleil » et des « âmes de feu 4 » qu'avait chantés son poète. « Craignez-moi, s'écrie-t-il à l'amante qui le méprise,
Je viens de m'éveiller aux lueurs de l'orage, J'étais un tigre, et je dormais s ! »
Il conçut la joie du crime, l'orgueil du damné, la volupté du remords :
1. Constant et Discrète, etc., Epître à un ami sur les difficultés de la haute littérature, p. 92.
2. Inspirations poétiques, par le comte G de Pons, Paris, 1825, La Poésie, p. 87.