‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 294 sur 322 · Acte I, se. h · texte numérisé non relu

Acte I, se. h

misère et folie * ». Il a peur delà passion qui le brûle. « Vous m'aimez ! prenez garde », dit-il à la* femme qui lui sourit 2. Trahi, son désespoir s'exhale en imprécations contre ceux qui lui ont donné ou conservé la vie :

Oh ! pourquoi ma nourrice, Au lieu de recueillir le pauvre enfant trouvé, M'a-t-elle pas brisé le front sur le pavé ! Qu'est-ce que j'avais fait à ma mère pour naître ? Pourquoi dans son malheur, — dans son crime peut-être, En m'exilant du sein qui dut me réchauffer , Fut-elle pas ma mère assez pour m'étouffer 3 I

Il ne désire plus que la mort ; il aspire au néant :

Dors, toi qui peux dormir ! — Bientôt me viendra l'heure De dormir à mon tour. — Oh! pourvu que tout meure ! Pourvu que rien d'un cœur dans la tombe enfermé Ne vive pour haïr ce qu'il a trop aimé * l

L'inspiration est évidente. En dépit du feutre à la mousquetaire, et du « costume de l'époque », ce sujet du roi Louis XIII est en avance sur son siècle de quelque deux cents ans 5.

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