Manfred, acte II, se. î, trad. Pichot, I, p
Patience and patience ! Hence — that word was made For brutes of burthen, not for birds of prey.
4. Et toi, Byron, semblable à ce brigand des airs, Les cris du désespoir sont tes plus doux concerts.
[L'Homme.)
tures de boue et demi-dieux tout ensemble, incapables de tomber plus bas ou de s'élever, respirant à la fois la bassesse et l'orgueil, indécis entre leurs ignobles besoins et leurs désirs superbes 4... » Le long morceau enfin où Lamartine dépeint l'inutilité des efforts tentés par l'homme pour pénétrer le secret de sa destinée est inspiré de la grande tirade du second acte, à laquelle viennent s'ajouter des souvenirs de Childe Harold et de René :
Hélas ! tel fut ton sort, telle est ma destinée.
J'ai vidé comme toi la coupe empoisonnée ;
Mes yeux, comme les tiens, sans voir se sont ouverts :
J'ai cherché vainement le mot de l'univers,
J'ai demandé sa cause à toute la nature,
J'ai demandé sa fin à toute créature ;
Dans l'abîme sans fond mon regard a plongé ;
De l'atome au soleil j'ai tout interrogé ;
J'ai devancé les temps, j'ai remonté les âges :
Tantôt, passant les mers pour écouter les sages :
Mais le monde à l'orgueil est un livre fermé !
Tantôt, pour deviner le monde inanimé,
Fuyant avec mon âme au sein de la nature,
J'ai cru trouver un sens à cette langue obscure.
J'étudiai la loi par qui roulent les cieux ;
Dans leurs brillants déserts Newton guida mes yeux ;
Des empires détruits je méditai la cendre ;
Dans ses sacrés tombeaux Rome m'a vu descendre ;
Des mânes les plus saints troublant le froid repos,
J'ai pesé dans ma main la cendre des héros :
J'allais redemander à leur vaine poussière
Cette immortalité que tout mortel espère.
Que dis-je ? suspendu sur le lit des mourants,
Mes regards la cherchaient dans leurs yeux expirants.
Sur ces sommets noircis par d'éternels nuages,
Sur ces flots sillonnés par d'éternels orages,