‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 190 sur 322 · Ibid.t p · texte numérisé non relu

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Rien de moins vivant et de moins original en soi, sous l'appareil le plus spécieux 4. » Il prophétise, il prescrit, il enseigne d'exemple l'alliance de la poésie avec la science, c'est-à-dire avec ce qu'il y a, dans le domaine de l'esprit, de plus indépendant des tempéraments individuels et des sensibilités particulières. « L'art et la science, longtemps séparés par suite des efforts divergents de l'intelligence, doivent tendre à s'unir étroitement, si ce n'est à se confondre 2. » Cette fusion n'a pas été réalisée par les poètes. Mais on sait assez que l'union de la science et de l'art, ou plutôt leur collaboration, et la subordination de celui-ci à celle-là, allait renouveler le roman et devenir la pensée maîtresse du réalisme naissant.

Balzac avait posé le principe dans l'avant-propos de sa Comédie humaine3. L'idée première de son grand ouvrage lui était venue d'une considération toute scientifique : l'unité de composition des êtres organisés, et leur différenciation selon les milieux où l'animal est appelé à se développer. De même, dans la société, l'homme varie suivant les milieux où son action se déploie. D'où la nécessité de faire l'histoire naturelle de la société, comme Buffon a fait l'histoire naturelle des animaux. Le but impose la méthode : « La société française allait être l'historien, je ne devais être que le secrétaire. En dressant l'inventaire des vices et des vertus, en rassemblant les principaux faits des passions, en peignant les caractères, en choisissant les événements principaux de la société, en composant des types par la réunion des traits de plusieurs caractères homogènes, peut-être pouvais-je arriver à écrire l'histoire oubliée par tant d'historiens, celle des mœurs. » Balzac ne voulait pas s'en tenir là. De l'étude patiente et complète de la société moderne, il prétendait tirer

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