‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 125 sur 322 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

W. Scott, Gœthe, Shakespeare et Byron, entre autres un Marino Faliero et un Naufrage de Don Juan j . Le salon de 1827 marqua dans la peinture romantique Tannée byronienne par excellence. On put y contempler à la fois le Marino Faliero et le Sardanapale de Delacroix, le Mazeppa de Louis Boulanger, les deux Mazeppa d'Horace Vernet. Cette vogue se soutint pendant les années suivantes 2. Sans parler des illustrations exécutées par les dessinateurs attitrés des vignettes romantiques, les Devéria, les Johannot, les Célestin Nanteuil, on doit citer un Giaour d'Horace Vernet, un Naufrage de Don Juan, une Fiancée d'Abydos du même auteur; en 1831, un Don Juan naufragé retrouvé par Haïdée d'Alfred Johannot ; en 1832, un Giaour, en 1833, une Mèdora d'Ary Scheffer ; en 1835, un Giaour racontant sa vie au moine, de Lefebvre ; en 1843, une Confession du Giaour de Louis d'Anthoine. Les sculpteurs ne représentaient pas les types byroniens, mais ils coulaient dans le bronze l'effigie du poète. Au salon de 1834, Klagmann exposait une suite de statuettes où Byron figurait entre Dante, Machiavel, Shakespeare... et Pierre Corneille 3. David d'Angers, malgré ses efforts, n'avait pu obtenir que Gœthe posât devant lui. Du moins, « il avait vu Byron passer, ruisselant d'écume, au galop de son cheval, sur leLido. Cette vision le hantait douloureusement... » Il se délivra de cette obsession en fixant, vers 1838, dans un de ses médaillons, la « silhouette fatale » de l'auteur de Childe Harold; mais il n'oublia pas le poète, et lors de son voyage en Grèce, en 1852, il chercha

1. Article de Ch. Blanc sur Delacroix, Gazette des Beaux-Arts, 1864, XVI, p. 20.

2. Voir Rosenthal, ouvr. cité, passim ; — Th. Gautier, Histoire du Romantisme, pp. 53 et suiv., 218 ; — Léon Lagrange, Horace Vernet, dans la Gazette des Beaux-Arts, 1863, XV, p. 234 ; — Chesneau, Peintres et statuaires romantiques, Paris, 1880, Louis Boulanger, pp. 96 et suiv. ; — Burty, Exposition des œuvres d'Ary Scheffer, Gazette des Beaux-Arts, 1859, III, p. 45.

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