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fections passagères, disait le Réveil, n'effacent pas des beautés immortelles, et nous voudrions voir les critiques imiter les anciens sectateurs de Zoroastre, qui, même quand il se cachait dans les nuages, n'en admiraient pas moins le soleil {. » Cependant Jules Lefèvre, toujours hanté par l'image de Byron, s'en était allé en Italie, comme Childe Harold, tenant comme lui son journal poétique dont il donna des fragments sous le titre de Tablettes tVun voyageur CK A Venise, il apprit la mort du héros. Nous savons quels transports d'enthousiasme et quelles généreuses lamentations elle lui inspira. Il rêva lui aussi de consacrer sa vie à la défense de la liberté :
J'étais né pour agir, et non pour bégayer
Des mots dont le vain bruit ne va rien réveiller.
Que ne puis-je à mon tour, sous les vents de l'Attique,
Gonflant pour le combat ma voile pacifique,
Par des bienfaits nouveaux consacrer mon cercueil 3L..
En 1831, il n'y put tenir. Galloix avait ambitionné d'être un Byron ; Boulay-Paty se taillait une biographie byronienne : Lefèvre fit du byronisme en action. Il alla mettre le bras d'un poète au service des Polonais insurgés. Mais n'entrait pas qui voulait en Pologne. La police prussienne ne laissait passer que les médecins. Lefèvre savait l'allemand, et avait jadis commencé des études de médecine. En trois mois, il obtient un diplôme de docteur de la Faculté de Breslau. Aussitôt il passe la frontière, court à Varsovie, et, faisant bon marché de son parchemin, s'enrôle parmi les combattants. Il est nommé aide de camp du généralissime Dembinski, assiste à la bataille de Chimanow, à la prise de Minsk; dans une même journée, il est blessé à la cuisse d'un coup de baïonnette, renversé par un obus au milieu des