‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 212 sur 322 · Constitutionnel du 14 et du 18 octobre · texte numérisé non relu

Constitutionnel du 14 et du 18 octobre

l'apostrophe à lord Byron qu'on lit dans les Méditations poétiques :

Malheur à qui du fond de l'exil de la vie, etc. l. »

Nous savons pertinemment que Fépître sur VHomme ne fut composée qu'en septembre 1819 2. Mais il ne serait pas impossible que Lamartine eût repris et achevé d'écrire, sous l'impression de cette première lecture, YOde au malheur qui a pris place dans les Méditations sous le titre du Désespoir, et qu'il envoya à Virieu dans les premiers jours de décembre 1818 3. Il y pose la question de l'existence du mal et de la souffrance dans le monde d'une manière plus large, plus impersonnelle qu'il ne l'avait fait dans la Foi, et il y répond par un long blasphème :

Levez donc vos regards vers les célestes plaines ; Cherchez Dieu dans son œuvre ; invoquez dans vos peines

Ce grand consolateur :

Malheureux ! sa bonté de son œuvre est absente : Vous cherchez votre appui ? l'univers vous présente

Votre persécuteur.

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