‹ Byron et le romantisme français; essai sur la fortune et l'influence de l'œuvre de Byron en France de 1812 à 1850Chapitre 300 sur 322 · A. de Vigny. Cinq-Mars, Paris, 1861, p · texte numérisé non relu

A. de Vigny. Cinq-Mars, Paris, 1861, p

du chapitre xxn, l'Orage, sensiblement d'égale longueur, sont comme trois couplets poétiques dont on trouverait facilement le motif dans les descriptions de tempêtes chères à Byron. Le début du chapitre suivant, V Absence, semble une de ces méditations mélancoliques, qui lui sont familières, sur l'homme et sa destinée : « Qui de nous n'a trouvé un charme à suivre des yeux les nuages du ciel?. . L'homme est un lent voyageur qui envie ces passagers rapides, rapides moins encore que son imagination : ils ont vu pourtant en un seul jour tous les lieux qu'il aime par le souvenir ou par l'espérance, ceux qui furent témoins de son bonheur ou de ses peines, et ces pays si beaux que 1 on ne connaît pas, et où l'on croit rencontrer tout à la fois. Il n'est pas un endroit de la terre, sans doute, un rocher sauvage, une plaine aride où nous passons avec indifférence, qui n'ait été consacré dans la vie d'un homme et ne se peigne dans ses souvenirs : car, pareils à des vaisseaux délabrés, avant de trouver l'infaillible naufrage, nous laissons un débris de nous-mêmes sur tous les écueils 4. » Une fatalité pèse, dès son apparition, sur le héros lui-même : « Heureux, s'écrie-t-il, celui qui ne survit pas à sa jeunesse, à ses illusions, et qui emporte dans la tombe tout son trésor 2 ! » Et Jacques de Laubardemont, le bandit mystérieux et sympathique, a bien quelque parenté avec les Conrad et les Lara. C'est encore un type byronien qui figure, sous le nom de l'interprète Joseph, dans ces Scènes du désert dont la Revue des Deux Mondes publia en 1831 les premiers et uniques chapitres 3. Mais j'ai hâte

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