Cité par Texte
2. Revue européenne, 1835, 2« série, t. II, Etudes sur Wordsworth, 1er art., p. 83 ; 2e art., p. 331. « Cette création, dit H. delà Morvonnais à propos de Y Enfant idiot, est précisément celle que Byron critique avec le plus d'amertume, si cependant c'est critiquer que dire à un homme tel que Wordsworth qu'il est un idiot, car voilà ce à quoi conclut le nohle lord dans sa fameuse satire. » A la fin du second article, il annonce d'autres études ou traductions relatives à Wordsworth, que je n'ai pas retrouvées.
3. Paris, 1835. Le recueil contient quatre récits : l'Isolement, — le Désenchantement, — la Séduction, — la Calomnie, précédés d'un Discours préliminaire.
recueil de quatre nouvelles, dont chacune prétend diagnostiquer et guérir un vice du temps. Le malaise de la société contemporaine a sa cause dans l'oubli de la religion et dans les lectures dangereuses par lesquelles on essaye de combler le vide que son absence laisse dans le cœur. « Le plus grand nombre des esprits désœuvrés demandent à une littérature dépravée des remèdes assortis à leurs misères. Egarés par un besoin perverti du merveilleux, ils se délectent dans le bizarre, le grotesque et l'horrible ]. » Où les conduit ce goût funeste, on en jugera par l'histoire de M. de Préval. Ce disciple de Childe Harold, cet adepte de la solitude morale, va du byronisme à l'adultère. Il perd l'honneur d'une femme, fait son propre malheur, et ne trouve de consolation que dans l'Evangile2. En 1837, un byronien désabusé, Guttinguer, entreprend de peindre dans son Arthur « la transformation d'un homme incrédule et léger, arrivant par les voies cachées et le travail intérieur à trouver sa guérison dans les sources divines 3 ». Ce gentilhomme bas-normand, incapable de maîtriser ses passions, a séduit une femme du monde, laquelle se retire au couvent, et une jeune demoiselle de compagnie qu'il abandonne après l'avoir rendue mère. Grâce à la religion, il retrouve l'empire de soi, et finit par épouser la seconde de ses victimes. Un mystérieux vieillard, rencontré en chaise de poste entre Valence et Avignon, a été l'instrument de la Providence : ses sages conseils ont ouvert les yeux à Arthur. « Voltaire et lord Byron, lui écrit-il, voilà, n'est-il pas vrai ? vos deux maîtres dans le mépris des choses saintes et des idées religieuses ! Leurs disciples et leurs admirateurs vous environnent ; la force de ces esprits, de leur talent, de leur génie, appose pour vous le sceau à de si funestes autorités ; et dès lors la question vous paraît jugée : vous vous proclamez