‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 11 sur 322 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

ne goûte et ne retient vraiment que les éléments dont elle porte, par suite de sa propre évolution organique, l'intuition et le désir en elle-même *. » On peut aller plus loin. Si, de tous les écrivains étrangers, Byron a été le plus vite et le plus totalement francisé, c'est qu'il était celui qui s'était inspiré le plus largement de la pensée française, et qui nous rapportait le plus de nous-mêmes. Rousseau, Voltaire et Chateaubriand, pour ne citer que les grands noms, peuvent revendiquer une part dans la formation de ce génie cosmopolite et dans sa composite originalité. Avant de suivre le retentissement de l'œuvre de Byron à travers les générations romantiques, il était nécessaire de faire le départ de ce qu'elle contenait de déjà vu et de ce qu'elle apportait de nouveau, non pas en soi et par rapport à la littérature anglaise, mais par rapport à la littérature française telle que, riche de son fonds et fécondée par les germes venus déjà d'Angleterre et d'Allemagne, elle se présentait en 1815. Ce sera naturellement l'objet de la première partie de ce travail 2.

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