Mardoche, IX
2. Le Giaour, la confession du caloyer, trad. Pichot, 2e éd., t. II p. 41:
Yes, Love indeed is light from heaven,
A spark of that immortal fire Wi'h angels shared. .. .
C est aussi par l'amour que l'homme, selon Musset, est dépositaire d'une étincelle
De ce foyer de vie et de force éternelle
Vers lequel en tremblant le monde étend les bras i.
De son origine supraterrestre vient cette plénitude de bonheur, cette « félicité éternelle et ineffable, qui peut le disputer aux ravissements célestes 2 » :
Amour ! torrent divin de la source infinie !
Qu'importe cette mer, son calme et ses tempêtes, Et ces mondes sans nom qui roulent sur nos têtes, Et le temps et la vie au cœur qui t'a connu 3.
Mais qui peut se vanter d'avoir connu le véritable amour ? Cette félicité, y a-t-il un être humain qui l'ait possédée ? « O Amour, s'écrie Childe Harold, tu n'es point un habitant de ce monde ; séraphin invisible, nous croyons en toi, et les martyrs qui proclament ton culte sont les amants dont le cœur est brisé ; mais jamais mortel ne t'a vu jusqu'ici, jamais on ne te verra tel que tu dois être. L'imagination t'a créé comme elle a peuplé le ciel avec la bizarrerie de ses propres désirs... Nous nous flétrissons depuis notre jeunesse, nous respirons avec peine au milieu des maux qui nous déchirent. Le remède reste inconnu pour nous ; nous ne pouvons désaltérer nos lèvres brûlantes. Quelquefois, sur le soir de la vie, quelque fantôme semblable à ceux que nous poursuivions jadis vient un moment nous séduire. Hélas ! il est trop tard, Nous
Dévotion wafts the mind above, But Heaven itself descends in love ; A feeling from the Godhead caught, To wean from self each sordid thought ; A Ray of Him who form'd the whole, A glory circling round the soûl !