‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 226 sur 322 · Lara, chant II, î, trad. Pichot, III, p · texte numérisé non relu

Lara, chant II, î, trad. Pichot, III, p

Immortal man ! behold her glories (of Nature) shine,

And cry exulting inly (( they are thine ! »

Gaze on, while yet thy gladden'd eye may see ;

A morrow cornes when they are not for thee :

And grieve what may abovethy senseless bier,

Nor earth nor sky will yeld a single tear ;

Nor cloud shall gather more, nor leaf shall fall,

Nor gale breathe forth one sigh for thee, for ail ;

But creeping things shall revel in their spoil,

And fit thy clay to fertilize the soil.

léger, de plus immatériel dans le domaine de la matière, flots, air, lumière, et il entr ouvre à l'âme la perspective d'une espérance immortelle :

Oui, si l'âme survit à ce corps épuisé,

Comme un parfum plus vif quand le vase est brisé,

Elle ira...

Où? Il ne le dit pas, car il se souvient tout à coup que c'est Harold qui est en scène ; mais, s'il parlait pour luimême, cette âme épurée des sens, c'est « dans le sein de Dieu, sa source et sa patrie1 », qu'il la ferait rentrer.

Ce brillant morceau mis à part, le Dernier chant du pèlerinage (ïHarold est une œuvre manquée. Mais s'il n'ajoute rien à la gloire de Lamartine, ce pastiche byronien lui a servi d'apprentissage et de préparation à ses grands poèmes ultérieurs. Déjà, dans la Mort deSocrate, il avait tenté, d'après le même modèle, un rajeunissement de la poésie narrative. « En ce moment, écrivait-il à Virieu en 1823, je fais une chose que je méditais depuis six ans : un chant sur la mort de notre ami Socrate... Cela aura 5 ou 600 vers. C'est coupé par couplets, comme Byron. Je crois qu'il n'y a pas moyen de soutenir l'épique autrement : ce n'est ni purement épique, ni lyrique, ni didactique, mais tous les trois à la fois. C'est neuf en un mot pour nous 2. » Lamartine s'exagérait les choses. Il n'y a guère de neuf dans cette paraphrase du, Phédon que les particularités les plus extérieures, cette composition rompue et fragmentaire, par laisses d'inégale longueur, sur le type du Giaour. Quand l'auteur croira devoir, dans Harold, reproduire le rythme du poème qu'il continue, il lui suffira

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