‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 117 sur 322 · P. xxxiv-xxxv · texte numérisé non relu

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peu de chimère j ». Il fut longtemps bibliothécaire au Palais- Royal, puis au ministère de l'intérieur, maintes lois lauréat de l'Académie française, ciselant d'ingénieux sonnets où il mettait sa gloire 2. Né vingt ans plus tard, il eût fait un Parnassien accompli.

Et c'eût été aussi un alexandrin délicat et savant que Jules Lefèvre, s'il eût suivi sa propre nature, si, né à la veille du siècle 3, il n'eût pas été jeté à vingt ans en pleine folie byronienne. Singulière destinée que celle de cet ami de Soumet, de Deschamps et de de Latouche, de ce contemporain de Vigny et de Hugo, qui fut avec eux une des espérances et une des gloires du jeune romantisme, qui rêva de disputer à Hugo la maîtrise de l'école nouvelle, publia vingt volumes, et se vit de son vivant même complètement oublié. A une époque où tant de gens imitaient à travers de médiocres

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