‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 170 sur 322 · Paris, 1837, p · texte numérisé non relu

Paris, 1837, p

libre dans toutes vos passions, et la crainte du Seigneur vous abandonne. Vous n'attendez pas de moi que je réfute leurs systèmes ou que je les combatte. Je dois me borner à vous supplier d'examiner ces hommes, et vous verrez où les a conduits le point d'où ils partent. Prenez la peine de lire quelque chose, mon ami, et particulièrement la vie et les mémoires de ces infortunés I Dans quelles âcretés, dans quelles angoisses, dans quelles tortures piquantes l'orgueil satanique de Voltaire ne l'a-t-il pas plongé ? Dans quels abrutissements désordonnés lord Byron na-t-il pas vécu ? Quel malheur constant que cette vie qui se trouvait comblée de tant de dons que recherchent les hommes î Examinez bien ! n'en est-il pas ainsi des autres ? » Et le vieillard de recommander à Arthur la lecture des lettres de Bossuet, de Fénelon et de Racine, des œuvres de saint François de Sales, de Joseph de Maistre, de Ballanche et de Lamartine J .

Guttinguer enveloppait dans la même réprobation « tous les types sublimes, mais dangereux, de l'homme sensible 2 » : Werther et Saint-Preux, René et Obermann. Pécontal ne s'en prend qu'à « l'Orphée révolutionnaire qui, loin d'élever aux sons de sa lyre les murailles de la ville sainte, en a fait tomber les pierres l'une après l'autre et les a violemment dispersées. . . Il faudrait, s'écrie-t-il, n'avoir pas vécu parmi nous, ne s'être jamais assis à notre table, n'avoir pas une seule fois levé les yeux sur nos visages sombres, pleins de rides, sérieux et pâles, pour n'avoir pas reconnu en nous la race de Byron, les enfants de cet esprit superbe qui nous a légué en nous quittant (funeste héritage !) un doute universel, un doute plus grand que celui de Voltaire 3. » Son Volberg revient à la foi à peu près par les mêmes chemins

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