‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 214 sur 322 · Childe Harold, II, st. 4-7, trad. Pichot, III, pp · texte numérisé non relu

Childe Harold, II, st. 4-7, trad. Pichot, III, pp

Bound to the earth, he lifts his eyes to heaven — Is't not enough, unhappy thing, to know

Thou art ?

Still wilt thou dream on future joy and woe "?

Peace waits us on the shores of Acheron : There no forced banquet claims the sated guest, Bat Silence spreads the couch of ever welcome rest.

2 Commentaire du Désespoir.

3. (( J'ai fait YOde au Malheur, mais c'est un blasphème d'un bout à l'autre, et je ne te l'envoie pas à cause de cela; je veux même l'anéantir. » Lettre à Virieu du 1er décembre 1818. (Correspondance, t. I, p. 355.) Il la lui envoya néanmoins quelques jours après. (Ibidem, p. 359.)

324 BYRON ET LE ROxMANTISME FRANÇAIS

dont tu parles, écrit-il à Virieu en décembre 1818, est trop impie pour les yeux vulgaires, car elle ne l'est pas dans mon idée : ce n'est qu une interrogation de désespoir, une vue de l'univers prise du mauvais côté. Cela m'a cependant arrêté, car, croyant fermement à la Providence, il aurait été doublement mal à moi d'en faire douter les autres 4. » Sa crise de pessimisme prit fin avec l'hiver. Au printemps de 1819, il retourna à Paris. Sa santé se remettait ; les distractions mondaines l'enlevaient à lui-même, « au sentiment de ses douleurs physiques et de ses peines morales ». La société aristocratique le recevait à portes ouvertes ; il y était « caressé, aimé, accueilli » ; on lui faisait lire son Saiïl et ses Odes ; il prévoyait une carrière possible dans la diplomatie 2. Il songeait à publier ses Méditations 3, et pour pouvoir y insérer YOde au Malheur, par une rouerie d'auteur qui ne veut rien laisser perdre, il faisait, — « à contre-cœur », — une petite ode en réponse où il justifiait la Providence !K

Page 1