‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 200 sur 322 · Pièces XVI, XXVII, XXXIII et XXXVI · texte numérisé non relu

Pièces XVI, XXVII, XXXIII et XXXVI

3. * Oh ! ne me parlez pas d'un nom grand dans l'histoire! — Les jours v!e notre jeunesse sont les jours de notre gloire ; — Et le myrte et le lierre de la douce vingt-deuxième année — Valent bien tous vos lauriers, si nombreux qu'ils puissent être. ))

La fumée est plus rare au foyer qu'il allume ; Son astre haut monté soulève moins de brume ; Son coursier applaudi parcourt mieux le champ-clos ; Mais il n'a plus en lui, pour 1'épandre à grands flots Sur des œuvres de grâce et d'amour couronnées, Le frais enchantement de ses jeunes années.

Ailleurs il a, en face du soleil couchant, un retour amer sur la brièveté de l'homme opposée à l'éternité de la nature qui fait songer au début du IIe chant de Lara :

Et la face des eaux, et le front des montagnes,

Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts,

S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes

Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête.

Je passe, et refroidi sous ce soleil joyeux,

Je m'en irai bientôt au milieu de la fête,

Sans que rien manque au monde immense et radieux L

Mais ce n'est là que rencontre fortuite entre deux esprits qui marchent dans des voies différentes 2. L'imagination de

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